<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782</id><updated>2012-02-17T02:44:15.125+01:00</updated><title type='text'>NEGOCIATIONS INTERNATIONALES  &amp;  DIPLOMATIE</title><subtitle type='html'>Carnet de voyage pour ceux qui arpentent notre temps avec un immense désir de le comprendre. (English translation: see below)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>87</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-6801969742037674101</id><published>2008-02-04T22:30:00.000+01:00</published><updated>2008-02-04T22:35:31.029+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-6801969742037674101?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/6801969742037674101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=6801969742037674101&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/6801969742037674101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/6801969742037674101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2008/02/fsdfsdfdfds-fdsfsdf-httpwww.html' title=''/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-6776104688230494715</id><published>2008-02-04T22:03:00.000+01:00</published><updated>2008-02-04T22:06:09.430+01:00</updated><title type='text'>Essai</title><content type='html'>fdgdg&lt;a href="http://www.scribd.com/full/2037774?access_key=key-cq9rhrjpdo12lw2s54f"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-6776104688230494715?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/6776104688230494715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=6776104688230494715&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/6776104688230494715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/6776104688230494715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2008/02/essai.html' title='Essai'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-8611334536985851052</id><published>2007-03-06T05:20:00.000+01:00</published><updated>2007-03-06T06:10:23.636+01:00</updated><title type='text'>5. La paralysie profonde de l'Europe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'article suivant, extrait du Monde, donne un exemple des plus explicites sur la paralysie complète de l'Occident aujourd'hui dans tous les domaines concernant l'emploi de la force:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,"&gt;http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article parle de l'Iran et "démontre" à quel point il est "inutile" de chercher dans cet affrontement une solution militaire. On "ne peut pas" utiliser la force, dit l'auteur avec conviction. Son raisonnement mérite d'être analysé en détail car on en retrouve désormais la structure dans &lt;em&gt;toutes &lt;/em&gt;les analyses européennes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le raisonnement est circulaire et comprend &lt;em&gt;5 étapes&lt;/em&gt; dans la progression. Au terme de ces 5 étapes, le lecteur ou l'auditeur &lt;em&gt;ne peut pas ne pas être convaincu&lt;/em&gt; que la force ne peut être employée. Bien entendu, comme dans tous les sophismes, chaque étape est présentée de manière tendancieuse, dans le but d'amener le lecteur ou l'auditeur à s'enfoncer encore plus dans le raisonnement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Etape 1&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;toute attaque contre l'Iran se retournera immanquablement contre celui qui attaque&lt;/em&gt;. Elle accélèrera de toutes façons la production d'armes nucléaires de ce pays. C'est le commencement de la &lt;em&gt;circularité&lt;/em&gt; dans le raisonnement: je ne peux pas bouger car si je bouge je m'enfonce. L'argument permet d'entrée de jeu de couper toute possibilité d'avancer. Et pourtant cet argument n'a pas de sens -ou alors il n'y aurait jamais du avoir aucune attaque dans l'histoire de l'humanité. Une attaque détruit les matériels et les hommes. Même si -voir l'étape 3- les matériels ne sont pas détruits, les hommes le sont. On ne voit pas l'Iraq d'aujourd'hui continuer à fabriquer des armes de destruction massive. On ne voit pas un pays affaibli par une attaque se relever et, là, reprendre comme avant sa tâche. Même dans le cas de l'attaque israélienne contre le réacteur nucléaire de l'Irak, on voit que l'Irak avait certes repris ses tentatives de constuire une arme nucléaire, mais bien plus tard -et sous l'oeil de toutes les puissances, avec les conséquences que l'on connait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Etape 2&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;L'attaque de l'Iran soudera les populations dans leur hostilité contre l'Occident&lt;/em&gt;. Argument spécieux s'il en est. L'idée est de montrer dans le lointain une marée haineuse qui s'approche de l'attaquant, une marée dont la menace doit faire abandonner toute velléité d'attaque à l'attaquant potentiel. On peut répondre à l'argument: et alors? Qu'a-t-on à faire d'une telle hostilité dans de telles circonstances? Que fait sur l'échiquier mondial la "haine" présumée des Iraquiens envers les USA? Cette "haine" aurait-elle été moins grande si la guerre n'avait pas eu lieu? On sait bien, par ailleurs, qu'une guerre change les rapports de forces politiques dans un pays. L'expression "souder derrière ses dirigeants" est spécieuse car les dirigeants du post-guerre ne sont jamais ceux de l'avant guerre. Donc, si "souder" il y a, ce ne sera pas derrière les dirigeants actuels -et cela, seul, sera déjà un pas en avant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Etape 3&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;de toutes façons on n'arrivera rien à faire par une attaque car (i)ils sont plus malins que nous et (ii)on n'a pas de renseignements sur eux&lt;/em&gt;. Remarquons que l'auteur ne conclut pas de la faiblesse présumée des renseignements qu'il faudrait faire un effort pour avoir des renseignements meilleurs. Non, il conclut d'entrée de jeu qu'on ne pourra rien faire face à "eux" et qu'il vaut mieux abandonner la partie maintenant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Etape 4&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;si on attaque l'arme du pétrole sera utilisée par l'Iran contre nous&lt;/em&gt;. L'argument est fondé sur une tromperie: le mot "Iran" ne désigne pas le même pays avant l'attaque et après celle-ci. Il a bien été démontré dans le cas de l'Iraq que l'Iraq post-conflit n'a pas utilisé d'arme pétrolière.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Etape 5&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Toute attaque contre l'Iran créera une tragédie, des troubles régionaux et un embrasement du monde musulman&lt;/em&gt;. L'argument est en quelque sorte la cerise sur la gâteau. La menace d'une apocalypse créée par la "révolte" du monde musulman est brandie quotidiennement depuis à peu près cinquante ans, en particulier dans toutes les péripéties des conflits ayant éclaté dans la région. Elle est brandie exclusivement par le monde arabe -et &lt;em&gt;non &lt;/em&gt;par le monde musulman non arabe.  Elle vaut ce que vaut le rapport de forces entre monde arabe et monde non arabe, c'est-à-dire peu de choses, aujourd'hui en tous cas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, l'analyse qui précède n'est pas le reflet d'un plaidoyer &lt;em&gt;pour &lt;/em&gt;une attaque contre l'Iran. Bien au contraire. Qu'il fasse utiliser la force ou ne pas l'utiliser, dans un tel cas, est une question grave qui mérite une réflexion difficile. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le raisonnement qui est celui de l'auteur de ce rapport ne participe pas d'une réflexion professionnelle sur le sujet. &lt;em&gt;Il participe de ce mouvement auto-paralysant -désormais majoritaire en Europe- qui exige, sur toutes les questions de politique étrangère, que l'emploi de la force soit irrémédiablement éliminé d'entrée de jeu&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avanti populo!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-8611334536985851052?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/8611334536985851052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=8611334536985851052&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/8611334536985851052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/8611334536985851052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/03/5-la-paralysie-profonde-de-leurope.html' title='5. La paralysie profonde de l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-2800548449053464286</id><published>2007-03-02T17:10:00.000+01:00</published><updated>2007-03-02T18:04:26.662+01:00</updated><title type='text'>4. Fin du FMI ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un très intéressant article du IHT du Jeudi 1 Mars décrit la situation actuelle du FMI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2007/03/01/business/imf.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2007/03/01/business/imf.php&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi ce qu'on n'avait pas pu réaliser, même après d'innombrables études produites sur Bretton Woods, un seul personnage -bien particulier, il est vrai- va l'accomplir! Le plus intéressant est que tout est en train de se passer comme on sait que cela doit se passer: lentement &lt;em&gt;et sans bruit&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le philosophe français Foucault était trop intéressé à creuser certains sujets qui le passionnaient pour s'apercevoir que l'approche philosophique qu'il avait développée au fil de ses ouvrages pouvait également s'appliquer à la politique -et, en particulier à la &lt;em&gt;politique internationale&lt;/em&gt;. Ainsi, il est clair que Bretton Woods avec la création de la banque Mondiale et du FMI ne furent que les &lt;em&gt;produits &lt;/em&gt;d'une époque bien particulière; une fois passée cette époque, ces produits doivent "tomber": personne ne veut vraiment les éliminer, mais ils deviennent d'eux mêmes "&lt;em&gt;irrelevant&lt;/em&gt;", adjectif anglais très puissant (et qui fut commenté dans ces colonnes il y a quelques mois, quand Sharon l'appliqua à Arafat.)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Devenir "irrevelevant", c'est en fait ne plus compter dans la vie. Vous êtes là, on vous voit mais personne ne pense que vous comptez encore. On vous laisse dans votre coin parce que vous êtes devenu un souvenir. L'Histoire a avancé, les paradigmes ont changés -et vous, vous êtes resté sur les vieux paradigmes, incapable de vraiment vous rendre compte que vous n'êtes plus "dans le coup".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se souviendra ici des dizaines de manifestations -souvent extrêment violentes- qui eurent lieu contre le FMI dans tous les pays d'Amérique Latine. On se souviendra des centaines d'articles écrits par des économistes et des politiques pour dénoncer la "dictature du FMI et de la Banque Mondiale". Ces manifestations et ces articles n'ont servi à rien car ce n'était encore pas le "&lt;em&gt;bon&lt;/em&gt;" moment pour provoque la chute de ces institutions.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n'était pas non plus le "&lt;em&gt;bon&lt;/em&gt;" angle pour les attaquer. Les changements de l'Histoire se font rarement par des forces qui directement s'opposent à d'autres. Le coup part, en général, d'un acteur "&lt;em&gt;non conforme&lt;/em&gt;" qui n'a pas sa place dans le système et qui profite d'une situation également "&lt;em&gt;non conforme&lt;/em&gt;" qui se présente soudain à lui. On avait tout envisagé, tout prédit -sauf cette combinaison d'une situation non conforme et d'un acteur non conforme. Et c'est là que la chute arrive très vite.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ici, l'article montre un savoureux retournement de l'Histoire. Pour qui connait le FMI (pendant longtemps près de 60% des places de Concorde entre New York et Paris, équipes emmenant avec elles leurs secrétaires, etc,...) tout était prévisible sauf le fait qu'un pays riche cherche à supplanter cette institution. On se disait qu'un jour (lointain) quand tout le monde aura suivi les conseils du FMI, celui-ci, le devoir accompli, pour disparaître avec dignité et hauteur. On n'imaginait certainement pas qu'il puisse devenir un jour, avec ses centaines d'économistes sûrs d'eux-mêmes et arrogants, une institution "irrelevant" cherchant sa raison d'être sur Pennsylvania Avenue.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faudra revenir sur les conséquences immenses de ce tournant. La raison qui avait été -pour le meilleur et pour le pire- le fondement de l'action des institutions néees après la Deuxième Guerre est en train d'être remplacée par le &lt;em&gt;politique pur&lt;/em&gt;. On revient à ce qui se passait au XIXème siècle. Bush aurait-il été davantage dans le sens de l'Histoire que Villepin? La situation que cet article décrit ressemble étonnemment à ces scènes où l'on voit une petite pierre tomber d'une énorme édifice. C'est relativement peu de chose -mais cela annonce bien plus grave à venir. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-2800548449053464286?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/2800548449053464286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=2800548449053464286&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/2800548449053464286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/2800548449053464286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/03/4-fin-du-fmi.html' title='4. Fin du FMI ?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-5242804920818963721</id><published>2007-02-26T22:34:00.001+01:00</published><updated>2007-02-26T23:34:31.815+01:00</updated><title type='text'>3-L'Iran, la France et l'Europe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'un des dossiers les plus difficiles dont héritera le prochain Président de la République est celui de l'Iran. Difficile, non tant parce que la question en elle-même est complexe, mais bien plutôt parce que le climat qui règne en Europe -et particulièrement en France- rend impossible la prise d'une décision intelligente et responsable par un dirigeant politique quelconque.&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;La crise iranienne, en fait, peut se comprendre au travers de trois points.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est d'abord un cas classique de &lt;em&gt;montée aux extrêmes&lt;/em&gt; tels que l'Histoire nous en a fait connaître de nombreux cas. Le mécanisme de montée aux extrêmes -et l'attitude qu'il faut avoir quand on est confronté à un adversaire qui utilise cette stratégie- a été bien étudié pendant la guerre froide par les stratèges américains. On sait que celui qui baissera sa garde le premier perdra -mais on sait aussi que l'autre, même poussé à bout n'ira pas jusqu'au bout. D'où les démonstrations militaires américaines dans le Golfe et les déclarations lourdes de sous-entendus de l'administration américaine. Et là, Bush est d'autant plus convaincant dans sa contre-menace qu'il a montré en Iraq qu'il ne reculait pas devant l'attaque militaire d'un pays. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ce stade, l'Europe est déjà largement dépassée, intellectuellement parlant. Le climat qui règne en France dans ce domaine de la politique étrangère étant toujours le même -celui d'un anti-américanisme viscéral, permanent et sans compromission-on ne risque pas de comprendre cela. Et notre président, qui a accaparé la politique étrangère de son pays, a encore beaucoup de chemin à faire pour que ces subtilités stratégiques fassent partie de son patrimoine intellectuel. On ne verra donc les choses qu'au premier degré (les Américains menacent, une fois de plus), voire au premier degré latéral (les Israéliens nous gènent une fois de plus par leurs craintes), mais certainement pas au degré où il faut les voir: au &lt;em&gt;troisième,&lt;/em&gt; puisque nous savons -et nous savons que l'Iran sait que nous savons. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le second élément à prendre en compte dans l'analyse de cette crise est l'élément &lt;em&gt;géopolitique &lt;/em&gt;international. Quand M. Chirac parle de l'Iran et que, fort obligemment, il délare qu'une bombe ou deux ce n'est pas grave pour ce pays, il pense (i)que la France est à l'abri de tout ce qui pourrait se passer dans le futur car elle n'a pas de contentieux avec l'Iran (ii)que l'agressivité supposée de l'Iran n'a qu'une cible: Israël -et que ce pays saura répondre implacablement à toute attaque atomique dont il serait la victime.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ici encore, la perspective -reprise par de nombreux journaux- est entièrement fausse. D'une part, l'atome iranien menace l'Europe, certes non pas directement mais par ses alliances potentielles, notamment avec la Russie. La Russie qui devient peu à peu un pays riche a tout intérêt à utiliser l'Iran pour tout ce qu'elle ne peut faire elle-même en fait de menace sur les bases arrières de l'Europe: ex-Yougoslavie, Moyen-Orient, Afrique. D'autre part, M. Chirac se trompe en désignant Israël comme la première cible de l'Iran. La première cible de l'Iran sera logiquement la zone qu'il peut le plus facilement conquérir -et non celle qui risque de lui répondre immédiatement. d'où la panique qui règne en ce moment dans les pays du Golfe et, dans une certaine mesure, en Arabie Séoudite et en Egypte. Avec, dit-on, près de la moitié des agents du Mossad actuellement infiltrés en Iran, Israël craint bien moins une attaque surprise que ces pays. Les pays du Golfe doivent, en revanche, apprécier à leur juste valeur les tentatives françaises de se concilier l'Iran au moyen de concessions radicales.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le troisième point est le point économique. L'Iran est clairement atteint par les sanctions économiques qui lui sont imposées. Le gouvernement fait souffrir son peuple de façon grave et répétée. Pour une fois que les sanctions économiques semblent marcher, va-t-on les alléger ou encore va-t-on cesser de les renforcer ? Espérons que cela ne sera pas le cas. &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En fait, dans le cas de la crise iranienne comme dans le cas de la politique intérieure française, il y a aujourd'hui deux camps. Il y a le camp de ceux qui utilisent la parole comme substitut à l'action. Ceux-là sont généreux, toujours particans d'aller plus loin, de satisfaire tout le monde et de rester en paix avec tout le monde.Et il y a ceux qui pensent qu'il y a une &lt;em&gt;réalité,&lt;/em&gt; et qu cette réalité impose des contraintes, peut-être désagréables, mais certainement nécessaires. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devinez qui est qui dans chaque camp?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-5242804920818963721?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/5242804920818963721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=5242804920818963721&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/5242804920818963721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/5242804920818963721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/3-liran-la-france-et-leurope_26.html' title='3-L&apos;Iran, la France et l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-2248538155482684898</id><published>2007-02-26T22:34:00.000+01:00</published><updated>2007-02-26T23:32:25.829+01:00</updated><title type='text'>3-L'Iran, la France et l'Europe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'un des dossiers les plus difficiles dont héritera le prochain Président de la République est celui de l'Iran. Difficile, non tant parce que la question en elle-même est complexe, mais bien plutôt parce que le climat qui règne en Europe -et particulièrement en France- rend impossible la prise d'une décision intelligente et responsable par un dirigeant politique quelconque.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La crise iranienne, en fait, peut se comprendre au travers de quatre points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est d'abord un cas classique de &lt;em&gt;montée aux extrêmes&lt;/em&gt; tels que l'Histoire nous en a fait connaître de nombreux cas. Le mécanisme de montée aux extrêmes -et l'attitude qu'il faut avoir quand on est confronté à un adversaire qui utilise cette stratégie- a été bien étudié pendant la guerre froide par les stratèges américains. On sait que celui qui baissera sa garde le premier perdra -mais on sait aussi que l'autre, même poussé à bout n'ira pas jusqu'au bout. D'où les démonstrations militaires américaines dans le Golfe et les déclarations lourdes de sous-entendus de l'administration américaine. Et là, Bush est d'autant plus convaincant dans sa contre-menace qu'il a montré en Iraq qu'il ne reculait pas devant l'attaque militaire d'un pays. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ce stade, l'Europe est déjà largement dépassée, intellecutellement parlant. Le climat qui règne en France dans ce domaine de la politique étrangère étant toujours le même -celui d'un anti-américanisme viscéral, permanent et sans compromission-on ne risque pas de comprendre cela. Et notre président, qui a accaparé la politique étrangère de son pays, a encore beaucoup de chemin à faire pour que ces subtilités stratégiques fassent partie de son patrimoine intellectuel. On ne verra donc les choses qu'au premier degré (les Américains menacent, une fois de plus), voire au premier degré latéral (les Israéliens nous gènent une fois de plus par leurs craintes), mais certainement pas au degré où il faut les voir: au &lt;em&gt;troisième,&lt;/em&gt; puisque nous savons -et nous savons que l'Iran sait que nous savons. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le second élément à prendre en compte dans l'analyse de cette crise est l'élément &lt;em&gt;géopolitique &lt;/em&gt;international. Quand M. Chirac parle de l'Iran et que, fort obligemment, il délare qu'une bombe ou deux ce n'est pas grave pour ce pays, il pense (i)que la France est à l'abri de tout ce qui pourrait se passer dans le futur car elle n'a pas de contentieux avec l'Iran (ii)que l'agressivité supposée de l'Iran n'a qu'une cible: Israël -et que ce pays saura répondre implacablement à toute attaque atomique dont il serait la victime.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ici encore, la perspective -reprise par de nombreux journaux- est entièrement fausse. D'une part, l'atome iranien menace l'Europe, certes non pas directement mais par ses alliances potentielles, notamment avec la Russie. La Russie qui devient peu à peu un pays riche a tout intérêt à utiliser l'Iran pour tout ce qu'elle ne peut faire elle-même en fait de menace sur les bases arrières de l'Europe: ex-Yougoslavie, Moyen-Orient, Afrique. D'autre part, M. Chirac se trompe en désignant Israël comme la première cible de l'Iran. La première cible de l'Iran sera logiquement la zone qu'il peut le plus facilement conquérir -et non celle qui risque de lui répondre immédiatement. d'où la panique qui règne en ce moment dans les pays du Golfe et, dans une certaine mesure, en Arabie Séoudite et en Egypte. Avec, dit-on, près de la moitié des agents du Mossad actuellement infiltrés en Iran, Israël craint bien moins une attaque surprise que ces pays. Les pays du Golfe doivent, en revanche, apprécier à leur juste valeur les tentatives françaises de se concilier l'Iran au moyen de concessions radicales.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le troisième point est le point économique. L'Iran est clairement atteint par les sanctions économiques qui lui sont imposées. Le gouvernement fait souffrir son peuple de façon grave et répétée. Pour une fois que les sanctions économiques semblent marcher, va-t-on les alléger ou encore va-t-on cesser de les renforcer ? Espérons que cela ne sera pas le cas. &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En fait, dans le cas de la crise iranienne comme dans le cas de la politique intérieure française, il y a aujourd'hui deux camps. Il y a le camp de ceux qui utilisent la parole comme substitut à l'action. Ceux-là sont généreux, toujours particans d'aller plus loin, de satisfaire tout le monde et de rester en paix avec tout le monde.Et il y a ceux qui pensent qu'il y a une &lt;em&gt;réalité,&lt;/em&gt; et qu cette réalité impose des contraintes, peut-être désagréables, mais certainement nécessaires. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Devinez qui est qui dans chaque camp?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-2248538155482684898?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/2248538155482684898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=2248538155482684898&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/2248538155482684898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/2248538155482684898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/3-liran-la-france-et-leurope.html' title='3-L&apos;Iran, la France et l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-1801713099617784496</id><published>2007-02-20T14:40:00.000+01:00</published><updated>2007-02-20T20:06:06.812+01:00</updated><title type='text'>2. Le multiculturalisme en question</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cet article d'un intellectul français "éclairé" vaut le détour. Vous y trouverez tous les ingrédients de la grande pensée française centre-du-monde: une attaque contre le multiculturalisme "à l'anglo-saxone", suivie d'une démolition en règle du concept de minorité et terminée par une prière pour l'avènement prochain d'un "islam européen éclairé" &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-869025,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-869025,0.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du moment qu'on est meilleurs que les anglo-saxons, qu'on vous dit!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-1801713099617784496?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/1801713099617784496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=1801713099617784496&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/1801713099617784496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/1801713099617784496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/2-le-multiculturalisme-en-question.html' title='2. Le multiculturalisme en question'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-9141327765524478292</id><published>2007-02-19T05:50:00.000+01:00</published><updated>2007-02-19T20:55:25.557+01:00</updated><title type='text'>1. La France a changé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La politique étrangère qui sera menée par le prochain Président ne pourra plus être celle qui avait été menée dans le passé par De Gaulle, Pompidou, Giscard ou Mitterand: la France a changé sur un plan sociologique -et le regard que ses citoyens d'aujourd'hui portent sur le monde n'est plus celui des citoyens d'hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il ne suffit pas en effet de souligner les effets positifs qu'a sur la société française l'intégration d'un ensemble de personnes jusque là marginalisées; il ne suffit pas de louer la nouvelle conscience citoyenne de jeunes qui désormais s'intéressent à la politique, s'inscrivent sur les listes électorales et souhaitent voter aux prochaines élections. &lt;em&gt;Il faut aussi évaluer les effets de ces changements sociologiques sur le positionnement que la France adoptera sur la scène internationale&lt;/em&gt;. Qu'on s'en réjouisse, qu'on le déplore ou qu'on le constate simplement, la marche vers un nouveau "métissage" de la société française -selon l'expression employée par Mme Royal- ne peut pas ne pas avoir des conséquences &lt;em&gt;structurantes&lt;/em&gt; sur la politique étrangère future du pays. De fait, cette politique sera éléborée et mise en oeuvre par des hommes et des femmes qui, pour arriver aux postes qu'ils occuperont, auront du préalablement être &lt;em&gt;élus &lt;/em&gt;par leurs concitoyens -et donc promettre de répondre aux attentes de ces concitoyens. Et l'on peut penser que ces attentes seront assez différentes de celles des électeurs d'hier ou d'avant hier.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est de fait que la politique étrangère d'un pays n'est pas influencée seulement par la situation géopolitique du pays ou par son histoire. elle est également influencée par la &lt;em&gt;culture du moment&lt;/em&gt; de ses habitants. Demandons-nous ainsi, par exemple, quelle est la sensibilité &lt;em&gt;internationale&lt;/em&gt; de la personne suivante, qui exprime sur Bakchich.info des opinions tranchées sur ce qui se passe en France, sur le communautarisme et sur les leaders politiqes du pays:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.bakchich.info/article812.html"&gt;http://www.bakchich.info/article812.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Demandons nous ce que cette personne pense, par exemple, de la relation de la France et l'Alliance Atlantique. Ou ce qu'elle pense de la construction européenne. Ou ce qu'elle pense de la guerre en Iraq.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les réponses que nous aurions à ces questions montereont sans nul doute une France bien différente de celle que nous connaissons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce serait d'abord une France tout à fait et définitivement anti-américaine. Comme le montre l'article lui-même, tout soutien à l'Amérique -aussi faible soit-il- est consiéré, comme tout soutien à Israël, &lt;em&gt;par essence même&lt;/em&gt; comme un péché mortel. Cette "nouvelle" France se veut par principe hostile à l'Occident, ce que le Président Chirac avait bien compris: serrer la main d'Arafat rapporte bien plus de voix que serrer celle de Bush -ou d'ailleurs de n'importe quel autre président américain.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais cette "nouvelle" France, coupée de l'Atlantique, ne sera pas pour autant européenne. La cause européenne, si chère à la "veille" France qui avait vu mourir tant des siens dans des guerres européennes, ne parle pas aux citoyens de la "nouvelle" France, tant l'histoire de leurs racines plonge ailleurs qu'en Europe.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Gageons enfin que, pour la "nouvelle" France, il sera impossible de s'engager de quelque façon que cela soit dans un conflit contre un &lt;em&gt;pays arabe&lt;/em&gt;. La sensibilité géopolitique d'une grande partie de la population française sera là trop forte pour être heurtée par un dirigeant politique par des prises de position politiques hostiles. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La "nouvelle" France sera donc nécessairement &lt;em&gt;neutre&lt;/em&gt;, parce que neutralisée par l'équilibre entre les "nouvelles" forces qui la tirent dans un sens et ses engagements traditionnels qui la tirent dans un autre. Oubliés seront les engagements internationaux si actifs de Miterrand et de ses prédécesseurs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec son sens politique aigu, le Président Chirac a, pendant douze ans, anticipé cette transformation de la France. Sous son règne, les média obéissants se sont réjouis à l'annonce de toutes les attaques contre l'Amérique, exactement comme on se réjouit d'attaques contre un ennemi. On a pardonné ou caché tout ce qui pouvait être gênant dans certains pays arabes. On a traité l'Europe de question secondaire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bref on a réussi à transformer la France, de grande puissance qu'elle était il y a quelques années, en pays de grande impuissance. Dans l'attente de devenir bientôt un pays de totale impuissance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-9141327765524478292?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/9141327765524478292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=9141327765524478292&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/9141327765524478292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/9141327765524478292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/1-la-france-chang.html' title='1. La France a changé'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-9034588511181726092</id><published>2007-02-18T17:57:00.000+01:00</published><updated>2007-02-18T18:37:13.752+01:00</updated><title type='text'>La grande absente des débats présidentiels</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est un fait bien connu: la politique étrangère ne fait jamais partie des débats qui animent les campagnes électorales, en France -ou dans n'importe quel autre pays occidental. Les citoyens électeurs -nous dit-on- ne se préoccupent que de ce qui concerne leur vie au quotidien; leur parler de grands desseins géopolitiques ne sert à rien pour ceux qui cherchent à influencer les votes futurs en leur faveur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De fait, les trois principaux candidats à l'élection présidentielle française brillent par leur absence de prises de position sérieuses sur les problèmes internationaux auxquels la France est confrontée aujourd'hui. Et ce ne sont pas les quelques déplacements à l'étranger récents de M. Sarkozy ou de Mme Royal qui peuvent tenir lieu de programe international. On ne voit d'ailleurs pas apparaître dans l'entourage respectif des candidats aucun véritable spécialiste de l'international. On ne voit pas non plus se profiler, dans leurs discours, une &lt;em&gt;vision&lt;/em&gt; quant à ce qu'ils souhaiteraient promouvoir en fait de positionnement de la France sur la scène internationale ou quant aux directions qu'ils voudraient prendre pour redonner à ce pays une influence perdue au fil de douze ans de pratique de la politique étrangère par un Président pour le moins amateur en la matière. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette absence d'intérêt pour la chose internationale ne doit pas cependant nous arrêter: le fait que les candidats s'intéressent peu à ce qui se passe hors de France n'empêche pas d'analyser le bilan du Président sortant en fait de politique étrangère et de dresser le tableau de la situation dans laquelle la France se trouve aujourd'hui sur la scène internationale.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous ferons cette analyse et nous dresserons ce bilan en plusieurs articles successifs publiés dans les prochains jours. Ces articles constitueront ainsi la marque -bien visible- de la renaissance de ce Blog. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-9034588511181726092?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/9034588511181726092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=9034588511181726092&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/9034588511181726092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/9034588511181726092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/la-grande-absente-des-dbats.html' title='La grande absente des débats présidentiels'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-5834900550680864241</id><published>2007-02-18T15:53:00.000+01:00</published><updated>2007-02-18T15:55:42.794+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;CE BLOG FUT INTERROMPU EN AOUT 2005&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;IL REPRENDRA TOUT PROCHAINEMENT&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;MERCI A CEUX QUI M'ONT ENCOURAGE A LE REPRENDRE &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-5834900550680864241?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/5834900550680864241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=5834900550680864241&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/5834900550680864241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/5834900550680864241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2007/02/ce-blog-fut-interrompu-en-aout-2005-il.html' title=''/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112249892729481533</id><published>2005-07-27T22:11:00.000+02:00</published><updated>2005-07-27T23:24:07.106+02:00</updated><title type='text'>75. Danone: les racines d'une culture</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Stupéfiante, cette affaire Danone. Le Canard Enchaîné révèle comment le PDG du Groupe aurait sciemment suscité une panique pour créer une réaction de défense notamment du gouvernement et des média. Il montre comment le Président de la République, le Premier ministre, et bien d'autres, ont volé au secours du Groupe "menacé". L'AMF enquête pour savoir si, plus prosaïquement, quelques initiés n'avaient pas eu intérêt à faire monter fortement les cours de bourse -pour ensuite revendre l'action de Danone.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui nous importe ici est de voir comment une telle affaire a pu mettre à jour certains mécanismes de pensée -en fait, certains paradigmes cachés d'une société, entretenus dans leur permanence par le propre gouvernement de cette société. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La contradiction&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est à un Français écrivant aujourd'hui dans l'International Herald Tribune que l'on doit de noter de la façon la plus claire la contradiction profonde entre la peur panique que l'on a vu se manifester lors de l'annonce de la fausse OPA sur Danone -et l'indifférence, voire la fierté, que l'on constate tous les jours dans la presse et au gouvernement quand, en sens inverse, une société française va à l'étranger acheter un fleuron de l'industrie d'un autre pays. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/07/26/opinion/edpinto.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/07/26/opinion/edpinto.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article mentionne les nombreux cas d'achats d'entreprises effectués par les entreprises françaises -qui, pour le coup, ne sont pas considérées comme des prédateurs- et oppose ces cas à ce qui s'est passé pendant l'affaire Danone (comme indiqué plus haut, le Canard Enchaîné, dans plusieurs articles de sa livraison d'aujourd'hui, donne des détails croustillants sur les réactions des hommes politiques français). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais la contradiction n'est qu'apparente. Ou plutôt, elle s'explique aisément sur un plan géopolitique. La culture de la société française est enracinée depuis des siècles dans le sol d'une immense plaine au bout du Continent européen. Cette plaine n'est pas un lieu de passage, un corridor; elle est un lieu de résidence de populations fixées qui l'habitent. &lt;em&gt;La culture française n'a donc pas, originellement, de véritable concept pour comprendre l'échange ou le commerce&lt;/em&gt;. On est immobile et, autant que faire se peut, autarcique -et le reste, on l'obtient par un peu de troc. C'est bien connu: dans un magasin en France, on vous &lt;em&gt;vend&lt;/em&gt; quelque chose, dans un magasin à New York vous &lt;em&gt;achetez&lt;/em&gt; ce quelque chose. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, de temps en temps, on va conquérir d'autres terres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais ce qu'on craint par dessus tout c'est que les autres fassent pareil: ce serait pour nous l'&lt;em&gt;envahissement&lt;/em&gt; et non un échange.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vauban-Maginot: éternels?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lisons le Premier Ministre à la lumière de son "appel aux armes" incongru, &lt;em&gt;le jour même&lt;/em&gt; où, entre autres, France Télécom va racheter la &lt;em&gt;troisième&lt;/em&gt; société de téléphonie espagnole:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-675859@51-639952,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-675859@51-639952,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La patriotisme à l'heure où le conseil donné aux Français aurait dû être: "allez vous aussi saisir des sociétés de premier plan dans d'autres pays" ! Vauban à l'heure des réseaux ! Au lieu de montrer la route pour que change cette culture de la défensive, de la persécution permanente vis-à-vis des Diables anglo-saxons, le gouvernement enfonce encore plus la société française dans son &lt;em&gt;syllogisme fondamental&lt;/em&gt;: (i)le monde (tout comme la France) est une plaine ouverte à tous, (ii)les autres sont tous des méchants qui veulent me tuer, (iii)donc je dois m'enfermer et me protéger de tous côtés pour survivre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fausse route&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, Vauban a eu sa gloire -il y a plusieurs siècles... Car à l'époque des réseaux, les places fortes sont contournées, capturées dans des toiles d'araignée et mangées sans rien pouvoir faire. Il suffit de rappeler que 40%, et bientôt 50%, des capitaux du CAC 40 sont entre des mains non françaises.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car que dit notre Zietgeist de réseaux? Pour défendre "A", &lt;em&gt;il ne faut surtout pas fortifier "A"&lt;/em&gt;; il faut attaquer "C" et, peut être, défendre "D", car c'est de "C" puis de "D" que viendra la vraie défense de "A". Si l'on se concentre sur "A", on risque de tout perdre. Et c'est, bien sûr, ce qui se passe aujourd'hui. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car que pourrait être "C", dans le cas de Danone? Des fonds de pension français par exemple. Villepin, au lieu de sonner la mobilisation, n'aurait-il pas pu profiter de cette vraie-fausse OPA pour revenir sur la nécessité de créer ces fonds de pension? Ou n'aurait-il pas pu en profiter pour amorcer un démantelement au moins partiel de la Caisse des Dépôts, véritable monstre financier dans le paysage financier public français? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La bulle&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France vit dans une bulle entretenue par les média, la nomenklatura publique et les politiques. De temps en temps, la surface de la bulle se fend -et tout l'air froid de l'extérieur entre et détruit tout sur son passage. On sonne la mobilisation générale, l'appel aux armes, et on tente de colmater la brèche -pour s'apercevoir qu'ailleurs, une autre brèche s'est ouverte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au même moment où se faisait entendre la vraie fausse affaire Danone, le groupe Taittinger passait entièrement aux mains d'un fonds de pension américain -sans qu'apparemment personne ne s'en offusque (ce qui est normal dans un monde global) -mais aussi sans que personne ne songe non plus à profiter de cela pour changer la vision des choses en France. Non, le monde n'est &lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; une plaine. Les autres sont peut-être méchants, &lt;em&gt;mais nous pouvons l'être aussi&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et, surtout: la meilleure défense -sur le terrain, mais aussi dans la tête- c'est encore l'attaque. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112249892729481533?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112249892729481533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112249892729481533&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112249892729481533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112249892729481533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/75-danone-les-racines-dune-culture.html' title='75. Danone: les racines d&apos;une culture'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112171429288730890</id><published>2005-07-18T20:53:00.000+02:00</published><updated>2005-07-18T21:19:56.173+02:00</updated><title type='text'>74. Dé-compositions européennes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Si vous voulez avoir le coeur noirci par ce que nous avons fait de l'Europe, lisez cette opinion en forme d'appel au secours  parue aujourd'hui dans l'International Herald Tribune sur la décomposition sociale de la Hollande, pays qui fut, par excellence, celui de la liberté de pensée (Spinoza!!), de la douceur des tulipes et des petits rideaux en dentelles aux fenêtres:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/07/17/opinion/edwinter.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/07/17/opinion/edwinter.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ou encore, cet éditorial du même journal sur l'attentat de Londres et la nécessité pour le Monde musulman de se révolter contre les agissements de certains de ses enfants:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/protected/articles/2005/07/15/opinion/edfried.php"&gt;http://www.iht.com/protected/articles/2005/07/15/opinion/edfried.php&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De surcroît, à la déliquescence provoquée par une immigration mal digérée, aux horreurs créés par des attentats suicides, on ajoute aux plaies de cette malheureuse Europe ce qu'il faut bien désormais qualifier de guerre franco-anglaise: &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/07/18/europe/rift.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/07/18/europe/rift.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Remarquez qui se bat contre qui dans cette guerre. Le responsable français met la responsabilité indirecte des attentats de Londres sur le compte de la participation de l'Angleterre à la guerre en Iraq. Toujours la fameuse "explication" qui va justifier le meurtre (chez les autres) et qui permet de se blanchir  (chez soi). Ce qui est comique ici c'est que la France -qui a déjà utilisé l'argument maintes fois pour justifier &lt;em&gt;ex post&lt;/em&gt; sa non participation à la guerre en Iraq- utilise ici l'argument contre les Britanniques -qui, eux, avaient bien coutume de l'utiliser .... contre les Israéliens (voir nos remarques sur l'attitude de la BBC lus haut dans ce Blog).  Tel est pris ....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourtant un politologue français de renom l'a bien dit: &lt;em&gt;les terroristes nous tuent pour ce que nous sommes et non pour ce que nous faisons&lt;/em&gt;. Tous les combats menés aujourd'hui (et les deux premiers articles le montrent de façon décisive) se situent au &lt;em&gt;niveau ontologique&lt;/em&gt;, non existentiel -et encore moins politique. Ce que le psychanalyste Siboni avait déjà admirablement montré dans "Psychanalyse du Conflit au Moyen Orient". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Vox clamavit in deserto&lt;/em&gt; ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112171429288730890?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112171429288730890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112171429288730890&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112171429288730890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112171429288730890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/74-d-compositions-europennes.html' title='74. Dé-compositions européennes'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112142994347743246</id><published>2005-07-15T14:18:00.000+02:00</published><updated>2005-07-15T14:30:49.466+02:00</updated><title type='text'>73. La Chine se réveille (suite)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Première déclaration belliqueuse d'un général chinois. La déclaration ressemble beaucoup aux premières déclarations soviétiques au commencement de la guerre froide. Ces déclarations avaient amené les Américains à théoriser le concept d'escalade, de seconde frappe, etc,... (Schelling, Herman Kahn, etc,...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2005/07/15/international/asia/15china.html"&gt;http://www.nytimes.com/2005/07/15/international/asia/15china.html&lt;/a&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, les Chinois ne sont pas les Soviétiques et n'ont pas ce désir -qui fut bien commode pour les Américains- de ressembler à tout prix aux Américains. Il sera donc difficile d'utiliser les modèles stratégiques de la guerre froide qui, comme on l'a dit dans ce blog, sont tous fondés sur une interchangeabilité entre les acteurs, sur le modèle même de la Théorie des jeux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le cas d'espèce, on peut être certain que la Chine n'entrera pas dans une escalade bien symétrique avec les Etats Unis. La déclaration du général chinois est à mettre au compte de la tactique du "pion isolé" que l'on place en territoire ennemi (voir articles dans ce blog) pour tester sa réaction et envoyer quelques messages silencieux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112142994347743246?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112142994347743246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112142994347743246&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112142994347743246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112142994347743246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/73-la-chine-se-rveille-suite.html' title='73. La Chine se réveille (suite)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112133897834687753</id><published>2005-07-14T11:58:00.000+02:00</published><updated>2005-07-14T14:26:01.450+02:00</updated><title type='text'>72. Attentats de Londres: minutes indécentes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ainsi donc, les média sont couverts d'images horribles sur les rescapés de l'attentat de Londres. Les chaînes de télévision en font leur principale nouvelle. Les tabloïdes britanniques parlent du "boucher au sac à dos" (the "backpack butcher"). Ainsi donc, on semble avoir atteint le comble de l'horrible à quoi rien d'autre ne ressemble, si ce n'est l'attentat de Madrid ou celui de New York.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le comble, vraiment ? Cet attentat est-il plus horrible que ceux qui ont lieu depuis quatre ans en permanence en Israël, depuis trois ans en Tchétchénie ou depuis un an en Iraq? Il était frappant de voir qu'au même moment où on commentait abondamment l'attentat de Londres, un attentat, en tout point semblable avait lieu à Natanya, en Israël, et n'attirait que les nouvelles des secondes pages des journaux. Y-a-t-il deux poids et deux mesures dans les morts et dans l'horrible?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les découvertes de la BBC&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La BBC, on le sait, a défrayé plusieurs fois la chronique par ses positions "apolitiques" fortement teintées de politique. Les observateurs faisaient remarquer hier que la BBC, tout au long des quatre années de l'Intifada, ne parla &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; de "terroristes" ou de "kamikazes" pour désigner ceux qui se suicidaient en provoquant les attentats. Elle parlait de "militants", de personnes ayant une "&lt;em&gt;cause&lt;/em&gt;" à défendre. On cotoya le sublime quand la BBC diffusa un entretien avec un futur "suicide bomber", commentant de façon favorable les "motifs" qui poussaient l'homme à se faire sauter au milieu d'une foule de passants -israéliens, bien entendu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, la semaine dernière la BBC a découvert le mot de "terroriste", puisque là, les morts étaient anglais -comme d'ailleurs les "terroristes" eux mêmes....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'erreur éthique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Durant toutes ces années, l'Europe a commis une erreur éthique dont elle pourrait payer cher les conséquences. &lt;em&gt;Cette erreur a été de placer une "explication" sur le geste de la personne qui se suicidait&lt;/em&gt;. C'est Michel Foucaut le premier qui, dans son livre sur la prison ("Surveiller et punir") nota comment, au Moyen Age, on commença à "expliquer" le crime &lt;em&gt;et comment cette "explication" fit basculer le monde dans un univers où tout crime devenait possible&lt;/em&gt;, puisque &lt;em&gt;tout&lt;/em&gt; crime a toujours une bonne raison derrière lui. Le temps où l'on "explique" le crime fait disparaître le temps &lt;em&gt;moral&lt;/em&gt;, c'est-à-dire le temps où on savait ce qui était "juste" et ce qui était "injuste", ce qui était "bon" et ce qui était "mauvais". Avec l'"explication", tout devient bon -et le sens moral disparait.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a vu ce passage au temps de l'"explication" se produire à propos du conflit du Moyen Orient. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès la première surprise passée, il y a cinq ans, les commentateurs et les politiques -dont la BBC- accueillirent les attentats-suicides en Israël avec, au coin des lèvres, l'"explication" qui justifie tout: &lt;em&gt;"vous ne leur donnez pas ce qu'ils demandent, alors...".&lt;/em&gt; Implicitement, la responsabilité des attentats-suicides fut mise sur les Israéliens eux-mêmes, coupables de ne pas avoir répondu aux "attentes" des populations dont étaient issus les personnes commetant les attentats. C'est ainsi qu'Arafat resta, &lt;em&gt;malgré toutes les opérations suicidaires auxquelles son nom fut attaché&lt;/em&gt;, auréolé de gloire en Europe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il en fut de même avec les attentats en Iraq, quand ces attentats touchèrent les Américains. S'ils se suicident et qu'il y a des morts américains, "il y a bien une raison"; et cette raison est que les Américains "n'auraient pas dû envahir..."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et la réponse est là: un attentat à Londres où aucune "explication" politique n'existe a priori. A moins qu'une "explication" ne soit apportée, ici aussi -du type: "c'est à cause de leur participation à la guerre en Iraq".... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais alors, où serait la limite? Pourquoi pas le métro parisien, au motif que la France "a participé à la guerre en Côte d'Ivoire"? Pourquoi pas la place de l'Hôtel de Ville à Bruxelles, au motif que la Belgique "ne s'est pas bien comportée au Zaïre, il y a vingt ans" ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Indécence&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n'y a pas indécence à peindre et montrer la douleur des victimes d'un attentat. Il y a indécence à ne le faire que quand ce sont les siens qui sont touchés -et à considérer que, dans les autres cas, ce sont les victimes elle-mêmes qui sont responsables.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Angleterre, on l'a souvent dit, s'était distinguée des autres pays -et en particulier de la France- par sa "tolérance" à l'égard des millieux extrémistes -c'est-à-dire par son arrogance à penser que elle seule peut être démocratique et, en même temps, garder ces extémistes "under control". Une grande partie de la presse anglaise et, surtout, la BBC s'étaient distinguées par la caution morale implicitement (ou quelque fois explicitement) donnée aux attentats suicides au Moyen Orient. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On doit plaindre de tout coeur les victimes de l'attentat de Londres. Mais on pourrait aussi, à notre tour, trouver une "explication" à l'attentat dont le &lt;em&gt;pays&lt;/em&gt;, l'Angleterre, a été la cible...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tant qu'on ne remplit pas les deux minutes de silence qu'on nous demande de respecter pour les attentats de Londres de bien d'autres morts que les morts anglais, ces minutes ne valent pas d'être respectées.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112133897834687753?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112133897834687753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112133897834687753&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112133897834687753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112133897834687753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/72-attentats-de-londres-minutes.html' title='72. Attentats de Londres: minutes indécentes'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112100965262328258</id><published>2005-07-10T17:29:00.000+02:00</published><updated>2005-07-10T17:34:12.633+02:00</updated><title type='text'>71. Kissinger, les USA et la Chine</title><content type='html'>Ce texte de Kissinger paru le 9 juin dernier illustre les interrogations des Etats Unis vis-à-vis de la Chine (voir nos articles précédents)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Henry A. Kissinger: Conflict is not an option&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NEW YORK The relationship between the United States and China is beset by ambiguity. On the one hand, seven presidents have affirmed the importance of cooperative relations with China and a commitment to a one-China policy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nevertheless, ambivalence has suddenly re-emerged. Various U.S. officials, members of Congress and the news media are attacking China's policies, from the exchange rate to military buildup, much of it in a tone implying that China is on some sort of probation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Before continuing on this subject, I must point out that the consulting company I chair advises clients with business interests around the world, including China. Also, in early May, I spent a week in China, much of it as a guest of the government.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The rise of China - and Asia - will, over the next decades, bring about a substantial reordering of the international system. The center of gravity of world affairs is shifting from the Atlantic to the Pacific.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;China's emerging role is often compared to that of imperial Germany at the beginning of the last century, the implication being that a strategic confrontation is inevitable and the United States had best prepare for it. That assumption is as dangerous as it is wrong. Military imperialism is not the Chinese style. China seeks its objectives by careful study, patience and the accumulation of nuances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It is also unwise to apply to China the policy of military containment of the cold war. The Soviet Union was the heir of an imperialist tradition, which had projected Russia from the region around Moscow to the center of Europe. The Chinese state in its present dimensions has existed substantially for 2,000 years. The strategic equation in Asia is altogeth er different. American policy in Asia must not mesmerize itself with the Chinese military buildup. There is no doubt that China is increasing its military forces, which were neglected during the first phase of its economic reform. But even at its highest estimate, the Chinese military budget is less than 20 percent of America’s; it is barely, if at all, ahead of that of Japan. When China affirms its cooperative intentions and denies a military challenge, it expresses less a preference than the strategic realities. The problem of Taiwan is an exception and is often invoked as a potential trigger. is often invoked as a potential trigger. This could happen if either side abandons the restraint that has characterized U.S.-Chinese relations on the subject for more than a generation. But it is far from inevitable. All major countries have recognized China's claim that Taiwan is part of China. So have seven American presidents of both parties, none more emphatically than President George W. Bush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;With respect to the overall balance, China's large and educated population, its vast markets, its growing role in the world economy and global financial system foreshadow an increasing capacity to pose an array of incentives and risks, the currency of international influence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Short of seeking to destroy China as a functioning entity, however, this capacity is inherent in the global economic and financial processes that America has been pre-eminent in fostering.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The test of China's intentions will be whether its growing capacity will be used to seek to exclude America from Asia or whether it will be part of a cooperative effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxically, the best strategy for achieving antihegemonic objectives is to maintain close relations with all the major countries of Asia, including China. In that sense, the rise of Asia will be a test of America's competitiveness in the world now emerging, especially in the countries of Asia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The vast majority of Asian nations view their relations with the United States in terms of their perception of their own interests. In a U.S. confrontation with China, they would seek to avoid choosing sides; at the same time, they would generally have greater incentives for participating in a multilateral system with America than adopting an exclusionary Asian nationalism.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;They will not want to be seen as pieces of an American design. India, for example, finds no inconsistency between its improving relations with the United States and proclaiming a strategic partnership with China.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;China, in its own interest, is seeking cooperation with the United States for many reasons, including the need to close the gap between its own developed and developing regions; the imperative of adjusting its political institutions to the accelerating economic and technological revolutions; the potentially catastrophic impact of a cold war with America on the continued raising of the standard of living, on which the legitimacy of the government depends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But from this it does not follow that any damage to China caused by a cold war would benefit America. The United States would have few followers anywhere in Asia. Asian countries would continue trading with China. Whatever happens, China will not disappear. The American interest in cooperative relations with China is for the pursuit of world peace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attitudes are psychologically important. China needs to be careful about policies that seem to exclude America from Asia and about U.S. sensitivities regarding human rights, which will influence the flexibility and scope of America's stance toward China.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;America needs to understand that a hectoring tone evokes in China memories of imperialist condescension and is not appropriate in dealing with a country that has managed 4,000 years of uninterrupted self-government.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As a new century begins, the relations between China and the United States may well determine whether our children will live in turmoil even worse than the 20th century or whether they will witness a new world order compatible with universal aspirations for peace and progress.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112100965262328258?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112100965262328258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112100965262328258&amp;isPopup=true' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112100965262328258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112100965262328258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/71-kissinger-les-usa-et-la-chine.html' title='71. Kissinger, les USA et la Chine'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112094788407577029</id><published>2005-07-09T23:57:00.000+02:00</published><updated>2005-07-10T17:35:01.773+02:00</updated><title type='text'>70.La Chine entre en mouvement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La Chine commence a bouger sur la scène internationale. Cet article du New Yorker montre bien le dilemme qui se pose aux Etats Unis:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.newyorker.com/printables/talk/050711ta_talk_surowiecki"&gt;http://www.newyorker.com/printables/talk/050711ta_talk_surowiecki&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Refuser l'entrée de la Chine sur le marché du pétrole américain n'est pas une solution. La Chine, sur le &lt;em&gt;goban&lt;/em&gt; des relations internationales, a acquis un immense avantage stratégique en devenant le plus gros porteur de bons du Trésor américains. La chose peut se comparer, en matière de &lt;em&gt;jeu de go&lt;/em&gt;, à une avancée que les Etats Unis auraient fait à l'intérieur du camp chinois. Les Etats Unis sont rentrés en profondeur dans le territoire chinois (= ils ont vendu des bons aux Chinois en grande quantité) ce qui leur donne, en apparence, un grand avantage stratégique (= ils se développent grâce aux fonds tirés de la vente des bons alors que la Chine ne fait qu'acheter les bons).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le problème évidemment est que les Chinois peuvent se refermer, quand ils le souhaitent et comme ils le souhaitent, en tenaille sur l'avancée américaine (= revendre de façon plus ou moins rapide les bons) provoquant une baisse du prix des bons et donc une obligation pour les Américains de relever plus que nécessaire leur taux. L'avantage stratégique n'est donc pas là où on croit qu'il se trouve.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pion dans le camp adverse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'affaire du pétrole vient renforcer la position stratégique de la Chine. Cette fois, c'est la Chine qui avance un pion à elle sur le territoire américain. Cette seule avancée provoque une immense panique aux Etats Unis, ce pays ne disposant pas encore de concept pour penser la Chine (Amie? Ennemie? Concurrent?, etc,...).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette tactique est habituelle dans la politique étrangère chinoise et rappelle un mouvement courant dans le jeu de go: &lt;em&gt;on place un pion que l'on est prêt à perdre en plein territoire ennemi à un moment opportun et on observe ce qui se passe&lt;/em&gt;. Si le mouvement est fait au bon endroit et au bon moment, l&lt;em&gt;'adversaire, quoi qu'il fasse, est mis en position d'infériorité&lt;/em&gt;. Si les Etats Unis refuse la prise de participation chinoise, ils vont contre toute leur philosophie du libre-échange et compromettent gravement leurs autres négociations internationales. S'ils acceptent avec regret, ils se sentiront humiliés d'avoir à concéder un territoire (le pétrole) à un pays dont ils ne savent pas s'il est ami ou ennemi. S'ils acceptent avec enthousiasme, ils ouvrent eux mêmes la porte à d'autres investissements chinois -qui pourraient se faire dans des domaines encore plus sensibles.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A comparer avec la grande finesse tactique de la politique étrangère de M. Chirac, dans son voyage au commencement de l'année: aller dire aux Chinois qu'ils sont meilleurs que les Américains....&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112094788407577029?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112094788407577029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112094788407577029&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112094788407577029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112094788407577029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/70la-chine-entre-en-mouvement.html' title='70.La Chine entre en mouvement'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112084271604637764</id><published>2005-07-08T18:43:00.000+02:00</published><updated>2005-07-08T19:18:17.363+02:00</updated><title type='text'>69. Pourquoi la France a raté les JO?</title><content type='html'>Un email reçu de M. Jean-Michel SEVERYNS qui habite Singapour:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ayant vécu l'évènement sur place, j'ai un peu approfondi la question. Enfin c'est une opinion qu'on est en droit de ne pas partager...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette défaite, car c'en est objectivement une, appelle, de mon point de vue, une analyse plus fouillée. Quelles sont les causes de l'échec de Paris ? Si l'on admet que, techniquement, le dossier appellait peu de critiques, les raisons sont à chercher ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'essayerais de les résumer ainsi:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. La France a une influence déclinante dans le monde. Ce n'est pas vraiment une surprise, plutôt un rappel douloureux, un de plus. Nous ne séduisons plus ou, en tout cas, beaucoup moins. Les causes sont diverses et évoquées ci-dessous. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2. Nos résultats économiques, notre dette abyssale révisée en pire cette semaine, nos revers politiques, notre société bloquée donnent de nous une image de gentils amateurs, de nostalgiques incurables et de losers. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3. Le non au référendum, même s'il n'a pas de lien direct avec le vote olympique, a donné de la France l'image d'un pays peu ouvert, craintif, sans dynamisme, voire quelque peu xénophobe. Bien sûr, nous savons que les causes de ce vote référendaire sont complexes, mais en communication ce qui importe ce n'est pas le message envoyé mais le message recu... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;4. La politique de communication de Paris 2012 à Singapour était désastreuse. Sous prétexte de jouer au bon élève, Paris est tombé dans le piège à gogos et a laissé la voie libre a Londres. Le CIO avance de beaux arguments éthiques, mais c'est avant tout une machine politique et financière. Nous sommes des incurables naifs. Dans le monde d'aujourd'hui, le fair play en business est souvent un concept suranné et creux, c'est un fait. Quand il le faut, les Anglais savent être "voyous" ou gentlemen. C'est leur pragmatisme qui ne s'embarasse pas de futiles considerations. Le CIO ne les a jamais réprimandés, au passage CQFD... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;5. Etant un pays de losers, nous avons présenté notre candidature comme une aumone. "Donnez nous les Jeux pour nous permettre d'aller mieux". Mais nos problèmes n'intéressent personne, surtout pas le CIO, peuplé d'électeurs souvent fortunés. Comme disait De Gaulle "Les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts"...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Evoquer les Jeux comme un palliatif à nos problèmes économiques et sociaux ne relève d'aucune analyse crédible et d'un autisme politique inquiétant. La France va tellement mal que les Jeux n'auraient été que cautère sur jambe de bois, en tout état de cause. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;6. Sebastian Coe est un grand sportif, un ancien politique et un beau gosse. Cumulant de tels atouts, nous lui avons opposé un politicien, certes sérieux, mais bien peu médiatique... L'image est cruciale de nos jours, c'est le b-a ba de la com. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;7. Chirac a fait une gaffe de plus en critiquant la nourriture anglaise. D'une part, la blague est un peu éculée et d'autre part, elle est partiellement fausse. On peut très bien manger a Londres, même si c'est cher. En fait, ceux qui ont été blessés ce sont les membres du Commonwealth qui ont fait leurs études à Londres et qui ont une vraie communauté d'âme avec l'Angleterre. Chirac a sous-estimé la force du Commonwealth... Y avait-il seulement pensé ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;8. Tony Blair est venu trois jours a Singapour, développant un activisme délirant, Chirac environ 18 heures, dont la nuit... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;9. Le monde est anglophone, c'est un fait que visiblement les Francais ne comprendront jamais. L'anglais parlé par la délégation francaise, que j'ai entendue, est généralement catastrophique. Dieu soit loué, grâce aux Suisses, le francais est encore langue officielle du CIO ! Mais dans la com directe, personnelle avec les votants, quel handicap....(En théorie, on ne peut communiquer avec les électeurs avant le vote, c'est peut-être pour ça que notre délégation n'a pas juge utile de se mettre sérieusement à l'anglais??) &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;10. Les pays de l'Europe de l'Est ont voté pour Londres, parait-il... Ne leur avait-on pas dit, en d'autres temps, qu'ils feraient mieux de se taire?? On ne blesse jamais impunément les gens, il en reste toujours quelque chose. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;11. La GB s'est engagée en Irak, pas nous. On pouvait en espérer un "retour politique". La vertu ne paye donc pas? Ce qui ne paye pas en politique c'est l'immobilisme. Que proposions nous, face à l'aventurisme anglo-américain? Un juridisme pointilleux...bien révélateur de notre mentalité de petit comptable. Sans souffle, on ne séduit pas. Que la cause ait été mauvaise, je n'en doûte toujours pas, mais si les électeurs anglais l'ont pardonné à leur PM sortant, alors les membres du Commonwealth, électeurs du CIO...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bref, la liste est longue parce que le mal est profond. La perte des Jeux est un épiphénomène émotionnel. Mais ce qu'elle révèle est un immense malaise de la France, une société délitée, un pays à la dérive, en quête de repères, qui se raccroche pitoyablement à des évènements sportifs comme au Radeau de la Méduse. "Panem et circenses", disaient les Romains qui avaient tout compris... Evidemment la bataille fut perdue de peu, ce qui prouve que rien n'est encore définitif, pour peu qu'on en ait la volonté... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qui aura le courage, cette vertu politique suprême, d'arrêter la chûte qui va s'accélérant???&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Que peut-on ajouter à cette analyse, sinon: BRAVO!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112084271604637764?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112084271604637764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112084271604637764&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112084271604637764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112084271604637764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/69-pourquoi-la-france-rat-les-jo.html' title='69. Pourquoi la France a raté les JO?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-112023926496807936</id><published>2005-07-01T19:31:00.000+02:00</published><updated>2005-07-01T19:37:46.703+02:00</updated><title type='text'>68. La cause de la PAC en Europe</title><content type='html'>Deux articles excellents de IHT sur la Politique Agricole Commune et sur ceux à qui elle profite:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/06/29/news/farm.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/06/29/news/farm.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/07/01/news/farm.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/07/01/news/farm.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;Question: cela vaut-il vraiment le coup de sacrifier l'avancée de l'Europe dans la haute technologie à cette politique? Car bien sûr &lt;em&gt;on ne peut avoir les deux à la fois&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-112023926496807936?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/112023926496807936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=112023926496807936&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112023926496807936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/112023926496807936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/07/68-la-cause-de-la-pac-en-europe.html' title='68. La cause de la PAC en Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111998153315647697</id><published>2005-06-28T19:26:00.000+02:00</published><updated>2005-06-29T23:01:12.026+02:00</updated><title type='text'>67. Le mystère de la politique étrangère française</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a un mystère de la politique étrangère française: comment peut-elle être toujours aussi consensuelle? Comment se fait-il que tous les partis et toutes les sensibilités politiques s'accordent sur pratiquement tous les sujets de politique étrangère, alors que ces sujets pourraient appeler des réactions variées?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Europe&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Le premier exemple qui vient à l'esprit est celui de l'Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a vu, sur le plan de la politique interne, les Français se déchirer sur ce qu'il faut faire ou penser vis-à-vis de l'Europe. Et quand se pose, sur le plan international, la question de ce qu'il faut faire, l'unanimité surgit aussitôt. A-t-on vu un seul homme politique français approuver les positions de Blair sur la nécessité d'arrêter la politique agricole commune et de s'investir dans la technologie? Non. Comme un seul homme, &lt;em&gt;tout le monde en France semble soutenir la PAC&lt;/em&gt;, alors que chacun sait très bien à qui profite la manne européenne: en grande partie aux gros agriculteurs et éleveurs qui font des fortunes avec les subventions. Y-a-t-il un seul homme politique qui ait exprimé un simple doûte sur la position de Chirac au Sommet européen ? Y-a-t-il un débat en France sur la question? Non. Résultat: c'est le pays tout entier qui va dans le mur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car il est bien clair &lt;em&gt;qu'à mettre toujours tous ses oeufs politiques dans le même panier, la France augmente dramatiquement ses risques de marginalisation sur le plan international&lt;/em&gt;. Regardez l'Allemagne. Schröder a ses positions politiques en matière de politique étrangère -et Angela Merckel les siennes. Ainsi, l'un est plutôt anti-américain, l'autre ne l'est pas. De la sorte, l'Allemagne a, si l'on ose dire, un pied dans chaque camp: pro et anti américain. Pour l'Espagne c'est encore mieux. Zapatero n'a pas honte de dire qu'il mise ouvertement sur les deux camps (France-Allemagne et Angleterre) à la fois. En France, rien de tout cela. Chirac fait toujours l'unanimité -on pourrait dire l'unanimité suicidaire- derrière lui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La guerre contre l'Iraq&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rien ne fut plus significatif de cette unanimité que la position du monde politique français sur la guerre d'Irak, au moment du déclanchement de celle-ci. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme tous les dossiers de politique étrangère, rien n'était vraiment tout blanc ou tout noir dans cette affaire: cette guerre pouvait être défendue &lt;em&gt;ou&lt;/em&gt; attaquée par les pays alliés des USA. On aurait pu penser qu'en France -comme en Allemagne et dans les autres pays- il y aurait donc &lt;em&gt;deux&lt;/em&gt; camps: celui (majoritaire) contre la guerre et celui (minoritaire ou même très minoritaire) pour la guerre. Non. Ce fut, tous partis politiques confondus, l'&lt;em&gt;unanimité&lt;/em&gt; contre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourtant, les questions de politique internationale, comme souligné plus haut, sont en général des questions que la logique qualifie d' &lt;em&gt;indécidables&lt;/em&gt;: il y a autant d'arguments dans un sens que dans l'autre. D'où, dans la plupart des pays, l'apparition d'une &lt;em&gt;distribution&lt;/em&gt; des hommes politiques sur le spectre des opinions. Cela devrait être aussi le cas en France. Au vu de la taille de la population française, de l'importance de son monde politique, il n'est tout simplement pas normal, &lt;em&gt;statistiquement parlant&lt;/em&gt;, que tout le monde soit toujours d'accord sur tout en ce qui concerne les grands sujets de la politique internationale. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sauf si, bien entendu, l'on considère que &lt;em&gt;cette unanimité ne peut se faire que parce qu'elle se fait sur des positions de type incantatoire et mythique&lt;/em&gt; qui permettent à tous d'échapper à l'analyse trop dure de la réalité pour de se réfugier dans un monde abstrait fait sur mesure pour plaire. Alors là, on comprend qu'il puisse y avoir unanimité: tous les êtres humains en difficulté préfèrent la facilité du mythe au heurt avec la réalité .&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La learning curve du Ministre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article suivant de l'International Herald Tribune est significatif à cet égard:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/06/29/news/france.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/06/29/news/france.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A peine arrivé aux affaires, le nouveau Ministre des Affaires Etrangères, qui avoue lui-même ne rien connaître au sujet, reprend l'antienne habituelle de Chirac sur la nécessité d'un monde multipolaire, sur l'Europe comme contrepoids des USA, etc,... Peut importe, comme le note le journaliste, qu'il n'y ait plus aujourd'hui qu'une Europe en déroute... qu'il y ait besoin désormais d'une autre analyse bien plus fine... qu'on ne peut reprendre le même credo aujourd'hui que l'on avait au moment de la guerre d'Irak... &lt;em&gt;que de toutes façons il n'y a pas l'ombre d'un monde multipolaire aujourd'hui&lt;/em&gt;....que la France n'a plus les moyens de se penser en "pôle"... Le Ministre se moque de la réalité; il reprend à son tour la phrase magique et, à n'en pas doûter, reçoit l'assentiment de tous les Français et les confortent dans leur mythe d'une réalité qui n'existe pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La bulle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France vit aujourd'hui dans une &lt;em&gt;bulle&lt;/em&gt; construite par les hommes politiques et les média. Dans cette bulle, la réalité "réelle" n'existe pas. Seule existe une vision du monde où les autres (les Américains, les Anglais, les Polonais, les Allemands, etc,..) ont toujours tort quand/si ils sont en désaccord avec la France. Les rapports de force "réels" (si on ose dire) n'existent pas. N'existe que ce que je veux voir exister...Alors, il n'y a pas de débat ni d'opinion divergente sur la politique étrangère: tous dans le rêve!!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le réveil sera dur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111998153315647697?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111998153315647697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111998153315647697&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111998153315647697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111998153315647697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/67-le-mystre-de-la-politique-trangre.html' title='67. Le mystère de la politique étrangère française'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111993090649482042</id><published>2005-06-28T05:13:00.000+02:00</published><updated>2005-06-28T05:57:57.666+02:00</updated><title type='text'>66. Où va l'Euro?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors que les syndicats et le gouvernement sont en discussion sur l'immense question métaphysique de savoir si tel ou tel contrat de travail doit avoir 12 ou 3 mois de préavis, alors que l'information télévisée et écrite se concentre sur des sujets aussi importants que les arrière-pensées de tel ou tel homme politique pour les 3 ans à venir, l'économie française s'effondre lentement mais sûrement. Pour des raisons qui ne tiennent pas seulement à la France, l'Euro tombe lui aussi de façon inéluctable. Mais: &lt;em&gt;pereat mundus&lt;/em&gt;, pourvu que....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'Euro en baisse par rapport au Dollar&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se souvient de cette période glorieuse où les économistes (pas tous, heureusement) voyaient le Dollar à 1,5 par rapport à l'Euro. Alors même qu'une telle parité aurait été contraire à certains de nos intérêts économiques directs (exportations chères), on ne manquait pas de commentateurs se réjouissant de ce que l'Europe enfin "casse" les Etats Unis sur le terrain de la monnaie. Et on vous glissait, en passant, que certaines Banques Centrales -et non des moindres- allaient quitter le Dollar comme monnaie de réserve unique et allaient, récompense suprême, utiliser l'Euro comme monnaie de réserve et de transaction pour certains flux internationaux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, tout cela était fondé sur un immense &lt;em&gt;wishful thinking&lt;/em&gt; qui se dévoile petit à petit aujourd'hui, alors que certains économistes voient le Dollar remonter à... 1,15 Euros, voire davantage.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les raisons de cette remontée nous sont expliquées clairement par M. Touati, Economiste en chef à Natexis Banque Populaire.En effet, les taux du Dollar et de l'Euro sont animés chacun d'un mouvement inverse, reflet des situations économiques des deux zones monétaires. L'Amérique -qui bénéficie, grâce au Federal Reserve d'une gestion fine de sa monnaie- est en train d'augmenter progressivement ses taux, rendant le Dollar de plus en plus attractif. Cette augmentation est motivée par le désir du Federal Reserve de brider quelque peu la croissance économique soutenue des Etats Unis. L'Europe -qui a une Banque Centrale que certains ont qualifiée d'"autiste"- doit, elle, faire descendre à tout prix ses taux d'intérêts car ses économies sont en récession (Italie, Pays Bas, Portugal), viennent de sortir d'une récession (Allemagne) ou sont grande en difficulté (France). L'Euro, devenant moins attractif, descend alors vers une parité de 1,2 visant probablement 1,15 dans quelques mois, voire 1,05 l'an prochain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Des économies divergentes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La question des parités ne se résume pas, bien entendu, à un différentiel de taux d'intérêt. Joue également dans l'évolution des monnaies l'évolution des &lt;em&gt;économies sous-jacentes&lt;/em&gt;. En particulier, dans le cas d'une monnaie unique couvrant plusieurs économies différentes -cas de l'Euro- la convergence de ces économies est un impératif absolu, sauf à créer des tensions internes insupportables. Or cette convergence n'existe pas à l'heure actuelle. Bien au contraire, il parait clair que certaines économies -l'Italie- ont commencé un dérapage que rien ne vient plus retenir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Du temps où chaque pays européen avait sa monnaie, un dérapage des finances publiques se traduisait pas une dévaluation de fait ou de droit de sa monnaie par rapport aux autres monnaies. L'Italie avait ainsi pu ajuster son évolution économique en pratiquant un "lâchage" nuancé de sa monnaie à mesure que ses finances publiques accumulaient un déficit. Aujourd'hui l'arme de la dévaluation n'est plus utilisable puisque c'est la même monnaie qui sert à tous les pays de l'Euroland. Alors?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un gagnant relatif: la Zone Franc&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette baisse de l'Euro fera au moins un gagnant: le franc CFA que l'indexation à l'Euro rend fragile. Les pays africains exportent et sont payés en Dollars, alors que leur monnaie -et leurs importations- proviennent en grande parite de l'Euroland. La baisse (relative) de l'Euro sera donc un (petit) facteur positif de développement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111993090649482042?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111993090649482042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111993090649482042&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111993090649482042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111993090649482042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/66-o-va-leuro.html' title='66. Où va l&apos;Euro?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111947102594905425</id><published>2005-06-22T21:11:00.000+02:00</published><updated>2005-06-22T22:10:25.960+02:00</updated><title type='text'>65. Bismarck, l'Europe et Alexandre Adler</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans un article du Figaro d'aujourd'hui, Alexandre Adler établit une comparaison entre la stratégie qu'utilisa Bismarck pour unifier l'Allemagne au XIXème siècle et celle que la France et l'Allemagne pourraient utiliser pour unifier l'Europe aujourd'hui:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/debats/20050622.FIG0279.html?082542"&gt;http://www.lefigaro.fr/debats/20050622.FIG0279.html?082542&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Thèse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La thèse d'Adler est la suivante. Bismarck devait faire face à deux Etats ennemis qui s'opposaient à l'unité allemande: l'Autriche et la France. Il commença par séparer ces deux Etats en encourageant la France à intervenir en Italie -qui était, pour sa partie nord, sous influence autrichienne (la Chartreuse de Parme!!). La France et l'Autriche brouillées, il s'en prit directement à l'Autriche, qui fut battue. Puis il se retourna contre la France (Sedan) et gagna la guerre contre ce pays. Pour éviter d'inquiéter l'Angleterre toujours soucieuse de garder un équilibre en Europe, il limita la guerre contre la France, montrant ainsi qu'il ne souhaitait pas devenir une puissance (trop) dominatrice en Europe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le plan de la théorie de la négociation, en fait, ce que fit Bismarck s'apparente au traditionnel &lt;em&gt;divide ut imperat&lt;/em&gt; (divise pour régner) avec, en prime, une autolimitation de l'"imperat" de façon à ne pas provoquer trop l'Angleterre&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La comparaison avec aujourd'hui donne ceci. Aujourd'hui, dit Adler, les Etats Unis sont l'Angleterre du XIXème siècle, c'est-à-dire l'acteur extérieur qu'il ne faut pas provoquer. L'Angleterre d'aujourd'hui est l'Autriche de jadis, c'est-à-dire la grande puissance un peu fatiguée qu'il faut doucement isoler éliminer du jeu. Le couple franco-allemand est l'équivalent de l'Allemagne de jadis à la recherche de son unité. L'Europe se fera donc si ce couple parvient à fédérer autour de lui les autres Etats, en ayant prélablement écarté l'Angleterre -et sous l'oeil bienveillant des USA. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Whishful Thinking&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec tout le respect qu'on lui doit, le raisonnement d'Adler s'apparente quelque peu à un &lt;em&gt;whishful thinking&lt;/em&gt; géopolitique...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est d'abord le concept de "couple franco-allemand" qui est fortement contestable sur un plan géopolitique, comme nous l'avons montré dans ce Blog. Qu'on le veuille ou non, la France et l'Allemagne n'ont pas -et n'ont jamais eu- de destin géopolitique commun. Entre un pays -la France- bien ancré au coin ouest de l'Europe et un corridor soumis à toutes les pressions possibles -l'Allemagne-, il ne peut y avoir de destin commun. Une fois les cauchemards de la Seconde Guerre mondiale transcendés, il ne restera pas grand chose de commun entre ces deux pays. La volonté politique, bien entendu, peut jouer un rôle de ciment. Mais jusqu'à quand?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Europe centrale, elle, a tout en commun avec l'Allemagne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quant à comparer l'Angleterre de jadis aux USA d'aujourd'hui, c'est un peu difficile à accepter. L'Angleterre du XIXème siècle surveillait étroitement le Continent et intervenait dès que l'équilibre des forces était rompu. Les USA sont repliés sur eux-mêmes et ne savent presque rien de ce qui se passe en Europe. Que l'Europe s'unisse et se fasse ou pas, ils ont leur propre stratégie qui n'a rien à voir avec l'Europe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, penser qu'on peut faire l'Europe en "isolant" l'Angleterre du reste des pays européens, c'est oublier que cette île est insaisissable ("non isolable" en termes de jeu de go) car elle sait toujours échapper en se connectant tout à tour à chacune des alliances de pays européens. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Incantation?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Peut-être faut-il ranger cette analyse -au demeurant brillante- au rayon des incantations sur l'Europe qui fleurissent aujourd'hui un peu partout. Il n'y a pas de "couple" franco allemand, mais plutôt une alliance solide -mais une alliance seulement. Que les gouvernements changent (surtout en Allemagne), et chacun ne veillera qu'à ses propres intérêts.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et de toutes façons, entre un Chirac, un Schröder ou un Zapatero, on aurait du mal à discerner l'ombre d'un demi Bismarck...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111947102594905425?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111947102594905425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111947102594905425&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111947102594905425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111947102594905425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/65-bismarck-leurope-et-alexandre-adler.html' title='65. Bismarck, l&apos;Europe et Alexandre Adler'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111895142146833882</id><published>2005-06-16T21:39:00.000+02:00</published><updated>2005-06-16T21:52:17.223+02:00</updated><title type='text'>64. La BAD: un autre échec de la France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La Banque Africaine de Développement finance des projets dans toute l'Afrique. Elle a un rôle clé sur le Continent. Grâce à l'habileté diplomatique de la France, cette institution multilatérale qui a toujours été dirigée par des Présidents francophones et francophiles très proches de la France est sur le point de tomber sous influence américaine.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon toutes probabilités, le Président sortant, un Marocain, va être remplacé par un candidat rwandais. Le Président de la République française avait &lt;em&gt;simultanément&lt;/em&gt; donné son assurance au Président du Gabon qu'il soutiendrait son candidat et à apporté son soutien verbal à un Camerounais -qui travaille lui même à la BAD. Résultat: c'est un Rawandais -très compétent, au demeurant- qui va ravir le poste. Et le Rawanda de M. Kagamé, comme chacun sait, aime la France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir cet article de Libé sur la triste fin de règne de M. Chirac: &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=304417"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=304417&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111895142146833882?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111895142146833882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111895142146833882&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111895142146833882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111895142146833882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/64-la-bad-un-autre-chec-de-la-france.html' title='64. La BAD: un autre échec de la France'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111879790198222794</id><published>2005-06-15T03:05:00.000+02:00</published><updated>2005-06-15T03:15:31.416+02:00</updated><title type='text'>63. Un intellectuel slovène: Zizek</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour ceux qui veulent rire un peu, et avoir un petit parfum de ce qui se passe aujourd'hui dans certains pays de l'ex-Mittel Europa, cet article extrait du &lt;em&gt;New Yorker&lt;/em&gt; sur un intellectuel slovène très en pointe et en vogue: Zizek.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lacan.com/ziny.htm"&gt;http://www.lacan.com/ziny.htm&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On verra dans l'article l'influence de la pensée française contemporaine -et notamment de Lacan- sur ces intellectuels. Citation qui donne le ton:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Zizek told me the great battle in Slovenian politics is between the Lacanians, who dominate the civil service, and the Heideggerians, who dominate the military."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les connaisseurs apprécieront également l'usage de certaines citations de Marx (Groucho), liées à d'autres de Marx (Karl), voire de Lénine, etc.,..&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111879790198222794?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111879790198222794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111879790198222794&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111879790198222794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111879790198222794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/63-un-intellectuel-slovne-zizek.html' title='63. Un intellectuel slovène: Zizek'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111878949662272408</id><published>2005-06-15T00:11:00.000+02:00</published><updated>2005-06-15T01:33:17.580+02:00</updated><title type='text'>62.L'Europe sera-t-elle allemande?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les choses se décantent petit à petit après les votes négatifs de la France et de la Hollande. Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour voir où l'Europe va réellement. Mais cet article de l'International Herald Tribune (fondé en partie sur un interview d'un politologue français de renom) a le mérite de clarifier ce qui apparait aujourd'hui dans le lointain:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/06/12/news/europe.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/06/12/news/europe.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La prééminence de l'Allemagne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pays le plus peuplé et économie la plus forte des 25, l'Allemagne est, lentement, en train de prendre une place de choix en Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'abord, comme on l'a dit à plusieurs reprises dans ce Blog, parce que, qu'on en soit heureux ou pas, l'Europe est un concept &lt;em&gt;philosophiquement&lt;/em&gt; en harmonie avec l'histoire politique de l'Allemagne et des pays du Centre de l'Europe -et philosophiquement à l'opposé de toute la tradition française ou anglaise. Charlemagne avait le siège de son Empire à Aix-la-Chapelle -et non à Paris. Le Saint Empire Romain Germanique et l'Empire Austro-Hongrois ont popularisé pendant des siècles l'idée d'une citoyenneté à deux niveaux -concept absolument étranger à la France ou à l'Angleterre. L'Allemagne, dans l'Europe moderne, a hérité de ces traditions et se trouve à son aise dans une Europe qui inclut et articule entre eux tous les Etats de la Mittel Europa.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article précité ajoute un argument en faveur de l'émergence de forces qui pousseront l'Allemagne à prendre le leadership de l'Europe. Les nouveaux entrés dans l'Europe ont, géopolitiquement parlant, une &lt;em&gt;obsession&lt;/em&gt;: la Russie. Quand Chirac, au comble du contresens politique, fait de son lien avec le Kremlin la pierre angulaire de sa politique étrangère (souvenez vous: au lendemain du référendum, il téléphona aux dirigeants européens et...à Poutine), on frémit de peur (et de colère à l'égard de la France) dans ces pays. Ces Etats savent que, malgré l'"expérience" Ribbentrop, &lt;em&gt;le meilleur contrepoids à la Russie est encore une Europe dirigée par l'Allemagne&lt;/em&gt;. Bien sûr, il y a les Etats Unis -et on ne se prive pas de le dire à Varsovie ou à Prague. Mais l'Allemagne est plus proche, donc plus sûre. Et avec Angela Merckel, l'Allemagne et les Etats Unis ne feront plus qu'un, stratégiquement parlant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le poids de la géopolitique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A la suite des deux référendums, l'Europe serait donc en train de se fissurer selon trois lignes de force.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'un côté, on aurait les Etats préoccupés d'abord par &lt;em&gt;eux mêmes&lt;/em&gt; -France, Angleterre, Hollande. Ce sont de vieux Etats que leur histoire empêche de faire de vraies alliances avec d'autres. La France veut garder son "modèle" et son agriculture, quel qu'en soit le prix. L'Angleterre veut garder son insularité et ses liens avec les Etats Unis; et la Hollande, comme la France, veut garder son "modèle". Ces Etats s'&lt;em&gt;automarginalisent&lt;/em&gt; progressivement sur le plan politique international, sauf en ce qui concerne l'Angleterre -qui peut faire encore illusion du fait de son lien proclamé avec les Etats Unis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De l'autre côté, on a les Etats "&lt;em&gt;jeunes loups&lt;/em&gt;": tous les Etats d'Europe Centrale et les Etats de la Baltique. Pour ces Etats, tout ce qui est européen est &lt;em&gt;structurellement accélérateur de progrès&lt;/em&gt;. Allez en Bulgarie ou en Roumanie aujourd'hui pour comprendre ce qu'est l'Europe. Ces pays ne seront admis que dans deux ans -mais sont en boullionnement intense depuis plus de cinq ans. Tout change, depuis la justice jusqu'aux procédures budgétaires en passant par la fonction publique et le fonctionnement des services publics. Les banques fleurissent. L'initative privée est déchaînée. &lt;em&gt;L'Europe fait gagner à tous ces Etats près de cinquante ans de réformes&lt;/em&gt;. S'ils trouvent un point d'appui (l'Allemagne?), ces Etats mèneront à son terme l'idée européenne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, on a les "&lt;em&gt;géopolitiquement neutres&lt;/em&gt;", ceux qui n'ont pas, pour l'instant, de poids géopolitique important mais qui, selon les majorités parlementaires, suivent les uns ou les autres: Portugal, Espagne ou Italie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et l'on voit tout de suite que dans cette partition informelle de l'Europe, l'Allemagne prend un rôle prédominant. L'Allemagne fait partie, au titre de l'"axe franco-allemand", du &lt;em&gt;premier&lt;/em&gt; groupe d'Etats. Mais elle aussi fait partie, au titre de l'Histoire, du &lt;em&gt;second&lt;/em&gt; groupe d'Etats qui la pousse à prendre le leadership. Et de surcroît, elle est &lt;em&gt;économiquement&lt;/em&gt; la plus forte. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et la France?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourra-t-on un jour rattraper dix ans de politique étrangère erratique et sans raison? Pourra-t-on éviter que la France ne sombre définitivement dans l'"irrelevance" internationale (voir notre article consacré à ce mot nouveau de la science politique)?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un pays ne compte dans le monde que si sa politique étrangère est en harmonie avec ce qui se passe dans le monde. De Gaulle a fait merveille dans le monde des années 60; il aurait probablement échoué à redresser la France dans les années 2000, simplement parce que nous vivons un monde profondément différent. Quand on fera le bilan de la politique étrangère française des années Mitterand, on s'apercevra que l'on était là à la limite du divorce avec la réalité -c'est-à-dire que l'on avait une politique étrangère qui ne tenait que marginalement compte de ce qui se passait à l'époque. Mais, quand on fera le bilan des années Chirac, on sera certainement effaré de voir le gouffre qui fut créé entre la politique étrangère du pays et la réalité du monde. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France, bien entendu, ne manque pas d'atouts naturels, le plus important d'entre eux étant sa situation aux confluents géographique et politique des axes Est-Ouest et Nord-Sud. &lt;em&gt;Il faut cependant tenir compte des changements profonds qui se produisent en ce moment dans la composition sociologique de sa population&lt;/em&gt; (sujet tabou s'il en est), changements qui, par le canal de l'élection, se transmettent progressivement aux hommes politiques -et font que, pour ces hommes politiques en quête d'approbation électorale, &lt;em&gt;certaines positions internationales ne sont désormais plus possibles pour ce pays&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sauf effort d'intégration magistralement réussi, il n'est donc pas sûr que, dans dix ans, la France se &lt;em&gt;pense&lt;/em&gt; elle-même encore comme européenne ni puisse se &lt;em&gt;présenter&lt;/em&gt; aux autres Etats comme européenne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, tous comptes faits, peut-être vaut-il mieux laisser l'idée européenne aux mains de nos voisins d'Outre-Rhin.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111878949662272408?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111878949662272408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111878949662272408&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111878949662272408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111878949662272408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/62leurope-sera-t-elle-allemande.html' title='62.L&apos;Europe sera-t-elle allemande?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111809052495832028</id><published>2005-06-06T22:37:00.001+02:00</published><updated>2005-06-06T22:42:04.963+02:00</updated><title type='text'>61. Les longs chemins de la décadence</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pendant que la France se demande si vraiment M. de Villepin va faire l'affaire comme premier ministre, que les syndicats menacent pour la millème fois de faire grève si on touche aux "acquis", que la terre entière se demande ce qu'il va advenir du PS, l'Histoire avance. Cette Histoire se fait à Pékin, en Inde et ailleurs sur la planète. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voir cet éditorial édifiant de Thomas Friedman de l'International Herald Tribune du Samedi Dimanche 5 juin:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/06/03/opinion/edfried.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/06/03/opinion/edfried.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111809052495832028?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111809052495832028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111809052495832028&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111809052495832028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111809052495832028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/61-les-longs-chemins-de-la-dcadence.html' title='61. Les longs chemins de la décadence'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111809027253865614</id><published>2005-06-06T22:37:00.000+02:00</published><updated>2005-06-06T23:01:22.373+02:00</updated><title type='text'>60. TABLE DES ARTICLES (IV)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le moteur utilisé par ce Blog n'autorise pas les recherches des différents articles publiés au travers d'un critère de catégories. On publie tous les 10 articles une &lt;strong&gt;TABLE récapitulative&lt;/strong&gt; des articles classés par catégories. Pour trouver les articles cherchés, on ira soit sur la page en cours soit sur les dossiers mensuels d'archives figurant sur la sidebar.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Les catégories de classement figurent ci-dessous; certains articles peuvent appartenir simultanément à deux catégories.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CATEGORIE ---------------------------Numéro des Articles&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Politique étrangère française: 2, 3, 7, 11, 23, 24, 26, 29, 41, 48&lt;br /&gt;Politique étrangère européenne: 1, 5, 8, 12, 15, 17, 19, 23, 24, 28, 31, 41, 43, 44, 55, 56, 57, 58, 59&lt;br /&gt;Evolution internationale: 4, 9, 18, 26, 27, 29, 38, 33, 56, 58&lt;br /&gt;Institutions de Bretton Woods: 6, 32&lt;br /&gt;Politique étrangère des Etats Unis: 16, 20, 26, 29, 32&lt;br /&gt;Politique étrangère de la Chine: 13, 21, 22, 35, 39&lt;br /&gt;L'Inde: 36&lt;br /&gt;L'Asie Centrale: 37&lt;br /&gt;Le Moyen Orient: 14&lt;br /&gt;La Turquie: 34&lt;br /&gt;L'Iran: 52, 53, 54&lt;br /&gt;Le Liban: 2, 3, 11, 25&lt;br /&gt;L'Afrique: 10, 42, 45, 46&lt;br /&gt;Theorie de la mediation: 47, 49&lt;br /&gt;L'Islam et la negociation: 50&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111809027253865614?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111809027253865614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111809027253865614&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111809027253865614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111809027253865614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/60-table-des-articles-iv.html' title='60. TABLE DES ARTICLES (IV)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111791320380799195</id><published>2005-06-04T21:16:00.000+02:00</published><updated>2005-06-04T21:26:43.813+02:00</updated><title type='text'>59. Une nouvelle Europe?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt; On se demandera un jour, rétrospectivement, comment on a pu penser un jour que la France et l’Allemagne allaient être le « moteur » de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien sûr les volontés de politiques qui, depuis De Gaulle et Adenaeur, ont toujours mis en avant la « nécessité » d’une telle coopération pour l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a aussi les &lt;em&gt;cultures&lt;/em&gt; des deux peuples. Et ces cultures s’opposent fondamentalement quand il s’agit d’accepter de s’unir et de se fondre dans une entité politique supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le paradigme de pouvoir français&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Depuis des siècles, le paradigme de pouvoir français est resté, inchangé, celui du &lt;em&gt;Chef.&lt;/em&gt; Dans la culture française, on a le pouvoir d’une façon légitime quand, par le titre, le grade ou tout autre chose, on a été désigné comme le Chef. La culture française connaît donc un rapport au Chef –obéissance ou révolte- particulièrement fort. Dans une négociation, seul le Chef parle –et il sait ce qui est bon pour le groupe qui est derrière lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La culture française rencontre donc un véritable problème face à ce qui pourrait dépasser le Chef&lt;/em&gt; par exemple : l’Europe. Ce nouveau chef, est-ce un Chef du Chef ? Est-ce un égal du Chef ? Est-ce un ennemi du Chef ? A la première question, le Chef va s’empresser de penser d’abord à lui et de répondre par la négative. On se souvient de l’intervention de Chirac à la TV pendant la campagne pour le « oui » : l’Europe ne sera jamais au dessus de nous (c’est-à-dire de moi, Chirac). A la seconde question, le peuple et le Chef répondent également d’un commun accord par la négative : il n’y a pas et ne peut y avoir deux vrais Chefs en France. Reste la troisième question à laquelle on est contraint de répondre positivement : si l’Europe n’efface pas les pouvoirs du Président de la République, &lt;em&gt;si elle n’est pas son égal, elle est donc mon ennemi&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Logique binaire&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Le paradigme de pouvoir français a permis que très, tôt dans l’histoire, la France existe comme Etat indépendant. Cela a pu se faire même contre l’Eglise qui, au Moyen Age, voulait affirmer sa suprématie. Mais l’envers de la médaille est que ce paradigme a rendu la France incapable de se mettre avec doigté au sein d’une entité plus grande qu’elle. Dès qu’elle sent qu’il y a quelque chose au dessus du Chef, elle s’effraie de devoir le désigner comme nouveau Chef, et de disparaître comme l’enfant de son Chef à elle. Pour la France, on est (et on a) un Chef unique ou on ne l’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui veut dire que la France –et, comme elle, l’Angleterre, la Hollande et le Danemark- n’a pas les moyens culturels et conceptuels d’une politique européenne. Elle est dans une logique binaire qui ne comprend pas que le pouvoir ait des strates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le paradigme de pouvoir allemand&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Si un Etat peut dire que sa culture est parfaitement alignée avec le concept d’Europe, c’est bien l’Allemagne. Et avec elle, bien entendu, l’Autriche, et la plupart des autres pays d’Europe centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car tous ces Etats ont appris, avec la Saint Empire Romain Germanique puis avec l’Empire Austro-Hongrois, &lt;em&gt;a vivre sans conflit la contradiction (pour le Français) d’avoir un Chef et un Chef du Chef.&lt;/em&gt; L’Allemand de Mayence au Moyen Age avait déjà résolu le problème qui gène tant le Français aujourd’hui. Il avait son Chef –l’Evêque de Mayence- et un Chef du Chef, l’Empereur. &lt;em&gt;Il avait, bien avant l’heure, concilié local et global&lt;/em&gt;. De même pour le Hongrois, le Tchèque, le Slovaque et le Slovène –et, par influence, le Bulgare ou le Roumain. Tous ces pays avaient déjà connu, dans les siècles passés, des situations de contradiction de pouvoirs semblables à celle de  l’Europe. Ils avaient appris à utiliser ce qu’on appelle aujourd’hui une &lt;em&gt;logique floue&lt;/em&gt;, une logique dont les valeurs ne sont pas 0 ou 1  mais tout ce qu’il y a entre 0 et 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La négociation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le perception de la négociation de l’Allemand est d’ailleurs à l’opposée de celle du Français. L’Allemand a une légitimité dans une négociation, non pas parce qu’il est le Chef du groupe qui est derrière lui, &lt;em&gt;mais parce qu’il est l’envoyé légitime de ce groupe&lt;/em&gt;. La légitimité de son pouvoir vient de ce groupe –et non de son titre de Chef. D’où des négociations lentes, mais sûres : pendant des siècles, cette approche de la négociation a permis aux différents Etats allemands, et aux composantes de l’Autriche-Hongrie, de survivre sans trop se battre entre eux. D’où aussi une sûreté des bases arrières du négociateur : le négociateur peut être envoyé dans une négociation avec le Chef ou le Chef du Chef –cela ne le dérangera pas puisque la base arrière qui l’a envoyé lui garde sa confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plombier polonais n’effraie donc pas plus un Allemand ou un Autrichien aujourd’hui qu’un charretier slovaque n’effrayait la bonne bourgeoisie viennoise il y a cent cinquante ans. Une nouvelle Europe politique faite par les Etats qui furent multiples un jour et qui le restent aujourd’hui (et il faut y inclure l’Espagne et l’Italie) devrait être possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne conviendra pas aux Etats plus rigides, comme la France, la Hollande ou l’Angleterre. Qui seront probablement condamnés à vivre (politiquement) seuls.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111791320380799195?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111791320380799195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111791320380799195&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111791320380799195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111791320380799195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/06/59-une-nouvelle-europe.html' title='59. Une nouvelle Europe?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111747844949440487</id><published>2005-05-30T19:33:00.000+02:00</published><updated>2005-05-30T21:34:15.360+02:00</updated><title type='text'>58. Le Non et le sens de l'Histoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les analyses du résultat du Référendum que la presse publie en ce moment sont exclusivement consacrées à l'évènement en lui-même, à ses causes ou à ses conséquences politiques sur l'édification de l'Europe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On pourrait tenter d'apporter une autre analyse à ce qui s'est passé, une analyse qui serait beaucoup plus &lt;em&gt;philosophique&lt;/em&gt; et beaucoup moins franco-française ou européo-européenne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ce sujet, il est intéressant de remarquer qu'au moment même où les Français se préparaient à voter, un autre évènement -à quelques milliers de kilomètres de Paris et en apparence sans lien avec le Référendum français- se terminait aux Nations Unies dans un désastre aussi incompréhensible que le Non français: la renégociation (ratée) du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (TNP). (voir par exemple: &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-655202@51-645328,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-655202@51-645328,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Intérêt public et positions individuelles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le point commun qu'il y a entre ces deux évènements, l'un en France et l'autre à New York, est le suivant: dans chaque cas on a demandé à des entités (personnes civiles dans un cas, Etats dans l'autre) d'apporter leur voix à une position &lt;em&gt;collective&lt;/em&gt; réputée meilleure pour tous -&lt;em&gt;en abandonnant leurs convictions personnelles si celles-ci s'opposaient à la position collective&lt;/em&gt;. Dans chaque cas, en fait, on a demandé aux votants de &lt;em&gt;dépasser&lt;/em&gt; leur position individuelle (ou catégorielle ou nationale, etc,...) pour atteindre une position dite d'intérêt public supérieur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis longtemps, ce dépassement était accepté et ne posait pas de problème. Il y a deux cents ans, Hegel avait bien identifié que c'était le dépassement des intérêts individuels qui était le mouvement fondateur nécessaire à la création de l'Etat. Dans ce registre, la campagne du Oui en France était bien hégélienne car elle était de dire "&lt;em&gt;nous savons bien que les imperfections que vous montrez existent dans l'Europe, mais dépassez-les, et votez Oui, car c'est comme cela qu'on aura l'Europe -et qu'on pourra se consacrer sereinement à éliminer ces imperfections&lt;/em&gt;". De même, à New York, le message subliminal qu'envoyaient les Nations Unies pendant la renégociation du TNP était bien "&lt;em&gt;nous savons bien qu'il existe des imperfections dans le TNP, mais dépassez les et votez pour un renouvellement du Traité, car c'est ainsi qu'on aura une communauté mondiale forte qui pourra se consacrer sereinement à résoudre ces problèmes&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fragmentations des pouvoirs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Non au Référendum français et la fin désastreuse des séances de renégociation du TNP ont donc montré l'apparition quelque chose de neuf: ce type de dépassement n'intéresse plus car &lt;em&gt;les acteurs concernés sont désormais conscients de leurs pouvoirs et préfèrent les garder plutôt que de les faire disparaître dans l'action collective&lt;/em&gt;. Les pouvoirs dans nos sociétés ont été éclatés et fragmentés. Chacun -individu, chef de parti, homme d'Etat- a désormais à sa disposition une partie d'un pouvoir auquel il n'avait pas accès avant. Et&lt;em&gt; il ne veut plus, aussi aisément qu'avant, abandonner ce pouvoir au profit d'un bien collectif qu'on lui promet&lt;/em&gt;. Ainsi, le &lt;em&gt;multilatéralisme&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;collectif&lt;/em&gt;, la "&lt;em&gt;construction européenne&lt;/em&gt;", toutes ces oeuvres collectives qui demandent à un moment ou un autre un &lt;em&gt;abandon&lt;/em&gt; de quelque chose qui touche le pouvoir de ceux qui se regroupent ont désormais de bien mauvais jours devant elles.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, il y aura toujours un multilatéralisme &lt;em&gt;facile&lt;/em&gt;: s'entendre sur une Europe réduite à l'économique ou négocier des traités multilatéraux sur des sujets simples, ne posera pas de problèmes de dépassement. Mais abandonner vraiment mon pouvoir, le dépasser pour assurer un soi-disant mieux être collectif -jamais!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Demain&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce désanchantement vis-à-vis de l'action collective et ce refus du dépassement de l'individuel vers le collectif ne s'expliquent pas. Le balancier a changé de sens -et peut être que c'est aujourd'hui une des manifestations les plus claires de ce changement. Le &lt;em&gt;Zeitgeist&lt;/em&gt; est désormais à l'émiettement des pouvoirs, au renforcement des egos et des autres pouvoirs individuels -pas à l'union des efforts ou à la construction collective. Toute la politique étrangère de Bush pourrait probablement s'analyser sous cet angle. Demain sera donc &lt;em&gt;très&lt;/em&gt; dur pour l'Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le boomerang de Chirac&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et là, on peut se demander si Chirac n'a pas été payé dans sa propre monnaie par ce Non au référendum. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car qu'a-t-il fait lui-même, en permanence, en matière de politique étrangère durant ces dernières années? Promouvoir à tout prix la &lt;em&gt;multipolarité&lt;/em&gt; -c'est-à-dire le système qui permet de gagner une place dans la cour des grands -tous les pôles sont toujours égaux- en étant un petit. Chirac a soutenu donc le système qui, par excellence, égalise, après les avoir fragmentés, les pouvoirs dans le monde. Le système, en fait, qui mène le plus souvent à la paralysie de l'ensemble &lt;em&gt;car, grâce à la multipolarité, chacun dispose désormais d'un pouvoir -mais n'est absolument pas prêt à abandonner (dépasser) ce pouvoir pour aller vers une action collective de tous&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi, celui qui a voté Non au Référendum s'est comporté comme Chirac l'a fait au Conseil de Sécurité: il a utilisé le pouvoir individuel qu'on lui a donné pour dire Non -et refuser de soutenir l'action collective. Il a vu que Chirac n'hésitait pas à utiliser son pouvoir pour rompre les solidarités qui avaient construit l'Ouest -et en particulier l'Europe- pendant des décennies. Il a vu que, quand la question de l'Iraq passa au Conseil de Sécurité, quand elle fut discutée au sein des instances européennes, quand il s'est agi de l'attitude à avoir au Moyen Orient, la politique chiraquienne fut toujours &lt;em&gt;d'utiliser son pouvoir pour s'opposer à un quelconque dépassement de ses positions propres au profit d'une construction d'ensemble menée par les autres&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi n'en ferait-il pas autant, lui aussi?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le balancier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le grave, dans cette affaire de Référendum, est donc que le Non, malgré tout ce qu'on en dit, va dans le sens de cet émiettement des pouvoirs que l'Histoire provoque aujourd'hui. Le &lt;em&gt;très grave&lt;/em&gt; est que personne ne veut le voir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le &lt;em&gt;vraiment grave&lt;/em&gt; est que personne ne voit quels avantages immenses la France pourrait maintenant tirer de cet alignement inespéré sur ces nouvelles lignes de forces de l'Histoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111747844949440487?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111747844949440487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111747844949440487&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111747844949440487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111747844949440487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/58-le-non-et-le-sens-de-lhistoire.html' title='58. Le Non et le sens de l&apos;Histoire'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111704819303141231</id><published>2005-05-25T21:06:00.000+02:00</published><updated>2005-05-25T21:09:53.033+02:00</updated><title type='text'>57. L'Europe mal en point</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un article très intéressant du président d'ATTAC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque: il n'est pas besoin d'adhérer aux thèses d'ATTAC pour donner raison à l'auteur de l'article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-652889,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-652889,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111704819303141231?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111704819303141231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111704819303141231&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111704819303141231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111704819303141231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/57-leurope-mal-en-point.html' title='57. L&apos;Europe mal en point'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111696535924618553</id><published>2005-05-24T21:54:00.000+02:00</published><updated>2005-05-24T22:13:10.846+02:00</updated><title type='text'>56. L'Europe: pas encore ou déjà "irrelevant" ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un des mots -on pourrait même dire concepts- nouveaux les plus importants du vocabulaire politique de ces cinq dernières années n'a pas de traduction en français: il s'agit du mot "irrelevant" qu'on pourrait traduire par "qui ne compte pas" ou par "insignifiant", ou encore par "hors jeu". Cet adjectif fut employé la première fois par Sharon au sujet d'Arafat dans une phrase qui disait approximativement: "du fait de son comportement et de ses actions, Arafat &lt;em&gt;made himlself irrelevant&lt;/em&gt; (s'est de lui-même exclu de ceux qui comptent).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le mot est important parce qu'il fait référence à la conduite des affaires du monde -et à ceux qui comptent et ceux qui crient beaucoup mais sont devenus des "demi-portions".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article qui suit montre le Référendum français -et le futur de l'Europe- vus par des yeux américains. Des yeux qui, de bonne fois dit le journaliste, ne souhaitent pas l'échec de l'Europe. Car, de toutes façons, tout a été de la faute de l'Amérique avant et tout le sera après pour les Européens. On trouvera dans l'article, mentionné avec un sens rare de l'humour à froid, à quel point l'Europe est devenue &lt;em&gt;irrelevant&lt;/em&gt; sur la scène mondiale -et, en particulier, sur la scène américaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pensons ici au chapitre que Minc consacre à l'Amérique dans son dernier livre. L'Europe ne compte plus autant pour une Amérique tournée vers le Pacifique; elle s'est, d'elle même, mise hors jeu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un article à savourer et à lire plusieurs fois:  &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/05/23/news/politicus.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/05/23/news/politicus.php&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111696535924618553?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111696535924618553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111696535924618553&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111696535924618553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111696535924618553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/56-leurope-pas-encore-ou-dj-irrelevant.html' title='56. L&apos;Europe: pas encore ou déjà &quot;irrelevant&quot; ?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111688449006101936</id><published>2005-05-23T22:27:00.000+02:00</published><updated>2005-05-23T23:50:25.930+02:00</updated><title type='text'>55. Voter NON: une ardente obligation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le débat qui fait rage aujourd'hui en France, le &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt; à la question posée par le Référendum semble être la seule réponse qui ait du sens, même si une immense partie de ceux qui disent voter &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt; le font au nom de raisons un peu rétrogrades ou franchement irréalistes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On ne parlera pas ici des questions purement &lt;em&gt;économiques&lt;/em&gt; -et des raisons qui poussent certains à dire &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt; du fait de leur désaccord sur les réponses européennes apportées à ces questions.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On évoquera plutôt les questions &lt;em&gt;politiques et diplomatiques&lt;/em&gt; et on dira qu'il existe de très nombreuses raisons qui font que l'on doit impérativement répondre &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt; à la progression que souhaite le Traité constitutionnel actuel vers une plus grande unité de l'Europe sur un plan international. &lt;strong&gt;L'Europe n'est pas prête aujourd'hui -tant s'en faut- à assumer une véritable stature politique internationale&lt;/strong&gt;. Elle n'a pas &lt;strong&gt;sa&lt;/strong&gt; vision géopolitique du monde. Elle n'est pas prête à être la grande puissance que l'on voudrait qu'elle soit. La plupart des actions qu'elle a menées &lt;em&gt;en tant qu'Europe&lt;/em&gt; sur le plan international ont été des échecs ou des maladresses qui ont eu des conséquences graves. Progresser vers la création de cette Europe vide d'un véritable sens du Monde serait une grave erreur que nous paierons cher un jour ou l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des exemples? On en a donné ici des dizaines. Rappelons quelques uns d'entre eux:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;1-Entendez vous parler de &lt;strong&gt;Taïwan&lt;/strong&gt; aujourd'hui en Europe? Non. Toute à sa politique sans grand sens vis-à-vis de la Chine (tu es plus belle que les USA, mais j'aime pas ton textile), l'Europe a clairement sacrifié Taïwan dont plus personne ne parle et qu'on livrera aux Chinois dès qu'ils le demanderont. Pour les véritables grandes puissances (USA, Japon, Russie), la question de Taïwan est un cauchemard sur lequel on réfléchit chaque jour et auquel on tente de trouver une parade. L'Europe? chut!! elle dort...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;2-Souvenez vous: qui a aidé à prolonger le &lt;strong&gt;conflit israelo-palestinien&lt;/strong&gt; de plusieurs mois en soutenant Arafat que même les Palestiniens voulaient écarter? Qui a, en permanence, rejeté les demandes des Palestiniens modérés, Israéliens et Américains pour que l'on passe à l'après-Arafat au plut tôt? Quels furent les rôles de MM Solana, Moratinos, etc,...dans ces luttes inutiles qu'on aurait pu supprimer rapidement? Combien de temps s'est-il passé entre la mort d'Arafat et l'arrivée du calme? L'Europe a soutenu contre vents et marées et jusqu'au dernier moment Arafat. Bravo pour la clairvoyance politique!!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;3-Avez vous connaissance des principaux éléments de la politique de l'Europe vis-à-vis de &lt;strong&gt;Myanmar&lt;/strong&gt; (dictature sanglante) de la &lt;strong&gt;Corée du nord&lt;/strong&gt; (essais nucléaires en vue) ou du &lt;strong&gt;Kosovo&lt;/strong&gt; (indépendance ou pas) ? L'Europe a-t-elle seulement une &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; envers ces pays? Pense-t-elle seulement quelque chose de cohérent et de construit au sujet de ces dossiers? Ou navigue-t-elle dans ces eaux avec le même brio qu'elle montre pour l'&lt;strong&gt;Iran&lt;/strong&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;4-Etes vous capables de dire ce qu'est la politique de l'Europe vis-à-vis de la &lt;strong&gt;Russie&lt;/strong&gt;, avec la France qui se prosterne, la Pologne qui nargue, les Etats Baltes qui piquent, les Espagnols qui s'en moquent et les Anglais qui font du business? Et savez-vous si l'Europe sait encore où se trouve sur la carte la Tchétchénie?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour être une puissance mondiale, il ne suffit pas d'avoir des institutions de grande puissance, il faut (i)avoir une &lt;em&gt;vision du monde&lt;/em&gt; et (ii)avoir le &lt;em&gt;courage&lt;/em&gt; de mettre en oeuvre cette vision. Tous les Empires, toutes les grandes puissances ont agi ainsi. Les USA, la Chine ou la Russie agissent ainsi aujourd'hui. &lt;em&gt;L'Europe, elle, n'a pour l'instant aucune vision du monde car les pays qui la composent ont des visions contradictoires du monde, ou n'ont aucune vision du tout&lt;/em&gt;. Quant au courage pour la mise en oeuvre, on voit bien que l'Europe n'arrête pas de &lt;em&gt;répliquer Munich&lt;/em&gt; à tout instant et qu'elle est prête à tout sacrifier au plus fort qui viendra vers elle (Taïwan, Israël, Tchétchénie, conflits en Afrique, règlements inapplicables dans les Balkans, etc,...)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En fait, l'Europe ne pourra exister dans le monde en tant qu'acteur politique que quand tous ceux qui en sont ses "avocats" aujourd'hui seront partis à la retraite et que montera au pouvoir une nouvelle génération d'hommes politiques qui, dès leur plus jeune âge, auront commencé à &lt;em&gt;penser &lt;/em&gt;en Européens, c'est-à-dire en dépassant les limites de chaque pays.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce ne sera pas avant longtemps&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111688449006101936?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111688449006101936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111688449006101936&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111688449006101936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111688449006101936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/55-voter-non-une-ardente-obligation.html' title='55. Voter NON: une ardente obligation'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111660842741784682</id><published>2005-05-20T18:57:00.000+02:00</published><updated>2005-05-20T19:00:27.446+02:00</updated><title type='text'>54. Négociations avec l'Iran (3)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une confirmation des analyses faites dans ce blog dans cet article du Jeudi 19 Mai du Herald Tribune &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/05/19/news/iran.php"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/05/19/news/iran.php&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111660842741784682?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111660842741784682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111660842741784682&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111660842741784682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111660842741784682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/54-ngociations-avec-liran-3.html' title='54. Négociations avec l&apos;Iran (3)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111653145125103895</id><published>2005-05-19T21:17:00.000+02:00</published><updated>2005-05-19T21:37:31.266+02:00</updated><title type='text'>53. L'Europe et l'Iran (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans l’article précédent, la question fut posée de savoir &lt;em&gt;quand une discussion entre deux parties en désaccord peut être considérée comme une vraie négociation&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On illustra le sujet en montrant que les discussions actuelles de l’Union Européenne et de l’Iran ne pouvaient pas être considérées comme de vraies négociations tant que l’Union Européenne n’amenait pas sur la table soit (i)un &lt;em&gt;avantage&lt;/em&gt; de valeur semblable à ce que les Iraniens étaient prêts à abandonner (ce qui semble difficile, vu l’enjeu de prestige absolu que constitue l’arme atomique pour l’Iran) soit (ii)une &lt;em&gt;menace&lt;/em&gt; suffisamment crédible pour forcer les Iraniens à abandonner leurs projets (ce que l’Europe ne veut pas apporter pour des raisons qui lui sont propres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faute d’apporter, puis d’échanger, l’une ou l’autre des ces contreparties, les discussions restent des discussions (même si on veut les appeller des « négociations ») et &lt;em&gt;l’avantage est à celui qui continue à avancer&lt;/em&gt; (l’Iran) puisque l’autre (l’Europe) ne peut obtenir aucun changement de position. A ce stade, il ne peut, en toute logique, exister de chance de voir les Iraniens arrêter leur programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que va-t-il se passer maintenant ? Il est, bien sûr toujours difficile de prévoir des comportements d’Etats, surtout quand on est extérieur –et que, par définition, on n’a pas accès aux informations privilégiées des gouvernements et des équipes qui négocient. Mais cette difficulté peut être au moins partiellement contournée par l’utilisation du simple bon sens –et des &lt;em&gt;lois de fonctionnement&lt;/em&gt; de toute négociation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Première hypothèse : l'atout secret&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Supposons qu’une contrepartie que l’Iran rêve &lt;em&gt;vraiment&lt;/em&gt; de posséder soit trouvée dans l’agitation du travail des négociateurs. Pour une raison ou une autre, cette contrepartie a une valeur extrême pour l’Iran. &lt;em&gt;Les discussions se transformeront alors immédiatement en négociations&lt;/em&gt;. Et ces négociations seront rapides -et permettront à chaque équipe de réussir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se peut que cette contrepartie soit &lt;em&gt;déjà&lt;/em&gt; connue de l’Iran -mais non encore reconnue publiquement par lui, &lt;em&gt;pour que les enchères continuent de monter&lt;/em&gt;. Il se peut que cette contrepartie soit &lt;em&gt;déjà&lt;/em&gt; connue de l’Union Européenne –et qu’elle ne soit pas reconnue publiquement pour &lt;em&gt;éviter&lt;/em&gt; de faire monter les enchères. Dans les deux cas, de toutes façons, c’est au dernier moment qu’on verra apparaître cette carte cachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Seconde hypothèse : une fausse négociation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C’est en quelque sorte l’hypothèse « Munich ». Personne n’a de carte cachée. Il faut arriver à un résultat qui &lt;em&gt;sauve la face&lt;/em&gt; de la partie Européenne -et qui montre une concession de la partie iranienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux parties feront donc semblant d’arriver à un résultat durement négocié &lt;em&gt;mais qui laissera ouverte une toute petite porte&lt;/em&gt;, par laquelle l’Iran passera un jour pour détruire tout l’accord. L’Iran, par exemple, s’engagera à arrêter les processus d’enrichissement d’uranium pendant une longue durée définie en commun -et, dans les faits, gardera toute possibilité, quand la tempête se sera calmée de tout reprendre en main. Ou encore, on ira au Conseil de Sécurité, on se battra très fort pour l’adoption de sanctions et, oh surprise !, on s’apercevra que tel pays met un veto à la décision de sanction. On se rabattra alors avec soulagement sur un arrangement « très acceptable », qui, en fait, cachera une défaite totale de l’Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est le cas le plus probable aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Troisième hypothèse: le "free rider"&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Que l’Iran chiite ait l’arme nucléaire ne peut que gêner –c’est le moins que l’on puisse dire- certains pays non européens. &lt;em&gt;Il suffit donc pour l’Europe de jouer la montre et d'attendre que d'autres fassent le travail&lt;/em&gt;. Le temps passant, les possibilités de l’Iran de disposer de l’arme nucléaire augmenteront. A un moment un pays –Israël ou les Etats Unis- ne pourront plus attendre et frapperont. L’Europe aura eu ce qu'elle voulait sans rien faire. Elle pourra alors s’indigner, dire que si on l’avait laissé faire elle était sur le point d’aboutir à un accord, affirmer que c’est de la piraterie internationale –et bien profiter que le problème soit résolu. (Remarque: On tremble rétrospectivement à ce qu’aurait été la situation internationale si le réacteur nucléaire de Saddam Hussein n’avait pas été bombardé par les Israéliens il y a quinze ans. Mais ce bombardement fut bien sûr unanimement critiqué en Europe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quatrième hypothèse : le problème est internationalisé&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les propositions ne manquent pas pour résoudre le problème &lt;em&gt;légitime&lt;/em&gt; du nucléaire civil qui se pose à de nombreux pays dans le monde aujourd’hui. Toutes ces propositions tournent autour d’une proposition centrale unique : &lt;em&gt;bannir l’enrichissement de l’uranium fait individuellement par les pays et faire cet enrichissement dans des usines communes placées sous juridiction internationale et internationalement contrôlées&lt;/em&gt;. Les pays achèteraient la production de ces usines internationales –qui, de fait de sa nature même, ne pourrait en aucun cas servir de matière première à des bombes. Les pays qui sincèrement souhaitent développer le nucléaire pour des usages civils trouveraient là la solution à leur problème. Ceux qui, en revanche, souhaitent maintenir l’&lt;em&gt;ambiguïté&lt;/em&gt; pour cacher leurs intentions de développer aussi du nucléaire militaire, seraient alors contraints de se dévoiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Grands du nucléaire –USA, France, Grande Bretagne, Russie, etc,..- disposent déjà de réserves immenses de matériau fissile pour leurs propres bombes. Cette solution de « mise en commun » de la fabrication de l’uranium enrichi ne limiterait donc pas leur marge de manœuvre et ne les gênerait pas, puisqu’ils ont déjà ce dont ils ont besoin. Les nouveaux arrivants seraient alors libres de développer leur énergie nucléaire civile sans être soupçonnés d’arrière-pensées. Tout le monde serait satisfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mais chercher une &lt;em&gt;vraie&lt;/em&gt; solution au problème de la proliferation est-il de l’intérêt bien compris de ces Grands ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette solution est, bien clairement,la moins probable des quatre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111653145125103895?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111653145125103895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111653145125103895&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111653145125103895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111653145125103895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/53-leurope-et-liran-2.html' title='53. L&apos;Europe et l&apos;Iran (2)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111644883490984612</id><published>2005-05-18T22:26:00.000+02:00</published><updated>2005-05-19T21:38:07.136+02:00</updated><title type='text'>52. L'Europe et l'Iran (1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Suffit-il de s’asseoir autour d’une table avec des personnes avec lesquelles on est pas d’accord pour dire que l’on est en train de &lt;em&gt;négocier &lt;/em&gt;avec ces personnes ? Suffit-il de parler avec quelqu’un avec lequel on est en désaccord pour dire que l’on &lt;em&gt;négocie&lt;/em&gt; avec lui ? Evidemment non. Négocier implique bien davantage que parler. Négocier implique d’abord &lt;em&gt;échanger&lt;/em&gt;. Et échanger implique que l’on ait en main &lt;em&gt;quelque chose&lt;/em&gt; dont on accepterait de se défaire au profit de l’autre pourvu que l’autre nous donne autre chose en échange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons le: aujourd'hui, l’Europe ne négocie pas avec l’Iran ; elle &lt;em&gt;parle&lt;/em&gt;, tout au plus, avec ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le problème&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’uranium se trouve dans le commerce sous forme de ce qu’on appelle du &lt;em&gt;yellowcake&lt;/em&gt;, inoffensif car contenant trop peu d’atomes d’uranium « lourds ». Pour servir, le yellowcake doit être d’abord &lt;em&gt;converti en gaz&lt;/em&gt;. Ce gaz doit ensuite être &lt;em&gt;enrichi&lt;/em&gt; dans des centrifugeuses qui en augmentent la teneur en atomes lourds en neutrons. A partir du moment où l’on a augmenté considérablement la teneur en atomes « lourds » de l’uranium, on dispose d’une matière qui peut donner lieu à réaction fissile. Cette matière constitue un carburant injectable dans un réacteur nucléaire –ou, également, ce que l’on placera au cœur d’une bombe atomique. La &lt;em&gt;conversion&lt;/em&gt; de l’uranium en elle-même n’a rien donc de dangereux –sauf qu’elle constitue un premier pas qui peut être suivi immédiatement d’un second –l’&lt;em&gt;enrichissement&lt;/em&gt;- qui, lui, peut mener le pays directement à la production d’armes nucléaires. &lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La crise&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;L’Iran menace aujourd’hui de remettre en route les installations de conversion de l’uranium dont il dispose à Isfahan. Il avait suspendu ces activités en Novembre dans un geste de « bonne volonté » vis-à-vis de la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne qui souhaitaient négocier avec lui, au nom de l’Union Européenne, l’arrêt complet de toute activité dans le traitement de l’uranium. Les « négociations », cependant, butèrent en Avril sur le refus des trois européens d’accepter une proposition iranienne de garder une « petite » activité d’enrichissement. La riposte iranienne au refus européen ne s’est pas faite attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La menace que les trois Européens font peser, depuis le commencement des « négociations », sur Téhéran est de transmettre le dossier, en cas d’échec, au Conseil de Sécurité –et de faire en sorte que le Conseil de Sécurité prenne alors des sanctions contre l’Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Où est la négociation ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les trois Européens demandent à l’Iran d’arrêter ses activités de production de combustible nucléaire. Soit. &lt;em&gt;Mais en quoi négocient-ils ?&lt;/em&gt; Qu’offrent-ils en échange de cet arrêt ? Des avantages commerciaux ? Une entrée de l’Iran à l’OMC ? Soyons sérieux : le nucléaire propulsera pour toujours l’Iran au niveau des grandes puissances ; les avantages commerciaux et l’OMC peuvent s’obtenir par la suite et, surtout, &lt;em&gt;n’ont pas la « valeur » de ce que donnera le nucléaire à l’Iran&lt;/em&gt; : abandonner pour longtemps une chance de jouer dans la cour des grands. L’Europe ne se rend pas ridiculisée par ce type de contrepartie qu’elle offre ; elle l’est pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une négociation, on peut quelques fois mettre sur la table, en échange de ce que devra donner l’autre, une &lt;em&gt;menace&lt;/em&gt;. Dans un ouvrage célèbre, le stratège américain &lt;strong&gt;Shelling&lt;/strong&gt; avait ainsi montré comment la menace pouvait constituer une contrepartie dans une négociation –à condition, bien entendu, que cette menace soit &lt;em&gt;crédible&lt;/em&gt; aux yeux de l’autre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Or, ici, quelle crédibilité a, aux yeux de Téhéran, la « menance » européenne: transmettre son dossier au Conseil de Sécurité –alors que tout le monde sait par avance que le véto de la Chine et peut-être de la Russie s’opposeront à toute sanction ? Et si même, d’aventure, il y avait vote de sanctions, quelle serait la valeur &lt;em&gt;pratique &lt;/em&gt;de ces sanctions ? Nulle bien entendu. On n’est pas à la veille d’envoyer des Casques Bleus à Téhéran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci, les négociateurs européens ne peuvent pas ne pas le savoir. Ils ne « négocient » pas avec l’Iran car ils n’échangent rien avec lui : l’Iran a toutes les cartes en main et eux n’en ont aucune. Comme le rapporte le Financial Times du 11 mai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;The Iranian diplomat told the Financial Time that Teheran believed Europe will continue to negotiate &lt;em&gt;even if the suspension of uranium conversion was lifted&lt;/em&gt;. “Iran is aware that its file might go to the Security Council, said the diplomat. This will create a crisis, but even in such a crisis, they will have to talk to us&lt;/span&gt;”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle gifle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Présupposés&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;L'Europe n'a aucune carte, ou du moins : &lt;em&gt;elle ne veut en avoir aucune&lt;/em&gt;. Car bien sûr l’Europe pourrait avoir une carte en main : celle &lt;em&gt;de la menace sérieuse d’une intervention armée&lt;/em&gt;. Mais chut !! ceci n’est pas &lt;em&gt;politiquement &lt;/em&gt;correct. On ne veut plus du recours « unilatéral » à la force. Le président de la République française l’a dit et redit. On doit passer par le Conseil de Sécurité. &lt;em&gt;Et comme la plupart des pays que l’on veut faire passer devant le Conseil de Sécurité ont des amis dans ce même Conseil, on est sûr que ledit « passage » deviendra une mascarade&lt;/em&gt;. L’Europe dit qu’elle « négocie » mais, sans carte ni menace, elle est réduite à la paralysie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe pourrait d'ailleurs mettre sur la table une autre menace sérieuse : &lt;em&gt;celle de couper toute relation diplomatique et commerciale avec l’Iran, de l’isoler brutalement des pays développés et de certains autres pays de la région&lt;/em&gt;. Mais chut !! ceci n’est pas &lt;em&gt;commercialement&lt;/em&gt; correct. Car, tout en « négociant », les trois pays européens lorgnent sur les contrats lucratifs que l’Iran pourrait leur donner demain. Donc, comme disait Talleyrand : &lt;em&gt;surtout pas de zèle, Messieurs, pas de zèle !!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, la clef de tout cela est que l’Europe ne se sent pas vraiment concernée par la nucléarisation de l’Iran. Elle fera avec, comme elle aurait fait avec Saddam ou un autre. Au fond, elle se moque d’un danger qui, d’après elle, ne la concerne pas. Dans le cas de l’Iran, le mot « négociation » n’est là que pour couvrir une véritable impuissance à agir  face aux difficultés que connaît le monde aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs : entend-on la voix de l’Europe en ce qui concerne la nucléarisation de la Corée du Nord ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111644883490984612?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111644883490984612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111644883490984612&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111644883490984612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111644883490984612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/52-leurope-et-liran-1.html' title='52. L&apos;Europe et l&apos;Iran (1)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111558766638939411</id><published>2005-05-08T23:26:00.000+02:00</published><updated>2005-05-08T23:34:45.060+02:00</updated><title type='text'>51. TABLE des ARTICLES (III)</title><content type='html'>Le moteur utilisé par ce Blog n'autorise pas les recherches des différents articles publiés au travers d'un critère de &lt;strong&gt;catégories.&lt;/strong&gt; On publie &lt;em&gt;tous les 10 articles&lt;/em&gt; une &lt;strong&gt;TABLE&lt;/strong&gt; récapitulative des articles classés par catégories. Pour trouver les articles cherchés, on ira soit sur la page en cours soit sur les &lt;strong&gt;dossiers mensuels d'archives&lt;/strong&gt; figurant sur la sidebar.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les catégories de classement figurent ci-dessous; certains articles peuvent appartenir simultanément à deux catégories.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;CATEGORIE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;---------------------------&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Numéro des Articles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère française&lt;/span&gt;: 2, 3, 7, 11, 23, 24, 26, 29, 41, 48&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère européenne&lt;/span&gt;: 1, 5, 8, 12, 15, 17, 19, 23, 24, 28, 31, 41, 43, 44&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evolution internationale:..................... 4, 9, 18, 26, 27, 29, 38, 33&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Institutions de Bretton Woods:............. 6, 32&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère des Etats Unis:....... 16, 20, 26, 29, 32&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère de la Chine:.............13, 21, 22, 35, 39&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Inde:................................................. 36&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Asie Centrale:......................................37&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Moyen Orient:................................. 14&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Turquie:.......................................... 34&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Liban:.............................................2, 3, 11, 25&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Afrique:.........................................10, 42, 45, 46&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Theorie de la mediation...................47, 49&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Islam et la negociation..................50&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111558766638939411?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111558766638939411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111558766638939411&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111558766638939411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111558766638939411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/51-table-des-articles-iii.html' title='51. TABLE des ARTICLES (III)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111542597066986763</id><published>2005-05-07T02:31:00.000+02:00</published><updated>2005-05-07T02:35:23.566+02:00</updated><title type='text'>50. Médiation islamique au Canada</title><content type='html'>Dans le sens de la fragmentation de l'Occident:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-645923,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-645923,0.html&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111542597066986763?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111542597066986763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111542597066986763&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111542597066986763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111542597066986763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/50-mdiation-islamique-au-canada.html' title='50. Médiation islamique au Canada'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111542503610370923</id><published>2005-05-07T02:16:00.000+02:00</published><updated>2005-05-07T02:36:12.716+02:00</updated><title type='text'>49. Mbeki: analyse d'une Médiation (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’analyse du texte de la lettre envoyée par Mbeki (voir article 46) permet de comprendre quelle fut la stratégie utilisée par le Président sudafricain pour son travail de médiation. On fera ici le premier des commentaires que cette analyse inspire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La technique de l’ancrage&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Comment une partie peut-elle éviter qu’une négociation ne s’engage sur un terrain qu’elle considère comme n’étant favorable à ses thèses ? Faut-il parler en premier ou en second dans une négociation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas présent nous montre qu’en ouvrant la négociation (en parlant en premier) et en lançant lourdement une « ancre » -c’est-à-dire une position ou un prix qui constitueront un point de référence obligatoire pour les deux parties dans le reste de la négociation- on gagne un avantage considérable. Evidemment, pour que l’ancre « tienne » et arrime la négociation il faut que celui qui la lance ait un &lt;em&gt;poids&lt;/em&gt; personnel important dans la négociation : c’est au nom de ce poids qu’il annoncera une position initiale (ancre) et qu’il fera en sorte que la position initiale devienne la référence inévitable de toute la négociation qui suivra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mbeki, appelé en Sage africain pour être le médiateur dans ce conflit, lance donc dès le commencement de la lettre son ancre : &lt;em&gt;Marcoussis a une légitimité totale, égale à celle de la Constitution ivoirienne&lt;/em&gt;. L’ancre jetée, on ne peut plus la contester. A partir de là, la médiation va se développer –mais sans jamais remettre en question ce que l’ancre a définitivement immobilisé comme acquis au départ. Si l’ancre est remise en question par l’une des parties, c’est toute la médiation qui l’est aussi, donc Mbeki également –et cette partie devient responsable du retour à l’utilisation de la force. Elle perd donc ce coup (personne ne sortira gagnant de l’annulation de la médiation) &lt;em&gt;mais aussi des coups suivants&lt;/em&gt; (dans la prochaine négociation elle n’aura pas de crédibilité. La contestation de l’ancre n’est donc à jouer que par une partie qui est certaine de triompher par la force la prochaine fois. Aucune des parties en cause en Côte d’Ivoire n’est dans ce cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Valeur de Marcoussis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Remarquons que la stratégie de Mbeki, rétrospectivement, donne sa valeur à Marcoussis. Aussi mal construits qu’aient été ces accords, leur utilisation ici comme ancre leur donne au moins une utilité : sans eux, Mbeki n’aurait peut-être pas pu bâtir sa médiation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allant plus loin, remarquons que cette puissance que Mbeki donne à Marcoussis provient non du contenu de Marcoussis mais de la &lt;em&gt;forme&lt;/em&gt; dans laquelle le document fut signé. Le fait que &lt;em&gt;toutes&lt;/em&gt; les parties aient signé cet accord sert à Mbeki pour lui donner une légitimité maximale. Que certaines des parties n’aient pas été elles-mêmes légitimes, qu’une des parties (le président ivoirien) n’ait pas été partie aux négociations –peu importe. En « vieillissant » le document de Marcoussis a perdu ses côtés négatifs- et Mbeki a pu n’en garder que cette « unanimité » de signatures qui, dans ses mains, donne aux accords une légitimité égale à la Constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Erreur de Gbagbo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sur un plan de pure négociation, on peut dire que Gbagbo paie ici le fait qu’il &lt;em&gt;n’ait pas assez clairement écarté Marcoussis comme point de référence&lt;/em&gt;. Si cela avait été le cas, la médiation de Mbeki aurait alors buté sur ce « non » préalable –et Mbeki aurait du trouver une autre stratégie de médiation. Mais le président ivoirien a préféré depuis le commencement (Kléber) finasser sur les accords, dire officiellement qu’il les trouve bons mais les dénier dans la pratique, etc,…Il les a laissés « vivants » au lieu de les éliminer du paysage, pensant qu’il pourrait s’en tirer avec ce double jeu habituel de la diplomatie traditionnelle. Les méthodes modernes de négociation sont sans pitié pour ces louvoiements si prisés autrefois : elles les « cassent » sans appel, comme on le voit ici.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111542503610370923?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111542503610370923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111542503610370923&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111542503610370923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111542503610370923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/49-mbeki-analyse-dune-mdiation-2.html' title='49. Mbeki: analyse d&apos;une Médiation (2)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111539435594612049</id><published>2005-05-06T17:42:00.000+02:00</published><updated>2005-05-06T17:45:55.956+02:00</updated><title type='text'>48. La politique internationale de la France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une honte de montrer la politique internationale de la France de Chirac sous ce jour servile et faux:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=294730"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=294730&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Vive Pravda-Libe!!!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111539435594612049?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111539435594612049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111539435594612049&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111539435594612049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111539435594612049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/05/48-la-politique-internationale-de-la.html' title='48. La politique internationale de la France'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111480199002745042</id><published>2005-04-29T19:33:00.000+02:00</published><updated>2005-05-01T23:59:57.470+02:00</updated><title type='text'>47. Mbeki: analyse d'une Médiation (1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est toujours intéressant d'analyser techniquement une négociation ou une médiation qui se déroule sous nos yeux -et de tirer de cette analyse des enseignements qui enrichissent nos connaissances sur la question.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voici une première analyse linéaire de la lettre de conclusion envoyée par le Président Mbeki aux différents acteurs du conflit. L'analyse est réalisée paragraphe par paragraphe. Les éléments en rouge entre crochets sont nos commentaires.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;En-tête&lt;/strong&gt;: "Dear Président" [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;chaque acteur étant président de son mouvement, la lettre peut être lue par chacun comme une lettre personnelle qui lui est adressée&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-----SECTION REALISANT L'ANCRAGE&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 1&lt;/strong&gt;: Rappel du &lt;em&gt;cadre juridique&lt;/em&gt; dans lequel on se meut. La médiation demandée à l'Union Africaine par les Ivoiriens se place dans le cadre des Accords de Linas Marcoussis (ALM) et des Accords d'Accra (AA). [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Technique de l'ancrage&lt;/span&gt;: &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;le cadre est &lt;em&gt;ancré&lt;/em&gt; dès le commencement, il ne pourra plus être changé&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 2&lt;/strong&gt;: Le chapitre III de ALM est &lt;em&gt;légitime&lt;/em&gt; parce qu'approuvé par tous les participants- même s'il s'&lt;em&gt;oppose&lt;/em&gt; à l'article 35 de la constitution (élection du Président de la République). [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;on a un conflit&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt; entre deux ligitimités; grâce à l'ancrage du cadre réalisé par le paragraphe précédent, l'ALM et l'AA sont placés au &lt;em&gt;même&lt;/em&gt; niveau de légitimité que la Constitution&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 3&lt;/strong&gt;: Le &lt;em&gt;problème&lt;/em&gt; posé aux parties ivoiriennes et au Médiateur est donc: comment mettre en oeuvre ce principe d'&lt;em&gt;inclusivity&lt;/em&gt; [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;l'anglais dispose ici d'un mot utile que le français n'a pas&lt;/span&gt;] &lt;em&gt;qu'on doit considérer comme légitime&lt;/em&gt; [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;voir paragraphe précédent&lt;/span&gt;] dans le cas de l'élection du président de la République? [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;reformulation du conflit en &lt;em&gt;problème&lt;/em&gt; et basculement de la médiation vers un exercice de problem-solving&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;-----SECTION POSITIONNANT LA MEDIATION&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 4&lt;/strong&gt;: On constate que, depuis la signature de ALM, et, en particulier dans les discussions à Pretoria, les parties ivoiriennes ne sont pas arrivées à un accord [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;on a besoin de moi&lt;/span&gt;] &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 5&lt;/strong&gt;: Il y a &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;urgence&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, et c'est pour cela qu'on a nommé un Médiateur et que celui-ci doit aller rapidement. [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;il faut aller vite (&lt;em&gt;expeditiously&lt;/em&gt;: vite, mais dans les formes administratives, pas baclé); ce que je propose est un tout et il est à prendre ou à laisser. Celui qui commencera à ergoter sur ce que je dis portera la responsabilité de l'échec&lt;/span&gt;]. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 6&lt;/strong&gt;: La légitimité de l'action du Médiateur est donnée par la paragraphe 14 de la Déclaration de Prétoria&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 7&lt;/strong&gt;: Comme prévu &lt;em&gt;j'ai&lt;/em&gt; consulté le président de l'UA et le SG des NU [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;premier emploi du "je"; le poids du Médiateur sur les parties commence à se faire sentir]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 8&lt;/strong&gt;: ....qui sont d'accord sur le fait que la résolution du problème repose sur le respect de l'amendement apporté par ALM à l'article 35. [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;l'ancrage dans ALM et AA n'est pas seulement le fait du Médiateur voir paragrApahe 1; d'autres plus puissants que lui sont du même avis. A ce stade, il est impensable de bouger ALM et AA&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 9&lt;/strong&gt;: ...et aussi sur le fait qu'il faut aller vite pour permettre à l'élection d'Octobre 2005 de se tenir. [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;première mention du &lt;em&gt;deadline&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;l'élection&lt;/em&gt;; à partir de là, il va être très difficile aux destinataires-lecteurs de s'écarter du chemin tracé (ou alors on faut tout sauter); le destinataire lecteur est "dans la seringue"]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-----SECTION CONSACRANT L'ENTREE DU MEDIATEUR&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par 10&lt;/strong&gt;: le Médiateur est conscient que la Constitution doit être respectée, mais qu'elle doit aussi être amendée pour tenir compte de ALM [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;le Médiateur fait coexister dans le même paragraphe les deux légitimités; on peut rien lui reprocher&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 11&lt;/strong&gt;: Le Médiateur est conscient que l'amendement de la Constitution doit obéir aux règles posées par l'article 127 [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;on ne peut toujours rien lui reprocher&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-----SOUS-SECTION ANNONCANT L'INSTRUMENT&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par 12&lt;/strong&gt;: Il est de notoriété publique que la Côte d'Ivoire est divisée en deux parties et que donc l'intégrité du pays est menacée [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;changement brusque de lieu après 11 paragraphes allant dans la même direction; on prend de l'altitude -mais pas n'importe laquelle&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 13&lt;/strong&gt;: et que donc on peut dire que les conditions prévues par l'Article 48 de la constitution [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;urgence&lt;/span&gt;] existent&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;----- RETOUR A LA SECTION SUR LE MEDIATEUR (JE)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par 14&lt;/strong&gt;: j'ai écouté tout le monde et j'ai pris en compte toutes les questions constitutionnelles [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;retour intentionnel ou involontaire, au chemin des premiers 11 paragraphes; on abandonne l'Article 48&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 15&lt;/strong&gt;: j'affirme que le Conseil Constitutionnel doit accepter tous les candidats présentés par les signataires de ALM [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;ce qui revient clairement à donner tort au président de la république et raison à ses opposants -alors que le "je" est médiateur et donc censé être au "milieu&lt;/span&gt;"; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;paragraphe est central&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 16:&lt;/strong&gt; Mais on doit agir légalement et ne pas demander au Conseil Constitutionnel d'agir illégalement [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;ce qui revient, cette fois, à donner tort aux opposants du président; mais ce tort est léger&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-----SECTION INTERPELLANT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 17&lt;/strong&gt;: Le Médiateur,&lt;em&gt; donc&lt;/em&gt;, [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;on ne peut vraiment plus s'écarter du chemin proposé&lt;/span&gt;] demande au Président ("requests") d'user des pouvoirs que lui donne l'Article 48 pour appliquer les dispositions du paragraphe 15 [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;paragraphe central&lt;/span&gt;] [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;il ne s'agit plus ici d'une médiation, puisqu'une des parties se voit enjointe de faire quelque chose par le Médiateur. Première fois que le nom du président de la république est cité&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 18&lt;/strong&gt;: Rappel [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;on suppose que le rappel est fait à celui auquel s'adresse le médiateur dans le paragraphe précédent, le président de la république&lt;/span&gt;] du fait que l'article 48 peut être invoqué quand certaines conditions sont réalisées&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 20&lt;/strong&gt;: ces conditions sont réalisées et l'Article 48 peut être la base constitutionnelle sur laquelle le prédient peut s'appuyer pour prendre les mesures exceptionnelles qui lui permettront de donner une force légale à la recommendation du Médiateur&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;-----SECTION INTERPELLANT INDIRECTEMENT LES AUTRES&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 21&lt;/strong&gt;: La Constitution est la base de tout l'ordre légal d'un pays. Le médiateur pense que le problème de la Côte d'Ivoire aujourd'hui est le chaos qui y règne. [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;changement de perspective, on s'élève&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 22:&lt;/strong&gt; Pour l'instant il faut revenir à la normalité, réunifier le pays et l'administration [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;ceci pour les rebelles&lt;/span&gt;] et organiser des élections [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;ceci pour le président&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 23&lt;/strong&gt;: C'est seulement après avoir réalisé ces objectifs que les changements constitutionnels pourront être faits. [&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;le calme doit venir avant les modificaitons constitutionnelles -ce qui correspond à un argument du président&lt;/span&gt;]&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;------SECTION DE FERMETURE&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Par 24&lt;/strong&gt;: Je demande que les mesures nécessaires soient prises pour donner une force légale à ma proposition&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On commentera ces différents points dans un prochain article.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111480199002745042?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111480199002745042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111480199002745042&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111480199002745042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111480199002745042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/47-mbeki-analyse-dune-mdiation-1.html' title='47. Mbeki: analyse d&apos;une Médiation (1)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111471587955816334</id><published>2005-04-28T20:56:00.001+02:00</published><updated>2005-05-01T23:14:39.976+02:00</updated><title type='text'>46. Togo: les valises cachées</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La presse française est aujourd'hui emplie d'article sur la déroute française en Afrique francophone. Ainsi Libération donne une analyse pertinente -en apparence- de ce désastre:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=292862"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=292862&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toutes ces analyses sont bonnes mais parlera-t-on enfin de l'essentiel: des &lt;strong&gt;valises de billets&lt;/strong&gt; qui circulent en permanence entre l'Afrique et la France -et surtout dans le sens Afrique vers Paris. &lt;em&gt;Car si Paris se tait pour les évènements au Togo, si Eyadéma est qualifié d"ami", ce n'est pas seulement au nom d'une amitié ancienne&lt;/em&gt;. C'est surtout au nom des documents que le "vieux" a laissé, bien conservés dans un coffre, au sujet des bénéficiaires de ses largesses en France. Au sujet, par exemple, de valises de billets qui partaient sur Paris par l'avion Air France le soir de Lomé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Corruption&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et de fait, l'Afrique francophone a corrompu la France et vice versa. On le savait pour le Gabon. On le savait pour le Congo. On le sait pour bien d'autres pays qui achètent leur conduite en faisant parvenir à la France -aux dirigeants français- des valises. Tous les partis politiques en ont été bénéficiaires. Ceux qui sont restés longtemps au pouvoir en ont bénéficié plus que d'autres. Cherchez les noms....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Zone Franc&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'un des principaux avantages de la Zone franc pour la France est de permettre d'institutionnaliser cette corruption et de la développer sur une base systématique. La Zone Franc est composée de deux ensembles de pays placés pour chacun d'entre eux sous une Banque Centrale: la BCEAO pour l'Afrique de l'Ouest et la BEAC pour l'Afrique Centrale. Chaque Banque Centrale a des Agences dans chaque pays. Le système peut donc être verrouillé aisément dès que l'on arrive à mettre des hommes à soi dans chaque siège des banques, à Dakar et à Yaoundé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comment transfère-t-on des billets en euros utilisables en France, alors que les Etats où on collecte ces fonds ont comme monnaie le CFA? Simplement en utilisant l'Agence de la Banque Centrale qui se trouve dans le pays. Les billets sont amenés en valises de CFA à l'Agence locale de la BCEAO ou de la BEAC. Cette Agence, en tant qu'agence de la Banque Centrale, dispose d'un stock d'euros (ou elle peut commander ce stock à son siège qui, lui-même, le commandera en Europe se le fera livrer sur place par avion). Les CFA sont changés contre des Euros et les valises vidées puis réemplies.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce type de liens entre hommes politiques ne s'oublie pas vite. Ceux qui, par le phosphate et le coton (Togo) ou le pétrole (Gabon et Congo) ont payé des personnalités françaises gardent bien sûr des traces écrites de ces versements. Faut-il, dès lors, s'étonner du silence -gauche et droite confondues- sur ce qui se passe en ce moment au Togo.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que celui qui n'a pas touché sa part se lève et parle!!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111471587955816334?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111471587955816334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111471587955816334&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111471587955816334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111471587955816334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/46-togo-les-valises-caches.html' title='46. Togo: les valises cachées'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111454250431587275</id><published>2005-04-26T21:07:00.000+02:00</published><updated>2005-04-26T22:36:42.626+02:00</updated><title type='text'>45. Où est la France au Togo ? en Côte d'Ivoire ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Togo a voté -et, bien entendu, pour élire le fils d'Eyadema. Cela c'est la vie normale d'une certaine Afrique. Remarquons que la CDEAO qui s'était proposée pour faire une "médiation" (entre le fils du dictateur et son concurrent) n'a pas réagi. Les valises de billets ont, parait-il circulé beaucoup ces temps-ci dans la région -et la CDEAO aurait à expliquer certaines choses, dit-on. Mais, où est la France? Un des anciens premiers ministres -Kodjo- est retourné au pays avec des assurances de laisser-passer. A peine arrivé, il fut mis en prison à Kara, fief familial de la famille Eyadema, et torturé. Mais, où est la France?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Incapacités?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment tout le monde a en tête le message chaleureux de condoléances que le président de la République française avait envoyé à la mort d'Eyadema. On dit (Jeune Afrique -l'Intelligent) que le président français avait rajouté de sa main le mot "ami" dans le message qui partait pour la famille du dictateur décédé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais les raisons de ce silence français sont probablement à chercher plus en profondeur -plus en profondeur, en tous cas, que les erreurs que commettent certains personnages de la République. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a, en effet, un &lt;em&gt;paradigme de pouvoir&lt;/em&gt; français, vieux reste des siècles de monarchie, qui considère que le pouvoir dans le monde tire sa légitimité des titres et des grades que les uns et les autres ont. C'est, en fait, le &lt;em&gt;paradigme du chef&lt;/em&gt;: seul le chef a le pouvoir (du fait qu'il a été nomme chef) -et les autres doivent lui obéir Le pouvoir est concentré dans les mains du chef qui fait ce qu'il veut, puisque, précisément, il est le chef. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec un tel paradigme, évidemment, &lt;em&gt;la France a beaucoup de mal à pouvoir être un médiateur&lt;/em&gt; &lt;em&gt;sur un plan&lt;/em&gt; &lt;em&gt;international&lt;/em&gt; car son chef suprême -le président de la République- et les personnes à qui le chef suprême délègue son autorité ont du mal à s'abstraire de leurs positions pour être neutres l'espace d'un instant. Ce sont eux les "chefs" et les parties en conflit doivent, si l'on ose dire "obéir" à la médiation qu'ils "imposent" (!!). Rappelons-nous le fiasco de la &lt;em&gt;médiation de Rambouillet&lt;/em&gt; où le Ministre des affaires étrangères français de l'époque n'omettait aucune occasion de fustiger les Serbes -que par ailleurs il appelait à participer à la médiation "neutre" organisée par la France et l'Angleterre.... Rappelons nous également le &lt;em&gt;conflit du Moyen Orient&lt;/em&gt; où la France a réussi l'exploit de faire sortir l'Europe de la carte tant sa "neutralité" était teintée d'une animosité très claire envers une des parties. Souvenons-nous enfin de &lt;em&gt;Marcoussis&lt;/em&gt; où comme indiqué dans l'article précédent, le chef suprême avait délégué à un professeur de droit constitutionnel -chef s'il en est- le soin de gérer une médiation imposée sans complexe au président de la Côte d'Ivoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Egalités&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le fait est que ce "paradigme du chef" n'a plus cours dans le monde aujourd'hui&lt;/em&gt;. Ce monde exige que tout le monde soit considéré comme &lt;em&gt;égal&lt;/em&gt;, donc comme ayant le même pouvoir. On doit donc apprendre à travailler sur deux plans: celui de la &lt;em&gt;relation&lt;/em&gt; -où tout le monde est présumé avoir un pouvoir égal- et celui du &lt;em&gt;réel &lt;/em&gt;-où, si on y est forcé, on fait réapparaître le véritable rapport de force. Quand Mbeki, le président sudafricain est venu il y a un mois effectuer une médiation en Côte d'Ivoire, il a entendu &lt;em&gt;toutes&lt;/em&gt; les parties avec une égale attention; il a donné à tous le même poids -contrairement à ce que faisait la France et son président qui "détestaient" certains, ne "pouvaient pas voir" d'autres et en "aimait" bien d'autres encore. Et Mbeki a laissé Chirac dire que lui, Mbeki, ne "connaissait pas l'Afrique de l'Ouest", &lt;em&gt;car, précisément, il ne s'agissait pas de connaître l'Afrique de l'Ouest mais d'effectuer un travail "mathématique" de médiation....&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De fait, le sentiment et l'affectif n'ont plus cours aujourd'hui dans la vie internationale. On est, depuis longtemps dans un "&lt;em&gt;paradigme de l'homme&lt;/em&gt;" -tout homme a le même pouvoir, même celui qui n'est pas chef- qui rappelle l'approche du droit. &lt;em&gt;La médiation de Mbeki -sur laquelle on reviendra- est un modèle d'une perfection rarement égalée de l'utilisation de ce paradigme pour faire aboutir une négociation&lt;/em&gt;. Tout est calme, froid et perpendiculaire. Son document est d'une limpidité cristalline -et fut envoyé à tous les protagonistes à la même heure. Mbeki pense ce qu'il veut penser des hommes politiques qu'il a rencontré, mais son travail est dénué de cet affectif condescendant. Et, c'est précisément cette adéquation entre la méthode de négocier et le paradigme de notre monde d'aujourd'hui qui fait le caractère inattaquable de la médiation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Afrique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France fait erreur en gardant, vis-à-vis de l'Afrique, une politique fondée sur des sentiments, de la recherche de vertu (La Baule) ou des "impressions". L'approche &lt;em&gt;juridique&lt;/em&gt; du nouveau paradigme serait la seule qui remettrait au pas certains chefs d'Etat -qui, par ailleurs, savent profiter du méli-mélo des sentiments pour s'acheter une liberté d'action intolérable. Cette approche ne se place pas dans une problématique vertu-vice (puisqu'on ne peut pas obtenir la vertu, on laisse le vice s'installer). &lt;em&gt;Elle se place dans une problématique permis-interdit où on définit le permis, avec ce qu'il peut contenir de vertu et de vice -et on interdit tout le reste.&lt;/em&gt;  &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://libe.fr/page.php?Article=292415"&gt;http://libe.fr/page.php?Article=292415&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111454250431587275?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111454250431587275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111454250431587275&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111454250431587275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111454250431587275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/45-o-est-la-france-au-togo-en-cte.html' title='45. Où est la France au Togo ? en Côte d&apos;Ivoire ?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111446889370574656</id><published>2005-04-26T00:39:00.000+02:00</published><updated>2005-04-26T00:41:33.706+02:00</updated><title type='text'>44. La Hollande et la Constitution européenne</title><content type='html'>&lt;p&gt;Dutch polls show 'no' camp ahead&lt;/p&gt;&lt;p&gt;25.04.2005 - 17:43 CET  By Mark Beunderman (&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;EU Observer&lt;/span&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Three new polls show that a majority of Dutch people are likely to vote 'no' in the upcoming referendum on the EU constitution, although many are still undecided.A new internet poll by the IPP institute (with 7,500 respondents) shows that 58.2 per cent would reject the new EU treaty, while 41.8 per cent would vote in favour, according to press reports on Monday (25 April). The Netherlands will put the draft constitution to a referendum on 1 June, three days after the French vote on 29 May. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A recent poll by election researcher Maurice de Hond also showed the Dutch 'no' camp ahead on Saturday (23 April), albeit by a slight margin. Mr De Hond estimates the percentage of 'no' voters at 52 per cent while the 'yes' camp stands at 48 per cent. But a Friday (22 April) poll by the TV station RTL suggested that 54 per cent of voters are still undecided. The RTL poll confirms that opponents of the EU constitution outweigh its supporters by 24 per cent against 22 per cent. Low turnout Mr De Hond and RTL both expect the turnout to be low, at 32 per cent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;The turnout percentage in the Netherlands is important, as the referendum is non-binding - meaning that the Dutch parliament will have the final say on the ratification of the draft treaty. Some political parties have said they will only respect the outcome of the referendum if turnout is above 30 per cent.MotivationsMr De Hond also presented the results of a survey showing the motives of people voting either for or against the text. 'Yes' voters think the EU constitution is an improvement on to the current situation and that the EU generally brings more advantages than disadvantages to the Netherlands.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Many supporters of the treaty also fear a disintegration of the EU if the draft treaty collapses. 'No' voters argue that the EU brings more bad than good to the country and disapprove of enlargement, especially the prospects of Turkish accession. Competing online voting testsMeanwhile, the country has seen the launch of two competing online voting surveys. The IPP institute, an independent organisation promoting public participation in politics, kick-started one of the schemes. But the 'no' campaign started an alternative version, claiming that the questions in the IPP test lead voters toward a 'yes'&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111446889370574656?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111446889370574656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111446889370574656&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111446889370574656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111446889370574656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/44-la-hollande-et-la-constitution.html' title='44. La Hollande et la Constitution européenne'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111445612652933149</id><published>2005-04-25T21:04:00.000+02:00</published><updated>2005-04-25T21:09:17.520+02:00</updated><title type='text'>43. L'Allemagne et la Constitution européenne</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;German MP tries to stop EU Constitution ratification&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;25.04.2005 - 17:44 CET By Honor Mahony&lt;/span&gt; (extrait de &lt;span style="color:#cc0000;"&gt;EU Observer&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A German MP is filing a legal complaint to the country's constitutional court against the German parliament's proposed ratification of the European Constitution next month.Centre-right MP Peter Gauweiler on Monday (25 April) presented the constitutional court with the legal action which he is hoping will stop the bill to pass the EU charter on 12 May.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;The MP says that the Constitution will take power away from the German parliament arguing in a written statement that the EU charter "definitively" oversteps the boundaries that the German constitution provides for the integration of state institutions in the EU.Mr Gauweiler also claims that the German parliament cannot give more rights to the EU than it has itself.Instead Mr Gauweiler wants the European Constitution to be passed by referendum, although, currently, plebiscites are only called when the country restructures federal territory.But Mr Gauweiler is arguing that there is room in the German constitution to introduce a referendum, a spokesperson for the MP told EUobserver.Article 20 of the German constitution says that all state authority is derived from the people and shall be exercised "by the people through elections and other votes and through specific legislative, executive and judicial bodies".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;The centre-right MP's legal challenge has been dismissed by the German government."The (German) Basic Law is quite clear and I would risk the prediction that Mr Gauweiler's challenge has no chance of success," said the government spokesperson, according to German media.The spokesperson also saw no chance of a postponement of the ratification date arguing that the lower house will vote on 12 May and the upper house on 27 May as planned.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;But Mr Gauweiler is not the only German politician unhappy with the Constitution. According to German media, up to 20 MPs from the Bavaria-based centre-right CSU may vote against the document.This would be for various reasons, including the fact that the Constitution makes no reference to Christianity as well as fears that too much power is going to the executive - the Commission and Council - rather than legislative bodies in the EU.The German government decided to ratify the EU Constitution in May so that its widely-expected approval would give a boost to the French referendum on the document at the end of May.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;All 25 member states have to ratify the EU Constitution for it to come into force. So far, Hungary, Lithuania, Slovenia, Greece, and Italy have all given the green light via their parliaments while Spanish citizens have said yes in a referendum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111445612652933149?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111445612652933149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111445612652933149&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111445612652933149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111445612652933149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/43-lallemagne-et-la-constitution.html' title='43. L&apos;Allemagne et la Constitution européenne'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111411707563299209</id><published>2005-04-21T22:50:00.000+02:00</published><updated>2005-04-24T17:39:04.286+02:00</updated><title type='text'>42. Le désastre de la politique étrangère française en Afrique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La plupart des analystes de la vie politique internationale admettent que la politique étrangère que M. Chirac mène depuis dix ans a conduit la France à une situation désastreuse sur un plan international. Il faudra, un jour, faire le bilan de cette politique et montrer comment la France s'est &lt;em&gt;elle-même&lt;/em&gt; progressivement marginalisée sur la scène internationale; comment, sous prétexte de donner de grands coups de gueule (contre l'Amérique ou la Côte d'Ivoire) ou de faire des gestes qu'on pensait médiatiques (la main d'Arafat tenue par le Président de la République française), la France a suscité une véritable hostilité de la part de plusieurs pays qui, chacun dans sa domaine, dispose d'une puissance économique et politique reconnue.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cet article sera consacré à un aspect -fort préoccupant- de cette politique étrangère: la montée de l'hostilité vis-à-vis de la France -et correlativement la perte d'influence de la France en Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La crise ivoirienne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les vraies difficultés de la France en Afrique commencèrent au moment où se déclancha la crise ivoirienne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette crise mettait en opposition le gouvernement officiel d'un pays lié à la France par un accord militaire et un ensemble de "rebelles" armés en révolte contre le pouvoir central -avec, de toute évidence, la complicité du Burkina Faso voisin. Ces rebelles, installés dans le Nord du pays, étaient décidés à descendre vers le Sud pour s'emparer de la ville principale du pays, Abidjan. La France, appelée à l'aide par les deux parties, envoya des troupes (la Mission Licorne) qui eurent pour mission première de "séparer" les belligérants en s'installant sur une ligne de front est-ouest coupant le pays en deux. L'objet second de la mission de ces troupes était, une fois suscité le cesser-le-feu, de conduire les parties à négocier un accord de paix.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur un plan de politique internationale, cette réponse française n'avait littéralement aucun sens. Dans une situation pareille, l'"allié" que constituait la France aurait pu soutenir le gouvernement central, seule autorité légitime du pays. Elle aurait pu, en sens inverse, décider que pour des raisons bien précises, le gouvernement central était responsable de ce qui lui était reproché par les rebelles -et que donc il fallait laisser les rebelles conquérir le pays et s'emparer du pouvoir. Elle aurait pu enfin décider de ne pas intervenir du tout et de laisser les belligérants se battre. Toutes les options étaient bonnes, &lt;em&gt;sauf celle qui fut effectivement prise&lt;/em&gt; -de se mettre au milieu et de donner raison à moitié au gouvenrement légitime et à moitié aux rebelles. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marcoussi: un cas d'école&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par la suite, la négociation de Marcoussi, organisée à la suite des premiers conflits par de Villepin, fut un &lt;em&gt;modèle de ce qui ne fallait pas faire dans une médiation internationale&lt;/em&gt;. On peut être Ministre des Affaires Etrangères et n'avoir qu'une idée très approximative de ce qu'est une négociation. En l'occurence, on fit venir autour de la table à Marcoussi des représentants légitimes d'un pays et des représentants autoproclamés de groupes dont on ne connaissait pas du tout la composition. On installa à la tête de cette négociation complexe, non pas un homme souple et flexible qui aurait su manoeuvrer entre les positions des uns et des autres, -mais un professeur de droit constitutionnel (!). On mit sur la table de négociation des sujets qui n'étaient pas de la compétence des négociateurs (qui relevaient, par exemple, de la compétence du président de la république de Côte d'Ivoire, absent durant les négociations) oubliant que dans une négociation ou un contrat, il y a un vieux principe qu'on apprend en première année de droit: &lt;em&gt;nul ne peut stipuler pour autrui&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le résultat de ce fiasco -présenté pourtant par la presse comme un grand succès- apparut très vite. Non seulement, la France n'avait pas réussi à réconcilier les deux factions mais elle avait arrimé tout les acteurs à un document -les "accords de Marcoussi"- inutilisable dans la pratique parce que ne représentant pas un compromis entre deux parties, mais simplement un catalogue de souhaits d'une des parties vis-à-vis de l'autre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Derrière l'échec se profilait la vraie raison de ce faux pas: &lt;em&gt;M. Chirac n'aime pas M. Bagbo&lt;/em&gt;. Ni plus ni moins. Le sort d'une relation internationale liée aux transports émotionnels d'un chef d'Etat!! Et comme il ne l'aime pas, la France ne le défend pas réellement. Et on vit la presse sortir des affaires d'escadrons de la mort, de bandes armées terrorisant le pays -alors même que plusieurs pays africains connaissent depuis bien plus longtemps des tragédies bien plus grandes, et que la France et son président se taisent. On vit même sortir dans plusieurs journaux de petits commentaires bien anti-protestants, mettant sur les fréquentations religieuses du président de la Côte d'Ivoire la responsabilité de sa politique anti-française... La question ici n'est bien sûr pas de justifier ce qui se passait en Côte d'Ivoire; elle est de souligner que l'opinion internationale -surtout en Afrique- tolère mal le double jeu, accepte mal que certains dictateurs soient des amis et d'autres des ennemis. On doit choisir la raison d'Etat ou les droits de l'homme -mais pas osciller entre les deux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La disparition récente du président du &lt;em&gt;Togo&lt;/em&gt; montra à quel point la politique étrangère de M. Chirac dépend de ses amitiés personnelles. La France resta silencieuse, trop silencieuse sur les exactions de ce dictateur, mais, dirent les journaux sans sourire: c'était parce que M. Chirac l'aimait bien et qu'il était son ami depuis longtemps...La quasi-totalité des dirigeants des pays francophones ont su trouver les arguments pour "construire" leur amitié avec le chef d'Etat de la France; moyennant quoi, ils se sentent libres de faire ce qu'ils veulent chez eux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une situation très préoccupante&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout se passe aujourd'hui comme si la France avait en Afrique une politique de l'amitié, des liens réciproques et de la valise de billets comme celles qui étaient conçues au XIXème siècle. La diplomatie française reste malgré cela confiante en elle-même -et aveugle aux nouvelles réalités du Continent. Les pays africains francophones, un à un, se tournent vers les Etats Unis, se lient avec la Chine, concluent des accords de coopération avec Israël, etc,. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le dernier rempart de la défense française reste la &lt;em&gt;Zone Franc&lt;/em&gt;. Mais, là aussi, les fissures se voient. La Côte d'Ivoire -qui, rappelons le pour ceux qui ne l'auraient pas compris, ne se sent pas désormais appartenir au même camp que la France- représente &lt;em&gt;40%&lt;/em&gt; de la Zone Franc. Se fâcher avec ce pays, c'était clairement rendre vulnérable la Zone Franc dans son coeur même. C'est pourtant ce que la France a fait sans état d'âme durant les trois dernières années.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Devinette: quel est le sujet du seul livre publié il y a quelques années par celui que l'on présente comme le plus opposé à la France de Côte d'Ivoire, le président de l'Assemblé Nationale de ce pays, qui fut le seul à claquer la porte durant les négociations de Marcoussi au motif que ces négociations n'avaient pas de sens?  Réponse: &lt;em&gt;ce qui pourra être fait en Afrique, en cas de disparition de la Zone Franc&lt;/em&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111411707563299209?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111411707563299209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111411707563299209&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111411707563299209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111411707563299209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/42-le-dsastre-de-la-politique-trangre.html' title='42. Le désastre de la politique étrangère française en Afrique'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111373968240164313</id><published>2005-04-17T13:50:00.000+02:00</published><updated>2005-04-17T14:08:02.413+02:00</updated><title type='text'>41. Le "Malheureux Ministre des Affaires Etrangères" de l'Europe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voilà ce que le président de la République a dit durant son émission de communication, sur la politique étrangère:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PATRICK POIVRE D'ARVOR - Monsieur le Président, avant de donner la parole à ce jeune homme, puisqu'on parle des Etats-Unis, il y a deux dispositions importantes, institutionnelles, dans ce traité constitutionnel : il y a d'abord la création d'un président du conseil, qui restera deux ans et demi-renouvelables (qui peut donc rester cinq ans en fonction), alors qu'aujourd'hui on ne le connaît pas. Il y a aussi la création d'un ministre des Affaires étrangères. Qu'est-ce que ce ministre des Affaires étrangères ferait si on se retrouvait dans une situation similaire à celle d'il y a deux ans, et à laquelle faisait allusion Emmanuel, à savoir une situation où, finalement, les Anglais et les Espagnols ne sont pas d'accord avec les Français et les Allemands sur une question. Est-ce qu'ils pourraient parler d'une seule voix ?&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;LE PRESIDENT - &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Et il n'a jamais été prévu que chacun des pays renonçait à sa propre diplomatie.&lt;/span&gt; Il a simplement été prévu que l'on faisait ensemble un effort pour se convaincre mutuellement et s'exprimer d'une même voix. Chaque fois que c'est possible. &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Cela veut dire que le Ministre des Affaires étrangères qui est prévu dans la Constitution, aura pour tâche essentielle de mettre en commun les sentiments de l'ensemble des Vingt cinq pays de l'Union, et à partir de là , de défendre un point de vue avec toute la force que confère l'Union. Naturellement, si tel ou tel pays n'est pas d'accord, alors le&lt;/span&gt; malheureux Ministre des Affaires étrangères &lt;span style="color:#000000;"&gt;sera obligé, soit de trouver un compromis avec les Vingt cinq, soit d'admettre que sur ce plan particulier, c'est un&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;progrès, c'est pas une solution à tout&lt;/span&gt;. Cela n'empêchera pas la France de s'opposer à toute action militaire par exemple qui ne serait pas purement justifiée par la défense de ses intérêts ou de ses valeurs.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;EMMANUEL CHAIN - A ce sujet, Nicolas BOUCHÉ avait une question à poser. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;QUESTION - Monsieur le Président, vous nous dites "l'Union fait la force" et moi je vous citerai la devise d'une européenne qui est "l'Union dans la diversité". &lt;span style="color:#000000;"&gt;Alors, tout simplement, comment avoir une politique commune donc un Ministre des Affaires étrangères avec des pays qui ont des opinions divergentes, avec l'ingérence des Etats-Unis évidemment dans l'Union européenne, les intérêts économiques de certains pays, comme la Pologne avec les différents accords commerciaux notamment militaires avec les Etats-Unis&lt;/span&gt;. Vous avez dit tout au départ, vous nous avez dit "La France aura une position beaucoup plus importante avec l'Union européenne". &lt;span style="color:#000000;"&gt;Avec un Ministre des Affaires étrangères au Conseil de sécurité des Nations-Unies, pensez-vous que la France aura le droit de dire et de poser son veto. Pensez-vous que la France aura la même position qu'elle a maintenant et pensez-vous que la France aura la même image qu'elle a maintenant en tant que pays très important au niveau mondial ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;EMMANUEL CHAIN - Est-ce que Monsieur de VILLEPIN aurait pu faire son discours à l'ONU avec un Ministre des Affaires étrangères européen ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE PRESIDENT - Réponse oui, naturellement. Mais je reviens un instant à la question qui est posée. Premièrement, ne mélangeons pas la Constitution et les institutions de l'ONU. &lt;span style="color:#000000;"&gt;La France est membre permanent du Conseil de sécurité. A ce titre, elle dispose du pouvoir de veto et rien n'est changé&lt;/span&gt;. Il y a une réforme actuellement à l'étude de l'ONU et qui ne met naturellement pas en cause la présence de la France au Conseil de sécurité, ni ses droits. Et cela, c'est sa propre souveraineté qui ne sera naturellement pas bougée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;QUESTION - Mais, Monsieur le Président, a fortiori dans le futur, nous serons amenés à avoir la même politique en tant que moteur de l'Union européenne, que le Ministre des Affaires étrangères. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE PRESIDENT - J'ai essayé de vous expliquer que le Ministre des Affaires étrangères a pour vocation d'exprimer, lorsqu'elle existe, avec force et avec la puissance que confère l'Union, les positions de l'Union européenne. Naturellement, puisque ce sont des décisions qui se prennent au Conseil des ministres, je dirai à l'unanimité en fait, s'il n'y a pas une position commune comme l'évoquait tout à l'heure Monsieur CHAIN pour l'affaire de l'Iraq, et bien le &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;malheureux Ministre des Affaires&lt;/span&gt; étrangères ne pourra évidemment pas exprimer une position commune. Sur ce point, c'est un progrès important qui va donner à l'Union la possibilité au lieu de se braquer dans un sens ou dans un autre, de faire un effort diplomatique pour une conception commune, mais cela n'empêchera jamais les pays de l'Union et en particulier la France, de défendre leurs points de vues lorsqu'ils estiment que c'est essentiel. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;EMMANUEL CHAIN - Avouez que c'est un petit peu ennuyeux que pour une affaire aussi importante que l'Iraq, alors que la Constitution prévoit un Ministre des Affaires étrangères européen, il y ait une telle division au sein de l'Europe. Sur les 25 aujourd'hui, 9 étaient contre et 16 pour. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE PRESIDENT - Cher Monsieur CHAIN, rien n'est parfait. Ni la Constitution, ni aucune institution. Je vous dis simplement ce qui se passe et quelle est la réalité. La France n'abdiquera pas naturellement sa capacité lorsque l'essentiel est en jeu. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;EMMANUEL CHAIN - Non, c'est l'idée même de l'Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;PATRICK POIVRE D'ARVOR - Emmanuel, nous arrivons au terme de cette émission. Cela fait plus de deux heures que nous sommes ensemble. Une toute dernière question. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;QUESTION - C'est un point primordial et non pas important. Quand on sait, Monsieur le Président, que quatre mille trois cents projets régionaux français ont été financés par les fonds structurels européens, qui sont de cent quatre vingt quinze milliards d'euros pour l'Europe des Quinze et non pas des Vingt cinq, et que l'Espagne a bénéficié de trente sept milliards et l'Italie de vingt deux milliards d'euros, les deux questions qui me viennent à l'esprit : pourquoi cette répartition non équitable pour la répartition des fonds structurels ? La deuxième question qui me vient à l'esprit : pourquoi ne pas augmenter le budget de la Commission européenne malgré l'adhésion de dix nouveaux pays membres ? Et c'est la question qui me semble la plus importante et qui doit être soulevée, parce que c'est contradictoire, Monsieur le Président.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;PATRICK POIVRE D'ARVOR - D'autant que les Anglais, eux, ne veulent pas payer. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE PRESIDENT - Ceci étant, les fonds structurels sont accordés en fonction du niveau de vie, ce qui est tout à fait légitime et ce qui a permis précisément à des pays comme l'Espagne, comme l'Irlande, comme le Portugal aujourd'hui, comme les pays de l'Est demain, d'avoir un niveau de vie qui augmente, qui est d'ailleurs au bénéfice de tout le monde, puisque, je le répète, cela crée de la richesse, cela crée des importations, cela crée du développement économique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, vous avez parlé du budget. Le budget, là vous pourriez me dire, mais pourquoi est-ce que vous vous opposez à une augmentation du budget ? Ce qui était en réalité sous-entendu dans votre question. Tout simplement parce que dans une période comme celle que nous connaissons, nous sommes un certain nombre de pays, et notamment la France et l'Allemagne, qui considèrent qu'on ne peut pas demander à chaque Etat de faire des efforts considérables pour limiter leurs dépenses budgétaires, alors que bien souvent il faudrait pouvoir augmenter un certain nombre de prestations sur le plan national et au contraire, de dire à l'Europe. "Naturellement, vous pouvez augmenter votre budget comme vous voulez". C'est impossible. Nous sommes dans une période de difficultés budgétaires, c'est vrai en France, c'est vrai dans tous les pays de l'Union. C'est vrai au niveau de l'Union, chacun doit faire un effort. On ne peut pas dire "l'Union, elle, peut augmenter son budget comme elle veut" et les malheureux Etats-membres, eux, ils sont obligés de se serrer la ceinture. Cela, ce n'est pas possible. Voilà notre position&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Espérons qu'à ce stade d'ambiguité et de flou on aura compris ce qu'il faut faire: dire à ces messieurs de revoir leur copie!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Vive le "malheureux Ministre des Affaires Etrangères" de l'&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Europe&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comment peut-on être si méprisant pour l'Europe -et en même temps demander un vote pour l'Europe?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111373968240164313?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111373968240164313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111373968240164313&amp;isPopup=true' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111373968240164313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111373968240164313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/41-le-malheureux-ministre-des-affaires.html' title='41. Le &quot;Malheureux Ministre des Affaires Etrangères&quot; de l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111370079466722433</id><published>2005-04-17T03:18:00.000+02:00</published><updated>2005-04-17T03:31:06.430+02:00</updated><title type='text'>40. TABLE des ARTICLES (II)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le moteur utilisé par ce Blog n'autorise pas les recherches des différents articles publiés au travers d'un critère de &lt;strong&gt;catégories.&lt;/strong&gt; On publie &lt;em&gt;tous les 10 articles&lt;/em&gt; une &lt;strong&gt;TABLE&lt;/strong&gt; récapitulative des articles classés par catégories. Pour trouver les articles cherchés, on ira soit sur la page en cours soit sur les &lt;strong&gt;dossiers mensuels d'archives&lt;/strong&gt; figurant sur la sidebar.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les catégories de classement figurent ci-dessous; certains articles peuvent appartenir simultanément à deux catégories.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;CATEGORIE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;---------------------------&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Numéro des Articles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère française&lt;/span&gt;:............... 2, 3, 7, 11, 23, 24, 26, 29&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère européenne&lt;/span&gt;:...... 1, 5, 8, 12, 15, 17, 19, 23, 24, 28, 31&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evolution internationale:..................... 4, 9, 18, 26, 27, 29, 38, 33&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Institutions de Bretton Woods:............. 6, 32&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère des Etats Unis:....... 16, 20, 26, 29, 32&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère de la Chine:.............13, 21, 22, 35, 39&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Inde:................................................. 36&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Asie Centrale:......................................37&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Moyen Orient:................................. 14&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Turquie:.......................................... 34&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Liban:.............................................2, 3, 11, 25&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Afrique:...........................................10&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111370079466722433?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111370079466722433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111370079466722433&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111370079466722433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111370079466722433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/40-table-des-articles-ii.html' title='40. TABLE des ARTICLES (II)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111370019595512614</id><published>2005-04-17T03:02:00.000+02:00</published><updated>2005-04-17T03:09:55.963+02:00</updated><title type='text'>39. Tension entre la Chine et le Japon</title><content type='html'>Une information de l'AP&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Anti-Japanese Protesters Rampage in China&lt;/strong&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(World - AP Asia )&lt;br /&gt;By CHRISTOPHER BODEEN, Associated Press Writer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;SHANGHAI, China - About 20,000 anti-Japanese protesters — some shouting "kill the Japanese" — rampaged through Shanghai on Saturday, stoning Japan's consulate and smashing cars and shops in protest over Tokyo's bid for a permanent U.N. Security Council seat and perceived whitewashing of wartime atrocities.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thousands of police watched the rioting but did little to restrain the crowd, and Japan filed an official protest, complaining that Chinese authorities failed to stop anti-Japanese violence for a third weekend in a row.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Japan's Embassy said two Japanese were injured after being surrounded by a group of Chinese, Kyodo News agency reported. The extent of their injuries was not immediately known. Japan's Foreign Ministry denounced the protesters' "destructive and violent actions" and said it had "strongly protested" to the Chinese government.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Even though information was available beforehand to infer that there would be a demonstration, nothing was done to prevent it," the ministry said in a statement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Shanghai government, however, blamed Japan, saying the protest was prompted by "Japan's wrong attitudes and actions on a series of issues such as its history of aggression," the official Xinhua news agency quoted government spokeswoman Jiao Yang as saying. Jiao called for calm and asked residents not to participate in unauthorized demonstrations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thousands of people also participated in peaceful protest marches in Hangzhou and Tianjin, defying government demands for restraint. In Beijing, hundreds of police blanketed Tiananmen Square in the center of the Chinese capital to block a planned protest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;State television did not mention the Shanghai protests in its main evening news report, apparently reflecting fears by communist leaders that they could further damage already sour relations with Tokyo or encourage others to take to the streets against corruption or demand political reforms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last week, protesters smashed windows at the Japanese Embassy in Beijing and marched in other Chinese cities. The violence prompted several Japanese companies — including Mazda Motor Corp., Suzuki Motor Corp. and Toshiba Corp. — to cancel business trips to China, while others told employees in China to take safety precautions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Some have suggested that Beijing has permitted recent protests to support a campaign against Tokyo's bid for a permanent Security Council seat. The five current permanent members — Britain, China, France, Russia and the United States — have veto power over U.N. actions.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tensions between the regional rivals also have been heightened by disagreements over gas resources in disputed seas and new Japanese textbooks that critics say gloss over Japan's wartime offenses. Many Chinese believe Japan has never truly shown remorse for atrocities committed during its pre-World War II invasion of China.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Saturday's anti-Japanese march in Shanghai was the first in China's commercial capital. Although state newspapers said no one received permission to hold a protest, authorities at one point posted a sign saying, "March route this way." &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Police in riot helmets kept protesters away from the Japanese consulate building but let protesters throw eggs and rocks. A group of young men broke the windows of a Nissan sedan and flipped it over, while protesters shattered the windows of at least two other Japanese cars.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Protesters smashed windows at more than a dozen Japanese-style noodle shops and bars, many of them Chinese-owned. Others broke the windows of a police car after a rumor spread that a man sitting inside was Japanese. The car drove away before the crowd could grab him.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The violence followed a march from City Hall to the consulate by about 5,000 people carrying banners saying in English, "Say No to Japan in the Security Council," and chanting, "Japanese pigs get out!"  A sign outside the consulate said, "Be Vicious Toward Japanese Devils."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"The Chinese people are angry," said one marcher, Michael Teng, a graduate student at Donghua University. "We will play along with Japan and smile nicely at them, but they have to know they have a large, angry neighbor."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In Hangzhou, southwest of Shanghai, on Saturday, 10,000 people shouted slogans "condemning Japanese militarism," the official Xinhua News Agency reported. In Tianjin, east of Beijing, about 2,000 protesters held a peaceful one-hour march.  Chinese activists have pushed for a boycott of Japanese goods, but Beijing does not want to endanger economic relations with Japan, which the Chinese Ministry of Commerce says has nearly $48 billion invested in China.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Japan's Foreign Minister Nobutaka Machimura was preparing to fly to Beijing on Sunday for talks aimed at defusing the tensions. Japan and the United States warned its citizens in China about possible danger before the protests.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111370019595512614?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111370019595512614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111370019595512614&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111370019595512614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111370019595512614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/39-tension-entre-la-chine-et-le-japon.html' title='39. Tension entre la Chine et le Japon'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111358613897284215</id><published>2005-04-15T17:29:00.000+02:00</published><updated>2005-04-16T23:27:16.436+02:00</updated><title type='text'>38. Le Non au Référendum et le Zeitgeist</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les débats que l'on entend au sujet du Traité Constitutionnel européen sont intéressants à analyser d'un point de vue &lt;em&gt;philosophico-politique&lt;/em&gt; car ils semblent bien révéler -ou plutôt confirmer- une &lt;em&gt;évolution&lt;/em&gt; nouvelle de notre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on s'abstrait un instant des considérations politiques relatives à la nature de la question européenne, sur quel objet &lt;em&gt;théorique&lt;/em&gt; portent ces débats? Ils portent sur la question de savoir &lt;em&gt;si,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;pour être "mieux" (&lt;/em&gt;quelle que soit la définition de ce "mieux"), &lt;em&gt;des entités doivent se grouper en se fondant dans une entité-matrice plus grande que chacune d'elles -ou si, pour atteindre ce même "mieux", ces entités doivent rester indépendantes et simplement chercher à mieux s'articuler entre elles&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etre "mieux": s'unir aux Autres pour se fondre en Un&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les partisans du Traité constitutionnel européen sont de la première opinion. Ils disent que pour être "mieux", il faut aller vers le haut et qu'il faut, d'une façon ou d'une autre, se fondre dans une entité plus grande que chacune des Etats. Dans le domaine économique, c'est aussi l'argument de ceux qui plaident pour des fusions entre entreprises, ces fusions permettant de créer un profit plus important grâce à l'abaissement des coûts créés par les "économies d'échelle" que les fusions suscitent. C'est, quelque part, un &lt;em&gt;mythe et une mystique unitaires&lt;/em&gt; qui sont là à l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan mondial, cette approche du "mieux" a ses partisans chez ceux qui veulent voir arriver le plus tôt possible un "&lt;em&gt;gouvernement mondial&lt;/em&gt;" -au travers, par exemple, de l'érection d'autorités &lt;em&gt;supranationales&lt;/em&gt; dans différents domaines. Selon ces personnes, les Etats qui composent le monde sont divers par nature et voués nécessairement à se battre entre eux. Ils n'arrivent pas à aller rapidement à l'essentiel. Seul un "&lt;em&gt;gendarme&lt;/em&gt;" ou un "&lt;em&gt;régulateur&lt;/em&gt;" ayant autorité ou encore une &lt;em&gt;règle de loi&lt;/em&gt; placés au dessus des Etats aurait le pouvoir de mettre de l'ordre dans cette diversité agitée. Le "gendarme" est à voir, dans certains cas, dans des &lt;em&gt;institutions&lt;/em&gt; (par exemple, les Nations Unies elles-mêmes). Dans d'autres cas, des &lt;em&gt;traités&lt;/em&gt; (par exemple, celui qui institue la Cour Pénale Internationale) peut faire office de "gendarme". Dans tous les cas, c'est parce qu'on a créé une "&lt;strong&gt;gouvernance globale&lt;/strong&gt;" et qu'on s'y est soumis que l'on peut surmonter les difficultés du présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Etre mieux: se prendre en main et s'articuler avec les Autres&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ceux qui soutiennent l'opinion contraire voient avec horreur cette dépersonnalisation censée amener le "mieux" pour tous en fondant tout le monde dans une entité nouvelle. Ils disent que ce n'est ni en disparaissant dans une matrice globale ni en se fusionnant que l'on aboutira au "mieux". &lt;em&gt;C'est en restant ce que l'on est et en coordonnant ce que l'on fait que l'on arrivera à ce "mieux" de façon pratique et durable&lt;/em&gt;. La "gouvernance globale" est pour eux un leurre -et, en tous cas, une manière bien peu démocratique d'avancer. La "gouvernance globale" renvoie pour eux au Bien de Platon -et l'on sait que ce n'est pas vers Platon qu'il faut se tourner si l'on veut éviter le totalitarisme que la recherche du Bien à tout prix crée. Chacun à sa manière, De Gaulle, les Anglais dans les années 70 et Bush aujourd'hui soutiennent cette opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le balancier de l'Histoire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis longtemps, le balancier de l'Histoire oscille curieusement entre les deux opinions. De Gaulle, à l'époque, parlait du "machin" en se référant à l'ONU -et se plaçait du côté de la seconde opinion, tout comme Bush aujourd'hui. En revanche, Chirac -plaidant sans relache un multilatéralisme destiné à utiliser une majorité d'Etats pour contrer les Etats Unis- se place clairement du côté de la première opinion, aux côtés de Kennedy et des Américains des années 60 et 70.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que l'idée européenne est née dans les années 60, &lt;em&gt;alors que le balancier penchait du côté de l'opinion qui dit que le "mieux" est atteint par la fusion des acteurs dans une matrice globale.&lt;/em&gt; Elle est née au moment où les fusions d'entreprises vers la création de conglomérats trans-nationaux étaient considérées comme le sommet et le meilleur de l'activité économique. C'était donc l'époque où l'on disait que "big is beautiful"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le balancier était probablement toujours resté penché du même côté au commencement des années 90, quand naquirent les grandes initiatives multilatérales (traité de la CPI, Mines anti-personnelles, protocole de Kyoto, etc,..) et le concept de gouvernance globale. C'est le moment de la naissance du "&lt;strong&gt;nouveau multilatéralisme&lt;/strong&gt;" dont on a souvent parlé dans ce Blog.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On lira à ce propos un excellent article du Herald Tribune:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://iht.com/articles/2005/04/14/opinion/edbrooks.html"&gt;http://iht.com/articles/2005/04/14/opinion/edbrooks.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le balancier a changé complètement de côté aujourd'hui. De fait, toutes les conditions sont réalisées depuis longtemps pour qu'un tel changement se passe. Toute notre société plaide pour l'&lt;em&gt;individualisme&lt;/em&gt;, la prise en main de soi par soi, le développement personnel, ...; l'internet renforce la tendance à monter une culture locale pour chaque groupe, etc,...Nous savons désormais que "small is beautiful" et que les entreprises font tout pour éclater en petits noyaux liés les uns aux autres.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La &lt;em&gt;guerre en Iraq&lt;/em&gt; fut probablement le déclencheur indirect (et involontaire) d'une accélération de ce mouvement de balancier. Cette guerre fut perçue comme l'action d'un Etat (les Etats Unis) qui pensait à lui d'abord et à ses intérêts, et ce, malgré l'opposition des autres qui en appelaient à l'"unité". Elle fut le déclencheur &lt;em&gt;simplement parce qu'elle eut lieu&lt;/em&gt;, symbolisant de ce fait la défaite des partisans du multilatéralisme nouveau -voir le discours de Villepin au Conseil de Sécurité- et de ceux qui soutenaient l'option de la "fusion en un". Il en aurait été tout autrement si ceux qui s'opposaient aux Etats Unis (par exemple, la France) avaient défendu, non pas l'"action collective" et le multilatéralisme, mais &lt;em&gt;l'Iraq lui-même&lt;/em&gt;: dans ce cas, il y aurait simplement eu affrontement de deux camps, l'un n'arrivant pas à convaincre l'autre de son bon droit. En se posant comme défenseur de l'"action collective", la France a contribué à donner un coup fatal à ce "multilatéralisme" qu'elle voulait défendre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Remarquons que, par sa seule existence, la guerre en Iraq renforça sur un autre plan le changement de côté du balancier. La guerre contraignit certains Etats (par exemple la Pologne) à choisir entre l'option "fusion" (Chirac leur avait dit: "vous êtes Européens, alors, taisez-vous") et l'option "prise en main de soi par soi" (et pour cela, ils ont soutenu les Etats Unis). Le choix que fit la Pologne (et les autres pays), même s'il n'est plus celui fait aujourd'hui sur un plan militaire, a montré aux yeux de tous que le balancier n'était plus là on pense qu'il était.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Référendum du 29 mai&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vu sous cet angle philosophique, le référendum du 29 mai n'a &lt;em&gt;aucune chance&lt;/em&gt; de donner un Oui majoritaire. En effet, au delà des arguments des uns et des autres, le traité constitutionnel est la &lt;em&gt;représentation symbolique parfaite de cette option déjà dépassée&lt;/em&gt;, que l'on a abandonnée: faire l'union pour atteindre le "mieux". A l'heure du petit groupe connecté par internet ou de la communauté qui retrouve ses racines, fabriquer un grand "machin" ne parle à personne. Exciter la foule en disant que s'unir dans ce grand "machin" est nécessaire car il va nous aider à être aussi forts que les Etats Unis ne parle pas non plus à la foule.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'autres raisons plus immédiates, bien entendu, peuvent expliquer la montée du "Non" dans les sondages; on y reviendra dans ce Blog. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais on ne doit pas ignorer ces forces profondes qui parcourent notre société: l'idée européenne fut un temps alignée sur le sens de l'Histoire. Pour le meilleur ou pour le pire, elle semble aujourd'hui aller contre ce sens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111358613897284215?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111358613897284215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111358613897284215&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111358613897284215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111358613897284215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/38-le-non-au-rfrendum-et-le-zeitgeist.html' title='38. Le Non au Référendum et le Zeitgeist'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111312934577994508</id><published>2005-04-10T12:33:00.000+02:00</published><updated>2005-04-10T13:14:20.946+02:00</updated><title type='text'>37. Tour Operator: la base de Bin Laden</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Du même journaliste que l'article précédent, le plan présumé de la base souterraine de Bin Laden à Tora Bora: remarquable!!!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.mjakbar.org/binladen.asp"&gt;http://www.mjakbar.org/binladen.asp&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111312934577994508?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111312934577994508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111312934577994508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111312934577994508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111312934577994508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/37-tour-operator-la-base-de-bin-laden.html' title='37. Tour Operator: la base de Bin Laden'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111312866708176215</id><published>2005-04-10T12:13:00.000+02:00</published><updated>2005-04-10T13:13:46.633+02:00</updated><title type='text'>36. La Diplomatie du Bus entre Inde et Pakistan</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Un texte remarquable sur le réchauffement des relations entre l'Inde et le Pakistan. A voir dans le contexte d'une alliance en train d'être nouée en Chine et Inde (article suivant dans ce Blog). Le texte est extrait de The Asian Age:&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://www.asianage.com/"&gt;http://www.asianage.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.asianage.com/main.asp?layout=2&amp;cat1=6&amp;amp;cat2=44&amp;newsid=151588"&gt;The Next Moment&lt;/a&gt;- By M.J. Akbar&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A decision creates a moment. A moment creates an opportunity, and history rides on the wheels of opportunity. Prime Minister Manmohan Singh and President Pervez Musharraf created such a moment with the bus between Srinagar and Muzaffarabad, and around it lie a range of opportunities and options that will shape the dialectic as well as the content of the India-Pakistan relationship. Significantly, opportunity could also lie outside the known script.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;In that sense, April 6 could prove to be as significant as April 7. On the eve of the first bus to Muzaffarabad, militants attempted to sabotage the journey by the most brutal means conceivable — by killing all the passengers. This was in line with their threat to convert the bus into a coffin. One would have thought that this, at the very least, would have ensured better security in Srinagar. Mercifully, the passengers survived both the inept security and the trauma of the attack. Remarkably, not a single passenger changed his or her mind about the journey. The extraordinary emotional scenes when the buses reached their destinations, and the courage of the drivers and passengers, proved beyond doubt how far the militants have moved from the sentiment on the ground.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Those who believed that terrorism would succeed clearly did not think through the consequences. Their guns were trained on ordinary Kashmiris, the very people they were seeking to "liberate". Death must seem like a strange form of liberation. These passengers were not "Indian agents" or partisan politicians. It was actually a welcome fact that the nuances of politics had kept politicians out of the first bus, and left the moment to ordinary Kashmiris with a vested interest in nothing more, and nothing less, than a peaceful reunion with loved ones. In other words, the militants have succeeded in alienating those whose sympathy is essential to their cause.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;They should have considered a second outcome. This was the first time that Delhi and Islamabad condemned the same terrorist attack — and meant it. No government can permit terrorism to sabotage an international agreement. If anything, it strengthened the resolve to protect the bus route.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Islamabad has been careful about its position-play. While Prime Minister Singh and Congress president Sonia Gandhi went to Srinagar to flag off the bus, President Musharraf stayed at home. Islamabad treats the bus link as an "internal" matter between two Kashmirs. (While the presence of Mr Singh and Mrs Gandhi was welcome, foreign minister Natwar Singh might have resisted the temptation of a photo opportunity.) The attack on the passengers however placed Delhi and Islamabad on the same side of an important barricade — the barricade against violence. The strong condemnation of the attack by the Pakistan media is an element of the same story. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Cynics carped. So what? What else should we expect from cynics? A fellow journalist from the audio-visual media asked me whether 18 people a day were going to bring eternal peace. I had to point out that 18 is an infinite number of times greater than zero. Indian television got hyper in its coverage of the attack, with some querulous microphone-holders virtually demanding that the bus be postponed if not scrapped. So what? Television is in the business of building ratings, not in the business of building peace. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;The great question since 1 January 1949, the day a ceasefire line froze through Jammu and Kashmir, is whether this Line of Control has been drawn in stone or sand. It might seem unfashionably sentimental to say this, but I believe the tears of the Kashmiri people turned stone into sand. Dr Singh, Mrs Sonia Gandhi, General Musharraf and indeed Mr Atal Behari Vajpayee — for it was during his tenure that the idea was mooted and gained strength — deserve credit for listening to the aching murmurs of the Kashmiri heart. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Two buses on 7 April crossed a psychological barrier as much as a physical one. For the first time since partition, the much-interrupted peace process has some real meaning for the Kashmiri people. For the first time in nearly six decades, the warmth on the dividing line comes not from the heat of artillery shells but from emotions beyond the reach of words. Only those who have been divided truly understand the meaning of partition. History created two nations in 1947. That cannot be changed. But no history, not even the history of tyrants, gives governments the right to destroy the ties of kinship and friendship that keep human society humane.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;I particularly enjoyed the remark of one passenger from Muzaffarabad who arrived without a single relative on our side of the Line of Control. Every Kashmiri was his relative, he said. Touché. It was extremely sensible of Delhi not to deny him an entry permit on such a technicality. If a tourist cannot come to Srinagar, where on earth should he go?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;This warmth will melt much more than the tensions of Kashmir. Punjab is already beginning to stir. A series of visits between leaders of the two Punjabs has already generated hope that Muslims, Sikhs and Hindus who speak the same language and share the same culture will rediscover a shared economy, a shared literature and a shared life. There has been a minor Punjab Olympics that generated great enthusiasm earlier this year. A few weeks ago, thousands of Pakistanis came to Chandigarh to watch cricket and stayed to witness the future when thousands of Indians opened their homes to them. Independent nations must not punish their people and sentence them to life in a national prison. It was said once that while a British fort was meant to keep people out, Shah Jehan’s Red Fort was built to bring people in. That is the difference that confidence, or absence of it, makes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Is it possible that I am reading too much into a bus journey? That is certainly possible. Has my wish for peace edged out the considerations of realpolitik and the power of saboteurs from this assessment? Again, I cannot rule that out. I know I am on the "weaker" side. War is a swooping hawk. The words and associations that go with conflict are "tough" and "masculine" and "hardheaded" and "realistic" and, most artfully, "patriotic". Peace is a fluttering dove, vulnerable to a brat’s stone, let alone the batteries of firepower. Peace is idealistic and therefore considered woolly-fuzzy. Peace does not march to the cadence of a martial band. Peace is a happy crowd thronging a bazaar rather than disciplined ranks in step with a heavy drum. Peace is feminine, and dismissed as weak; a pool of goodwill (never considered good enough) rather than a raging torrent distributing both positive and negative energy. Peace is limp, conflict is muscular. Nations are governed by hard heads, not trembling sensibilities. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;But while there is triumphalism in conflict, there is no joy in it. Any soldier who stakes his life upon his oath knows that he should be a government’s last resort, not an adventurist’s first move. A nation may be won by the sword, but it can only be built by the ploughshare. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Could there be regress? Of course there could. Could this burst of optimism degenerate into another swamp swarming with the usual dangers? Yes again, if Delhi and Islamabad treat the bus through Kashmir as a crowning achievement rather than the beginning of yet another difficult but no longer hopeless phase in their relationship.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;It is not entirely fortuitous that President Musharraf has sought the excuse of a cricket match in Delhi and Prime Minister Singh has agreed to host him within less than a fortnight of the start of the bus. That will provide the opportunity to set the parameters of the next phase of the relationship. There has to be a sustained and sustainable dialogue on Jammu and Kashmir, as well as pace in the eco-political equation. India cannot shy away from Kashmir and Pakistan cannot shy away from trade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;There are creative opportunities awaiting thought. Imagination and initiative have set up a gas pipeline that both India and Pakistan have defended against an American objection. There is much thinking to do on subjects like nuclear doctrine, and the objective use of strength to protect our common economic interests. History awaits the next moment&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111312866708176215?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111312866708176215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111312866708176215&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111312866708176215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111312866708176215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/36-la-diplomatie-du-bus-entre-inde-et.html' title='36. La Diplomatie du Bus entre Inde et Pakistan'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111309774816043502</id><published>2005-04-10T02:06:00.000+02:00</published><updated>2005-04-10T13:13:26.956+02:00</updated><title type='text'>35. CHINDIA: la Chine avance vers l'Inde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pendant que nos politiciens se déchirent pour savoir si oui ou non les pays européens vont adopter un traité constitutionnel qui posera plus de problème qui n'en résoudra, l'Histoire avance à grand pas. Mais chut!!! ne leur dites pas: c'est le propre des décadences de s'apitoyer sur elles-mêmes alors que tout autour les choses changent et se renouvellent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus un jour, désormais, sans que la question de la Chine apparaisse au sommet de l'actualité. On voit bien que ce qui était attendu pour la prochaine décennie arrive bien plus tôt que prévu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le statu quo rompu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'analyste politique était depuis longtemps habitué à voir les alliances, en Asie, se ranger selon des schémas simples et naturels. Pendant longtemps le Pakistan fut, pour des raisons bien particulières, l'allié à la fois des USA et de la Chine. L'Inde, étant opposée au Pakistan, se rangeait par conséquent aux côtés de l'URSS. Les maladresses américaines vis-à-vis de l'Inde renforçaient cette alliance "naturelle" URSS-Inde et l'opposition "naturelle" qui en découlait entre l'Inde et la Chine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après la chûte de l'URSS, les USA commencèrent à se rapprocher de l'Inde -et ce, malgré l'opposition du Pakistan, leur allié. Ils tentèrent de gérer leur relation avec ces deux Etats ennemis au travers du vieux principe &lt;em&gt;divide ut imperat&lt;/em&gt;. Ce rapprochement avec l'Inde avait comme objectif de faire de ce pays un allié supplémentaire qui aiderait les USA à "contenir" la Chine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces calculs de Real Politik régionale, fondés sur le maintien d'une situation immobile d'hostilité entre l'Inde et le Pakistan, se trouvent désormais remis en cause du fait du &lt;em&gt;réchauffement&lt;/em&gt; des relations entre les deux pays, réchauffement causé, en toute probzbilité par la &lt;em&gt;faiblesse&lt;/em&gt; de plus en plus apparente du Pakistan dans sa relation avec l'Inde. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme dans le cas du conflit israélo-arabe et, dans une certaine mesure, du conflit israélo-palestinien, un &lt;em&gt;statu quo d'hostilité&lt;/em&gt; ne dure que tant que les deux acteurs en conflit sont immobiles et se perçoivent comme confrontés l'un à l'autre avec une force égale. Dès que l'un d'entre eux trouve un moyen de rompre l'immobilité et de reprendre l'initiative, il acquiert un avantage tactique qui lui permet à ses propres yeux de ne plus avoir peur de prendre l'initiative de négociations. Alors que le Pakistan reste englué depuis plusieurs années dans sa vraie-fausse lutte contre le terrorisme, l'Inde a déployé dans toutes les directions sa politique étrangère et a provoqué une sorte de &lt;em&gt;rupture de statu quo&lt;/em&gt; qui pourrait rendre possible une certaine normalisation de ses relations avec le Pakistan. Voir &lt;strong&gt;l'article 36&lt;/strong&gt; ci-dessus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Renversement d'alliances&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais tout ceci n'est que le prélude à des mouvements diplomatiques bien plus profond. Car si l'Inde se rapproche du Pakistan, ce n'est pas seulement dans l'intention de réduire la tension avec ce pays voisin qui dispose de l'arme nucléaire. C'est aussi, et surtout, pour permettre à la Chine de rentrer dans le jeu et de construire avec l'Inde une alliance stratégique exceptionnelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est là la montée de cette &lt;strong&gt;Chindia&lt;/strong&gt;, de cette alliance qu'on sent si possible du fait, non des ressemblances, mais des &lt;em&gt;différences&lt;/em&gt; entre les deux pays. Les articles suivants, extraits respectivement du Times of India et du Herald Tribune, décrivent ce boulversement tectonique que le rapprochement Inde-Chine va créer sur la sous-région et ses conséquences sur les autres Etats, en particulier sur le parent pauvre que constitue le Bangladesh: &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-1073293,curpg-1.cms"&gt;http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-1073293,curpg-1.cms&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://iht.com/articles/2005/04/08/news/edbowring.html"&gt;http://iht.com/articles/2005/04/08/news/edbowring.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par ailleurs, comme on l'a dit dans ce Blog, la Chine tisse des liens étroits avec la Russie (contrats à long terme pour achat de pétrole). Et pour ceux qui ne sont pas encore convaincus de la puissance économique désormais massive de la Chine dans le monde d'aujourd'hui, on peut citer un autre article qui donne des chiffres effrayants:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://iht.com/articles/2005/04/08/business/yuan.html"&gt;http://iht.com/articles/2005/04/08/business/yuan.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Revenant à notre petite et vieille Europe, on peut alors se poser la question: quelle politique européenne a-t-on élaborée pour faire face à cette situation? L'Europe, telle que conçue par les Français et les Allemands, a-t-elle une vision géopolitique de sa place face à l'Asie et à ses géants? Quand on pense à la Chine, pense-t-on à autre chose qu'au textile?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111309774816043502?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111309774816043502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111309774816043502&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111309774816043502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111309774816043502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/35-chindia-la-chine-avance-vers-linde.html' title='35. CHINDIA: la Chine avance vers l&apos;Inde'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111282071026806603</id><published>2005-04-06T22:47:00.000+02:00</published><updated>2005-04-06T22:55:04.216+02:00</updated><title type='text'>34. Vive la Turquie, Monsieur!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour ceux que l'entrée de la Turquie dans l'Europe laisse indifférent, cette perspective réjouissante donnée par un article de Libération où il est question de l'écrasement américain par les Turcs, de Mein Kampf best-seller à Ankara -et d'autres douceurs dont le Divan est friand en ce moment....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=287542"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=287542&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111282071026806603?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111282071026806603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111282071026806603&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111282071026806603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111282071026806603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/34-vive-la-turquie-monsieur.html' title='34. Vive la Turquie, Monsieur!'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111281969647074194</id><published>2005-04-06T22:32:00.000+02:00</published><updated>2005-04-06T22:35:24.930+02:00</updated><title type='text'>33. Le Changement change</title><content type='html'>Une amie me propose cette réflexion trouvée dans le Monde au sujet du Changement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-635679,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-635679,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bon appétit Messieurs!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111281969647074194?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111281969647074194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111281969647074194&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111281969647074194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111281969647074194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/33-le-changement-change.html' title='33. Le Changement change'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111264980205216151</id><published>2005-04-04T22:11:00.000+02:00</published><updated>2005-04-04T23:41:10.730+02:00</updated><title type='text'>32. Wolfowitz à la Banque Mondiale: les mauvaises questions</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nombre de commentaires ont accueilli avec hésitation la désignation de Wolfowitz, par Bush, pour le poste de Président de la Banque Mondiale (BM). Les commentaires ont en fait souligné les craintes des "Européens" (on ne sait plus aujourd'hui quels Etats désigne ce vocable) face à la nomination d'un "néoconservateur" proche de Bush à la tête d'une institution comme la BM. Les commentaristes tentèrent de trouver dans le passé de Wolfowitz les éléments qui en faisait un très "mauvais" candidat pour ce poste -que l'on dit prestigieux- à la tête de la première institution de financement du développement dans le monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme d'habitude, l'ignorance de la presse traditionnelle sur ces sujets aidant, on a analysé cette nomination sous un angle étranger aux problèmes que pose le domaine lui-même. Tentons ici de nous clarifier les idées sur l'impact réel dans le monde qu'aura cette nomination&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'homme s'adapte&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La lecture de commentaires de la presse montre, en effet, au moins une chose: aucun des journalistes qui parlent de Wolfovitz n'a travaillé un jour de sa vie au sein de la Banque Mondiale. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car celui qui y a travaillé (même quelques heures) comprend qu'une personne qui s'assoit dans le fauteuil du Président de la BM oublie au bout de deux jours s'il a été communiste ou néoconservateur ou bouddhiste dans sa vie antérieure. La BM est un immense paquebot qui a ses traditions, ses règles et ses religions -et nul ne peut la gouverner s'il ne s'est pas d'abord "&lt;em&gt;converti&lt;/em&gt;" à la BM. Le vocabulaire religieux convient en fait parfaitement à une institution qui regorge d'argent -et qui depuis 60 ans a sa vie propre &lt;em&gt;en marge&lt;/em&gt; de tout le monde du développement et de la fincne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De ce fait, l'action future de Wolfowitz à la BM sera celle de n'importe qui qu'on aurait mis à sa place; elle peut être connue à l'avance, à la semaine près. Deux mois après sa nomination, le Président annoncera que rien ne va dans l'institution et que des changements profonds doivent être apportés à la façon dont elle fonctionne. Cela lui prendra trois à six mois pour sortir un plan de réforme (il ne faut pas se précipiter pour juger). Ce plan, bien entendu, prévoiera le licenciement d'un bon paquet de cadres et la mise sur pied d'une "nouvelle" approche garantie meilleure que la précédente. Au bout d'un an, on aura retourné une partie des services sens dessus dessous. Les autres services feront un peu résistance. On parlera d'"anarchie" et on regrettera le temps du prédécesseur du Président. Au bout de 18 mois, cependant, on verra poindre la lumière et on fera un premier bilan qui nécessairement sera en demi-teintes, puisque le président "vient juste d'arriver". Etc,...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cible manquée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autant dire que le vrai problème pour les Européens qui s'intéressent au financement du sous-développement n'aurait pas du être la question de la nomination de M. X ou de M. Y. Il aurait du être &lt;em&gt;d'imposer aux Etats Unis que l'on s'attaque en commun à ce que doit être le rôle de la BM dans le monde&lt;/em&gt;. Au lieu de tenter de pousser son poulain pour un poste de Vice-Président -qui aurait terminé lui-même absorbé par l'institution comme le Président- la France aurait mieux fait de pousser à une &lt;em&gt;réflexion&lt;/em&gt; commune sur la BM. &lt;em&gt;Au lieu de se plaindre une fois de plus des Etats Unis, on aurait pu négocier et échanger l'acceptation de la nomination de Wolfowitz contre une conférence internationale qui aurait redéfini les missions et les modes d'action de la Banque Mondiale&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais là, cela aurait demandé autre chose que des coups de gueule. Il aurait fallu avoir des &lt;em&gt;idées &lt;/em&gt;précises sur ce qui ne va pas à la Banque Mondiale. Et la France aurait été en difficulté car elle a choisi depuis le commencement de se faire représenter à la Banque Mondiale par des agents du Trésor -par définition des non-spécialistes du sous-développement- plutôt que par un personnel issu de la Coopération (avant) ou des Affaires Etangères. Représentée par des fonctionnaires dont les préoccupations sont bien éloignées du développement, la France est donc "aveugle" et "sourde" à ce qui se passe à la Banque Mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On racontait ainsi il y a quelques années que le représentant en chef de la France au Conseil d'Administration de la BM -un fonctionnaire émérite du Trésor- se plaignait à ses visiteurs (représentants de &lt;em&gt;très&lt;/em&gt; grandes entreprises, car les moyennes ou les petites n'avaient pas le privilège de recevoir ses confidences) de devoir attendre encore deux ans années avant de retrouver Bercy. Son épouse avait ouvert un commerce en Haute Marne. Et, disait-il, la distance de Bercy à cette ville de Haute Marne est grande, certes, mais quand même moins grande que celle de Washington à cette même ville. Deux heures après avoir fait ces confidences, le brave homme allait voter au Conseil d'Administration sur un projet de route en Chine ou sur un barrage en Inde, projets préparés par une équipe de cadres de la Banque Mondiale hyper-diplomés, professionnels jusqu'au bout des ongles, connaissant par coeur leur sujet -et pas nécessairement très francophiles.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un concept dépassé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En fait, la Banque mondiale et le FMI sont fondés sur des concepts qui datent du lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et qui demandent aujourd'hui d'être complètement revisités. Le FMI vient ainsi de recevoir un camouflet magistral en Argentine. La Banque Mondiale, quant à elle, voit le nombre de pays où elle peut intervenir se &lt;em&gt;réduire&lt;/em&gt; à grande vitesse du fait de la présence de marchés financiers locaux dynamiques. Ainsi, que peut faire la Banque Mondiale en Tunisie -où un marché financier très dynamique apporte déjà les ressources long terme nécessaires au développement? Que peut-elle faire dans certains des ex-pays de l'Est? &lt;em&gt;Là se trouvaient les questions qu'il aurait fallu aborder à l'occasion de la nomination de M. Wolfowitz&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Zone Franc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En fait, il est vrai qu'il existe un domaine sur lequel la France peut légitimement avoir peur de M. Wolfowitz: c'est celui de l'&lt;em&gt;action future de la Banque Mondiale dans les pays de la Zone Franc&lt;/em&gt;. On reviendra sur le sujet dans ce Blog, &lt;em&gt;mais il semble clair que la Zone Franc ne peut que devenir le sujet majeur de préoccupation d'une grande partie de l'Afrique dans les mois à venir&lt;/em&gt; -alors même que la France, support central du mécanisme, joue la politique de l'autruche et fait semblant de ne pas voir arriver la tempête.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour des raisons de principes économiques la Banque Mondiale et le FMI n'ont jamais accepté la Zone Franc. On peut discuter de leur positions sur un plan théorique, mais, dans la pratique il est clair aujourd'hui que &lt;em&gt;le mécanisme a comme principale utilité de permettre les transferts de fonds africains vers les partis politiques et les hommes politiques français&lt;/em&gt;. On a vu comment la France -traduisez: le monde politique français, de haut en bas- a réagi à la mort d'Eyadema au Togo, un président qui savait envoyer (encore en 2003!!!) ses &lt;em&gt;valises de billets&lt;/em&gt; là où il fallait à Paris. Comme ces transferts ne peuvent se faire sans la complicité active des Banques Centrales de la Zone Franc, on imagine jusqu'où se niche la corruption de la Zone Franc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n'est donc pas exagéré de dire que la Zone Franc est aujourd'hui le prétexte à de multiples &lt;em&gt;corruptions croisées souterraines&lt;/em&gt;. La plupart des chefs d'Etat africains achètent leur propre corruption en corrompant qui-il-faut en France.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, si c'était pour simplement nettoyer tout cela que Wolfowitz avait été nommé, nous n'avons qu'un mot: vas-y Wolfie! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111264980205216151?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111264980205216151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111264980205216151&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111264980205216151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111264980205216151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/32-wolfowitz-la-banque-mondiale-les.html' title='32. Wolfowitz à la Banque Mondiale: les mauvaises questions'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111261278257434450</id><published>2005-04-04T13:02:00.000+02:00</published><updated>2005-04-04T23:36:13.406+02:00</updated><title type='text'>31. Les fissures européennes créées par la Quadruple Alliance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On ne peut résister à la tentation de citer dans son intégralité l'information ci-dessous, extraite du site EUReferendum placé dans la sidebar ci-contre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'information confime en deux points nos analyses (voir articles n°23 et 24): (i)il y a aujourd'hui une &lt;em&gt;impossibilité &lt;/em&gt;vraiment évidente à penser "européen" en matière de politique étrangère, du fait notamment des actions menées par la France et l'Allemagne (ii)l'obsession antiaméricaine de Chirac et du Chancelier allemand conduit les grandes Puissances "sollicitées" par les Français et les Allemands pour s'allier contre les Américains (ici c'est la Russie, mais avec la Chine ce sera bien pire) &lt;em&gt;à prendre avantage de l'antiaméricanisme européen pour diviser le camp européen&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le mouvement tactique est simple. La France et l'Allemagne "parlant au nom de l'Europe" disent aux Russes ou aux Chinois: "nous préférons tellement être avec vous contre les Américains!". Les Russes (ou les Chinois) répondent &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; avec enthousiasme à cette avance "européenne", sachant qu'en se rapprochant de l'Europe -qu'ils craignaient auparavant- ils vont occasionner une fracture interne européenne qui leur permettra progressivement de régner; sachant aussi que ce mouvement -comparable à l'entrée d'un renard dans un poulailler- ne sera pas désapprouvé par les Américains trop contents de voir l'Europe se morceler d'elle même.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La leçon est claire. Que nous le voulions ou pas, que nous aimions cela ou pas, &lt;em&gt;notre destin géopolitique est pour l'instant intimement lié à celui de l'Amérique&lt;/em&gt;. S'agiter contre l'Amérique au motif que celle-ci est arrogante, qu'elle mène sa propre politique, etc,.. ne sert à rien et n'aboutira qu'à nous marginaliser et à nous auto-détruire. &lt;em&gt;Dans le jeu tectonique des puissances qui comptent, la réponse maladroite "européenne" à la politique étrangère de Bush a fait que l'Europe ne peut plus désormais exister en tant que telle&lt;/em&gt;. Il ne lui reste qu'une option: tenter d'agir finement &lt;em&gt;de l'intérieur&lt;/em&gt; de ce camp où elle est assignée pour l'instant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Latvia demands uniform EU policies towards Russia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;04.04.2005 - 09:53 CET By Lisbeth Kirk&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Russia is going to "divide and rule" the EU, if the 25-nation bloc does not define a uniform policy towards the country, Latvian president Vaira Vike-Freiberga has warned. Speaking to Dagens Nyheter during an official visit to Sweden, the Latvian President described EU relations to Russia as a "test-case" on whether the EU is able to form a foreign policy which is not just decided by the large member states. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"It is a litmus-test for the EU’s ability to form a common position. In relation to Russia, it is of the utmost importance, as we would otherwise get a 'divide and rule' situation, which Russia might try to benefit from as much as possible", she said. "If the EU wants to see itself as an actor on the world scene it must learn to develop a foreign policy through dialogue with the members of the Union", Mrs Vike-Freiberga added. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;“I think Sweden and Latvia are in line on this. Lativa is a small country and Sweden is a mid-sized country and we consider, if we are to have a common foreign policy, that our opinion is exactly as important as is, for example, the French or German opinion".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bush trip&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Before a scheduled trip to Moscow to commemorate the 60th anniversary of the defeat of Nazi Germany on 9 May, US president George W. Bush is to visit Latvia from May 6 to 7 at the invitation of Mrs Vike-Freiberga. Mr Bush will meet with the presidents of the three Baltic countries in Riga and may also stopover in the Netherlands and Georgia, according to the Baltic Times. These countries were heartened by President Bush's criticism of Russian President Vladimir Putin's anti-democratic moves during his last visit to Europe in February. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mrs Vike-Freiberga announced in January that she would attend the ceremony in Moscow despite critics at home saying the 9 May celebrations were tantamount to celebrating Soviet rule.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111261278257434450?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111261278257434450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111261278257434450&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111261278257434450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111261278257434450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/31-les-fissures-europennes-cres-par-la.html' title='31. Les fissures européennes créées par la Quadruple Alliance'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111251813098988065</id><published>2005-04-03T10:38:00.000+02:00</published><updated>2005-04-03T11:22:06.103+02:00</updated><title type='text'>30. TABLE des ARTICLES (I)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Apparemment, le moteur utilisé par ce Blog n'autorise pas les recherches des différents articles publiés au travers d'un critère de &lt;strong&gt;catégories.&lt;/strong&gt; On publiera désormais &lt;em&gt;tous les 10 articles&lt;/em&gt; une &lt;strong&gt;TABLE&lt;/strong&gt; récapitulative des articles classés par catégories. Pour trouver les articles cherchés, on ira soit sur la page en cours soit sur les &lt;strong&gt;dossiers mensuels d'archives&lt;/strong&gt; figurant sur la sidebar.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les catégories de classement figurent ci-dessous; certains articles peuvent appartenir simultanément à deux catégories.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;CATEGORIE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;-------------------------------------&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Numéro des Articles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère française&lt;/span&gt;:............... 2, 3, 7, 11, 23, 24, 26, 29&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Politique étrangère européenne&lt;/span&gt;:........... 1, 5, 8, 12, 15, 17, 19, 23, 24, 28&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evolution internationale:..................... 4, 9, 18, 26, 27, 29&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Institutions de Bretton Woods:............. 6&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère des Etats Unis:....... 16, 20, 26, 29&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Politique étrangère de la Chine:.............13, 21, 22&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Moyen Orient:................................. 14&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Liban:.............................................2, 3, 11, 25&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Afrique:...........................................10&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111251813098988065?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111251813098988065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111251813098988065&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111251813098988065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111251813098988065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/30-table-des-articles-i.html' title='30. TABLE des ARTICLES (I)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111246922808285435</id><published>2005-04-02T21:12:00.000+02:00</published><updated>2005-04-03T11:42:24.606+02:00</updated><title type='text'>29. La France, les Etats Unis et le Darfour (suite et fin)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un petit chef d'oeuvre de désinformation pourra être trouvé dans cet article de Libération sur la question du Darfour et de la Cour Pénale Internationale au Conseil de Sécurité.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=286841"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=286841&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un compte rendu plus fidèle est donné par Le Monde:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-634178,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-634178,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que s'est-il passé exactement au Conseil de Sécurité?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France, sachant pourtant que les Etats Unis ne veulent pas reconnaître la juridiction de la Cour Pénale Internationale (CPI), avait néanmoins déposé le 23 mars dernier un projet de résolution sur la saisine de la CPI (voir notre article dans ce Blog).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Devant cette offensive française dans la négociation, les Etats Unis ont reculé, c'est-à-dire ne se sont pas opposés frontalement aux Français par un véto. Ils ont reculé en prenant soin de "miner" tout le terrain qu'ils abandonnaient, c'est-à-dire en obtenant &lt;em&gt;qu'aucun de leurs responsables ni ceux de pays n'ayant pas reconnu la CPI&lt;/em&gt; (voir article du Monde ci-dessus) &lt;em&gt;ne relèvent de cette Cour&lt;/em&gt; au Darfour. Autrement dit, on est revenu à Alice au Pays des Merveilles: la Cour agira pour tous les pays qui demandent qu'elle agisse -et non pour &lt;em&gt;tous&lt;/em&gt; les pays comme cela aurait du être le cas pour une Cour "universelle". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Etats Unis ont ainsi répondu à l'offensive française en retirant le tapis de dessous les pieds de la France. La France, dépitée, n'a plus poursuivi son offensive et a laissé aux Anglais, fidèles soutien des Etats Unis, le soin de parrainer la résolution. Contrairement à ce que dit Libération, cette affaire marque ainsi un &lt;em&gt;revers&lt;/em&gt; pour la cause de la CPI -et un camouflet pour la France qui avait voulu utiliser cette cause pour marquer son hostilité aux Etats Unis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De surcroît, comme le dit implicitement un second article du Monde:&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-634179,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-634179,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;le renvoi du "cas" du Darfour devant la CPI permettra aux éventuels criminels de guerre qui auraient pu être inquiétés par une procédure judiciaire internationale de couler encore des jours heureux pendant longtemps &lt;em&gt;car la CPI ne dispose pas de moyens de contrainte qui lui sont propres,&lt;/em&gt; les pays qui n'ont pas adhéré au traité institutant la CPI n'étant pas obligés de l'aider dans sa tâche. Un Tribunal pénal &lt;em&gt;ad hoc &lt;/em&gt;soutenu par &lt;em&gt;tous&lt;/em&gt; les Etats, en revanche, aurait disposé de bien plus de moyens pour exécuter sa mission.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le nouveau mutlilatéralisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une fois de plus nous voici confrontés à ce heurt entre ancien et nouveau multilatéralisme. Poursuivre une cause internationale généreuse en forçant, au nom de valeurs et du poids de la majorité, ceux qui n'y adhèrent pas à y adhérer (le nouveau multilatéralisme) ne marche pas quand un Etat tient bon et se refuse à céder. Le principe de majorité ne marche pas dans une enceinte internationale et aboutit la plus part du temps à un effet boomerang qui affaiblit cette institution.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faudra ainsi écrire un jour les effets destructeurs &lt;em&gt;sur les Nations Unies elles-mêmes&lt;/em&gt; qu'eurent -et qu'ont encore- les attaques des pays arabes contre Israël. De l'Assemblée Générale (avec par exemple, la résolution "Sionisme = Racisme") à la Commission des Droits de l'Homme à Genève qui, de tous les conflits dans le monde, continue à privilégier ce conflit en particulier, ces attaques &lt;em&gt;qui pensent établir de positions gagnantes grâce à des majorités votantes&lt;/em&gt; n'aboutissent en fait qu'à affaiblir l'institution au sein de laquelle elles ont lieu. Il n'y a pas d'&lt;em&gt;exequatur&lt;/em&gt; dans le Droit international et un vote majoritaire ne sert à rien; une majorité de 100 contre 1 ne changera pas la situation si, sur le plan de la force, le "1" est suffisamment tenace.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le cas de la CPI, chacune des attaques menées contre les USA aboutit, en fait, à affaiblir davantage le cas de la CPI. Un Tribunal pénal &lt;em&gt;ad hoc &lt;/em&gt;pour le Darfour aurait pu être négocié par tous les pays (ancien multilatéralisme). Cela aurait peut-être pris un peu plus de temps, compte tenu des intérêts en jeu. Mais, au sortir, tout le monde -et en particulier les Etats Unis et le Soudan- aurait été engagé à la réussite de l'opération. Tandis qu'aujourd'hui...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On raconte qu'au sortir d'une réunion des Etats du Commonwealth qui avait voté à l'unanimité contre la Grande Bretagne des sanctions contre l'Afrique du Sud, on avait demandé à Margaret Thatcher ce que cela faisait d'être seule contre tous dans ce vote. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Margaret Tatcher avait simplement répondu: "Well, I'll tell you: I feel sorry for them"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111246922808285435?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111246922808285435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111246922808285435&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111246922808285435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111246922808285435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/04/29-la-france-les-etats-unis-et-le.html' title='29. La France, les Etats Unis et le Darfour (suite et fin)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111215580536395776</id><published>2005-03-30T04:42:00.000+02:00</published><updated>2005-03-30T06:16:35.506+02:00</updated><title type='text'>28. Des raisons de voter "non"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les peuples n'ont-ils pas toujours raison? Derrière la montée des chiffres attendus du "non" ne trouve-t-on pas une prise conscience très intuitive qu'il faut changer de cap? En tous cas, les débats actuels sur le référendum de ratification prévu en France à la fin du mois de mai occultent trois vérités fondamentales que l'homme de la rue "sent" mais ne peut exprimer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Première vérité: les temps ont changé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Près de 50 ans se sont écoulés entre le moment où l'idée européenne a commencé d'être matérialisée et maintenant. L'idée européenne est fille de la Seconde Guerre Mondiale et, plus généralement, de plus d'un siècle de guerres intra-européennes. Elle est fille d'une époque où le nucléaire n'existait pas -mis à part aux USA et en URSS- et où le monde était partagé en deux, l'Europe se trouvant précisément au milieu, prisonnière entre les deux protagonistes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un tel contexte, il paraissait clair que l'"union fait la force" et que "big is beautiful". C'est l'époque où les entreprises se regroupaient pour former des "conglomérats" de plus en plus puissants.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les choses ont bien changé depuis. Le paradigme de la vie internationale n'est plus celui de la guerre froide entre blocs mais celui de l'&lt;em&gt;émiettement&lt;/em&gt; entre centres de pouvoirs éparpillés et tous dotés d'un pouvoir certain. Le nucléaire, déjà possédé par de nombreux Etats est sur le point de tomber entre les mains de groupes non-étatiques. Le vent qui souffle est celui du &lt;em&gt;petit groupe&lt;/em&gt;, du &lt;em&gt;réseau de communautés&lt;/em&gt; où se regroupent ceux qui se sentent une histoire commune. L'avenir est aux régions, aux communes et aux réseaux de communautés virtuelles créées et maintenues en vie par le Net. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans ce nouveau contexte, construire une superstructure intégrée comme l'Union Européenne apparait sans beaucoup de sens. On est revenu avec bonheur à l'Italie du XVème et du XVIème siècle avec ses multiples villes (entendons: ses groupes humains) autogérées et heureuses. Constuire un &lt;em&gt;cadre d'ensemble&lt;/em&gt; pour que ces "villes" puissent se développer &lt;em&gt;en réseau&lt;/em&gt;, oui. Intégrer ces villes dans un royaume centralisé à la française (François 1er), non.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi, du fait de ces changements d'époque, il faudrait probablement changer de concept pour l'Europe et &lt;em&gt;passer de l'entité massive au réseau&lt;/em&gt;. On vit bien dans son petit groupe: pourquoi changer? On ne voit pas pourquoi il faudrait se fondre politiquement dans un grand Léviathan. Une vaste coordination des groupes entre eux suffirait largement à notre bonheur. C'est d'ailleurs la raison d'être de ces vagues successives d'élargissements européens: &lt;em&gt;on ne demande pas aux nouveaux entrants d'être en harmonie politiquement avec ceux qu'ils rejoignent&lt;/em&gt;, on leur demande simplement de répondre à des critères de convergence économiques et sociaux, c'est à dire d'agrandir les réseaux existants.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Seconde vérité: l'Etat refuse de mourir&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marx et ses opposants capitalistes avaient annoncé la mort de l'Etat. Ben Laden en a décidé autrement. Il faut se défendre et personne n'a le temps d'attendre que les mouvements de convergence et de fusion entre Etats aient lieu. Le seul concept à notre disposition ici, pour le meilleur et pour le pire, reste celui d'Etat. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est la politique des Etats Unis avec Bush qui a &lt;em&gt;définitivement&lt;/em&gt; contraint le monde à revenir à une vision plus gaullienne de la vie internationale. Le primat, c'est l'Etat. Le reste n'est que commentaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On l'a vu à plusieurs reprises dans ce Blog. Il n'y a aujourd'hui aucune façon de mener une véritable politique étrangère européenne tant les &lt;em&gt;réalités géopolitiques&lt;/em&gt; des Etats qui composent l'Europe sont différentes et tant les dirigeants actuels de ces Etats sont animés de &lt;em&gt;préocupations politiques exclusivement nationales&lt;/em&gt;. Les Etats qui constituent l'Union Européenne, pour l'instant, ne sont capables de développer qu'une &lt;em&gt;politique minimale de soft power&lt;/em&gt;. Ils n'ont ni les moyens militaires ni la volonté politique d'avoir également une politique de hard power.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Troisième vérité: le monde avance rapidement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le concept d'Europe est né et a commencé de se développer dans une période d'immobilité de l'Histoire: la période de la guerre froide. La décolonisation n'a pas créé une perturbation suffisante pour ébranler la construction européenne. En revanche, l&lt;em&gt;'avancée rapide du monde&lt;/em&gt; aujourd'hui génère un effet de lassitude chez les pays européens qui se sentent "hors course" de plus en plus fréquemment.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De fait, aujourd'hui, les Etats dans le monde avancent à des vitesses fort différentes les unes des autres. Comme toujours, les guerres et les dangers -Moyen Orient, Irak, Kashmir, Tchétchénie, etc,..- créent des effets induits immenses sur les sociétés, sur les mentalités et sur les économies. Les pays de l'Europe qui, à l'exception de la Grande Bretagne, se sont maintenus &lt;em&gt;en dehors&lt;/em&gt; de tous ces mouvements ne bénéficient pas de ces effets et sont laissés à la traine. Cela est valable sur le plan de la &lt;em&gt;technologie&lt;/em&gt; qui, comme on le sait, bénéficie d'un effet de propulsion du fait des guerres. Cela est également valable sur le plan de la &lt;em&gt;stratégie&lt;/em&gt;. Il n'est que de voir la façon maladroite dont la France a répondu aux manifestations anti-françaises en Côte d'Ivoire pour voir le retard immense de ce pays sur Israël ou sur l'Amérique, pays qui furent contraints en permanence à inventer pour leurs armées des méthodes sophistiquées de réponse aux mouvements de foule. On pourrait en dire de même sur les stratégies ultra-modernes de combat en &lt;em&gt;milieu urbain&lt;/em&gt; que ces deux pays ont développé à la suite des combats qu'ils ont menés (Jenin, Falloudja, etc,..) et qui restent inconnues des pays européens.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur ce plan, et toute autre considération mise de côté, on pourra se demander un jour si la décision de ne pas participer à la guerre en Irak, venant après vingt ans de politique de négation des réalités du conflit du Moyen Orient, n'a pas été -très indirectement mais très visiblement- &lt;em&gt;le point de départ de la décomposition d'une Europe désormais forcée de se réfugier dans une politique de refus, de négativité et d'immobilité&lt;/em&gt;. L'Europe -quoi qu'elle en dise- est face à la Chine, aux Etats Unis, à l'Inde, au Brésil, à Israël, à la Pologne, au Maroc, etc,... qui semblent avancer &lt;em&gt;de concert&lt;/em&gt; rapidement. Et dans ce domaine, comme pour la bicylette, quand on avance pas, on tombe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Prendre en compte ces vérités et voter "non", est-ce donc si anormal que cela?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111215580536395776?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111215580536395776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111215580536395776&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111215580536395776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111215580536395776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/28-des-raisons-de-voter-non.html' title='28. Des raisons de voter &quot;non&quot;'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111200545010551573</id><published>2005-03-28T10:59:00.000+02:00</published><updated>2005-03-28T13:36:13.620+02:00</updated><title type='text'>27. L'Eglise et le Da Vinci Code</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un article de Henri Tincq dans "Le Monde" ("&lt;strong&gt;Espérance de Pâques et désenchantement de l'Europe&lt;/strong&gt;" brocarde, à nouveau, le &lt;em&gt;Da Vinci Code&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Le succès du Da Vinci Code est le symptôme d'une culture moderne malade, entend-on à Rome. "Le roman à suspens devient prétexte à dévoilement de fausse preuves toutes à charge contre l'Eglise" se plaint Mgr Jean-Michel Di Falco chargé des questions de communication de l'Episcopat français&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La chose, en fait, est bien plus complexe que cela car le &lt;em&gt;Da Vinci Code&lt;/em&gt; se développe sur quatre dimensions différentes qu'il faut analyser séparément.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dimension "récit-énigme"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est la dimension la moins intéressante du livre. Le récit, en fait, a été composé de façon linéaire, sans recherche aucune et sans aucun des arrangements d'intrigues et de sous-intrigues les plus élémentaires et les plus simples que l'on s'attend à trouver dans un roman "à suspens". Les personnages n'ont aucune épaisseur et sont portés par l'action sans vraiment parvenir à exister à nos yeux. Le roman, analysé sous cette dimension, n'a pas valeur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La dimension "apport de connaissances"&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est la dimension -inoffensive- qui a certainement apporté le plus à la majorité des lecteurs du livre. Ainsi, l'histoire des Templiers qui y est narrée, depuis l'origine de l'Ordre jusqu'à sa disparition le fameux Vendredi 13 puis à sa renaissance au travers de la Franc-Maçonnerie, a probablement permis à de nombreux lecteurs de remettre à leur place des morceaux de culture générale et de connaissance éparts. Il est en de même des passages concernant la Quête du Graal -dont tout le monde a entendu parler mais dont peu connaissent l'histoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dimension "anti-Eglise"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est là le coeur de la problématique &lt;em&gt;apparente&lt;/em&gt; posée par le livre. Le nombre de pages consacrées à cette dimension est relativement faible puisqu'il s'agit, en gros, des pages relatives au Concile de Nicée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces pages n'apportent rien de neuf puisqu'elles relatent des faits historiques connus: la situation de l'Empire romain et de la chrétienté sous Constantin au IVème siècle, la décision &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; de cet Empereur de réunir des personnalités de l'Eglise qui venait de naître pour s'assurer du soutien d'un mouvement déjà puissant au sein de l'Empire (le Christianisme), les divergences profondes de doctrine existant au sein de l'Eglise à ce moment sur des sujets tout à fait fondamentaux pour le Christianisme, les décisions prises par le Concile sur ces sujets fondamentaux, etc,...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est pourtant là où la critique du livre se fait mordante et acide. L'auteur souligne ainsi d'un ton moqueur que des éléments de foi qui seront, après le Concile et jusqu'à aujourd'hui, considérés comme fondamentaux par l'Eglise ne doivent leur existence qu'à de simples &lt;em&gt;votes&lt;/em&gt; des délégués au Concile -et non à des vérités métaphysiques révélées. Le livre est également impitoyable sur ce qui s'est passé après la mort de Constantin: les efforts infinis de sa mère Hélène pour retrouver (le livre dit: créer) des "traces" des évènements narrés par les Evangiles à Jérusalem plus de trois cents ans après la disparition des protagonistes, la création (le livre sous-entend: artificielle) par la reine Hélène de ce qu'on appelle aujourd'hui les lieux saints chrétiens de cette ville, etc,...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dimension "anti-institutions"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais il faut prendre garde: les assertions du livre sont bien plus subtiles qu'il n'en parait. En fait, les attaques du livre ne visent pas la religion catholique, ils visent l'&lt;em&gt;institution&lt;/em&gt;. Elles ne se dirigent pas contre la foi, elles visent ce qui en a été fait &lt;em&gt;sur un plan institutionnel&lt;/em&gt; du fait de la création de l'Eglise. On pourrait aller jusqu'à dire qu'elles ne visent pas l'Eglise en tant que telle, mais l'Eglise en tant que tentative d'institutionalisation d'une foi -la foi chrétienne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et de fait, le Catholicisme et l'Orthodoxie -et, avec une moindre intensité, l'Anglicanisme- restent les seules religions monothéistes &lt;em&gt;liées à une institution&lt;/em&gt;. Le Protestantisme, le Judaisme ou l'Islam, par construction même, se sont développées &lt;em&gt;avec&lt;/em&gt; un appareil institutionnel &lt;em&gt;mais non au travers&lt;/em&gt; d'un tel appareil. Dans un monde où l'&lt;em&gt;individu&lt;/em&gt; est considéré comme devant être le centre de tout, ce lien spirituel fort qui unit la foi chrétienne à une institution -l'Eglise- apparait être la véritable cible du livre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De là à dire que le livre constitue une lecture -donc une critique- &lt;em&gt;protestante&lt;/em&gt; d'un trait fondamental du Catholicisme, il n'y a qu'un pas -que l'on ne peut franchir. La seule conclusion certaine que l'on peut tirer du succès du livre est que &lt;em&gt;notre Zeitgeist nous entraîne aujourd'hui, pour le meilleur ou pour le pire, vers un monde où l'institutionnel a mauvaise presse et est rendu coupable de tous les débordements possibles&lt;/em&gt;. Défendre une institution -l'Eglise ou une autre institution- n'est plus si facile que cela aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'application à la politique étrangère&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au delà des critiques que porte le livre se profile donc bien l'existence de &lt;em&gt;deux mondes séparés&lt;/em&gt; qui ne communiquent pas entre eux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le premier monde se fonde sur le &lt;em&gt;pouvoir d'institutions&lt;/em&gt; de toutes sortes, donc sur le principe de &lt;em&gt;non-ingérence&lt;/em&gt; (je ne vais pas voir ce qu'il y a dans votre institution: chacun est maître chez soi), donc sur le &lt;em&gt;soft power&lt;/em&gt; (si mon institution est plus faible que la vôtre, autant ne pas se battre et vous accepter avec ou sans Munich). Ce monde est aujourd'hui quelque peu aigri, opposé à la globalisation, replié sur lui même. Il ne sait pas comment traiter la diversité de l'immigation puisqu'il ramène tout à de l'institutionnel et que l'institutionnel est par nature binaire (on est dedans ou dehors). Il a dominé pendant des siècles; aujourd'hui il est poussé de côté. Sur le plan politique, la France, l'Allemagne, la Belgique ou la Russie en font partie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le second monde se fonde sur &lt;em&gt;le pouvoir des hommes et de leurs réseaux&lt;/em&gt;, donc sur les &lt;em&gt;valeurs&lt;/em&gt; (seul moyen de classer les hommes dans des catégories, puisque les institutions n'ont pas de rôle dans ce monde), donc sur une certaine &lt;em&gt;ingérence dans les affaires du monde&lt;/em&gt;, donc, quand il le faut, sur le &lt;em&gt;hard power&lt;/em&gt;. Ce monde est aujourd'hui triomphant, même si des éléments qui en font partie (par exemple Israël et les pays arabes) luttent encore entre eux. Sur le plan politique, c'est l'Amérique de Bush qui en est le moteur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le &lt;em&gt;Da Vinci Code&lt;/em&gt; provient de ce second monde. Et ses lecteurs savent bien qui gagne et qui perd dans la guerre des deux mondes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111200545010551573?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111200545010551573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111200545010551573&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111200545010551573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111200545010551573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/27-leglise-et-le-da-vinci-code.html' title='27. L&apos;Eglise et le Da Vinci Code'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111174121687843655</id><published>2005-03-25T09:59:00.000+01:00</published><updated>2005-03-27T12:46:42.026+02:00</updated><title type='text'>26. La France, les Etats Unis et le Darfour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La France s'oppose aux Etats Unis, au Conseil de Sécurité, au sujet des réfugiés du Darfour, ou plutôt au sujet d'une résolution sur l'envoi de troupes internationales permettant de calmer la situation dans cette région. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette résolution devrait comporter, outre la décision du Conseil concernant l'envoi de troupes, un modus operandi concernant le traitement réservé aux personnes accusées de crimes de guerre ayant sévi dans cette région. La France demande que les présumés criminels soient envoyés devant la toute nouvelle &lt;strong&gt;Cour Pénale Internationale&lt;/strong&gt; (CPI) alors que les Etats Unis, totalement opposés à la CPI, souhaitent qu'un Tribunal pénal particulier soit créé pour juger ces personnes accusées de crimes de guerre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.libe.fr/page.php?Article=285070"&gt;http://www.libe.fr/page.php?Article=285070&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'article ci-dessus -comme tous les autres sur le sujet, comme celui de l'EU Observer dont on trouvera le lien dans la sidebar ci-contre- montre un aspect proprement désolant de la politique étrangère française d'aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Instrumentalisation des victimes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, dans le cas présent, la France prend en otage les réfugiés et autres massacrés du Darfour dans la poursuite de son obsession anti-américaine. En plaçant les Etats Unis devant le choix de prendre le TPI (dont ils ne veulent pas) ou d'opposer leur véto à la proposition française, la France utilise les victimes pour faire un &lt;em&gt;chantage&lt;/em&gt; sur les Etats Unis. Peu importe donc, en l'occurence, qu'il y ait urgence ou que cela soit déplacé de traiter d'un sujet certes important sur un plan théorique (la CPI) mais tout de même peu urgent à aborder -quand des milliers de personnes meurent sur place chaque jour. La France semble dire ici qu'elle se moque des victimes et que son seul souci est de marquer son point contre les Etats Unis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Remarquons que ce n'est pas la première fois que ce type de stratégie est utilisée par la France de M. Chirac. Peu de journaux -et pour cause- se sont étalés sur ce fait patent: &lt;em&gt;pendant plus de deux ans, la France a instrumentalisé la cause palestinienne et utilisé les Palestiniens pour régler ses comptes avec les Etats Unis et Israël&lt;/em&gt;. Par son attitude de soutien à Arafat alors qu'il était évident que personne ne soutenait plus Arafat dans le camp arabe et, en particulier, palestinien, la France a été une des &lt;em&gt;causes directes&lt;/em&gt; de la continuation de la guerre dans la région et une des causes indirectes de la survenance de centaines de morts dans la région. Le calme au Moyen Orient est revenu moins d'un mois après la mort de Arafat, comme on le sait. On frémit à ce qu'aurait été la &lt;em&gt;faiblesse&lt;/em&gt; de la position de négociation du camp palestinien si Arafat avait vécu plus longtemps, toujours fermement soutenu par la France -alors que Sharon commençait son mouvement tournant à Gaza. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La querelle de la CPI&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Seconde question que pose la position française au Conseil de Sécurité: &lt;em&gt;quel est l'intérêt de la France de se poser en champion de la CPI?&lt;/em&gt; En quoi la France pense-t-elle vital de tendre un piège sur cette question de la CPI?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On devra revenir dans ce Blog sur cette incroyable odyssée du projet de création d'une CPI. Négociée à Rome au cours d'une négociation multilatérale rendue mémorable par son utilisation stratégique de la presse, des ONG et de tout l'appareil de communication mis en place par certains pays (Canada, Norvège, etc,..) pour &lt;em&gt;faire pression&lt;/em&gt; sur les représentants des Etats, la CPI est devenue compétente -aux yeux des Etats qui l'ont acceptée en ratifiant le traité- depuis juillet 2002 pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les tentatives de génocides. Les Etats Unis et la Russie, entre autres, ont refusé le traité et rejettent donc la compétence de la CPI.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le nouveau multilatéralisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Etats Unis n'ont pas accepté la CPI parce que, plus généralement, ils n'acceptent pas ce "&lt;em&gt;nouveau multilatéralisme&lt;/em&gt;" né il y a quelques années. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'ancien multilatéralisme avait comme principe de base de se fonder, dans chaque cas, sur un accord plein des Etats, au départ, sur le choix des sujets à négocier. La démarche, après, pouvait être très lente, tous les Etats -ou les principaux d'entre eux- n'étant pas nécessairement d'accord pour adhérer à toutes les propositions qui leur étaient faites à chaque étape de la négociation. Si un sujet fâchait un Etat, il fallait patiemment le convaincre d'adhérer. Quand on arrivait à la fin, tout le monde était d'accord sur tout.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le nouveau multilatéralisme, lui, inverse la démarche: il laisse un ou plusieurs Etats (ou ONG, ou personnalités internationales) choisir un thème ou une cause qui intéresse la "société civile". Il laisse ces acteurs de départ développer avec leurs amis ("&lt;em&gt;like-minded parties&lt;/em&gt;") tous les &lt;em&gt;moyens de pression nécessaires, notamment au niveau de la manipulation des opinions publiques,&lt;/em&gt; pour forcer les Etats à signer. Les Etats sont convoqués à des négociations internationales qui se déroulent sous le feu des projecteurs et des journaux télévisés. Un nombre "minimal" de signataires est décidé en commun et, dès que ce nombre est atteint, l'accord négocié est considéré comme s'appliquant à la Terre entière. Ceux qui ne se sont pas laissé convaincre -et qui ne vont donc pas faire ratifier le traité par leur Parlement- sont les "moutons noirs" du système. On les montre du doigt, on organise des campagnes internationales pour leur faire honte, pour dénigrer leur dirigeants, etc,... Au bout du compte, on a ainsi des traités qui se veulent et s'appellent "multilatéraux" -mais auxquels n'adhèrent qu'une partie des Etats de la communauté mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La négociation de l'accord sur la suppression des mines anti personnelles (Accord d'Ottawa) comme celle portant sur la CPI (Accord de Rome) furent engagées dans cet esprit -il faut bien le dire démagogique- du nouveau multilatéralisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La France et la CPI&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n'est pas difficile de voir que, &lt;em&gt;tout autant que les Etats Unis, la France, du fait de sa présence en Afrique, aurait eu intérêt à s'opposer le plus fermement possible au projet de création de la CPI&lt;/em&gt;. Les évènements et "bavures" de l'armée française en Côte d'Ivoire ont été là pour montrer que la France -tout comme les Etats Unis- peut craindre que ses soldats soient déférés devant une Cour où domine un sentiment anti-français. La France, davantage que les Etats Unis, aurait à craindre que la &lt;em&gt;politisation inévitable&lt;/em&gt; de la CPI (de quel pays provient le Procureur, par exemple?) se retourner contre elle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un dossier ambigu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La CPI a ouvert sa première audience le 15 mars dernier et, déjà, les problèmes commencent. L'audience fut consacrée aux crimes graves commis en RDC. Le procureur -un Argentin- ouvrit les débats en mettant en doûte lui-même la manière de fonctionner de la CPI elle-même. Des enquêtes sont ouvertes, certes. Mais, comme le dit Alex Siewe dans l'Intelligent," &lt;em&gt;aucun des invités de la CPI n'a été, à ce jour, accueilli menottes aux poignets et les valses hésitations du procureur Moreno sur le dossier RDC déroutent même les ardents défenseurs de la Cour&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car on se trouve bien ici "&lt;em&gt;à la frontière du judiciaire et du politique&lt;/em&gt;". En se saisissant elle-même des crimes "graves" commis en RDC, la Cour risque bien de montrer sa &lt;em&gt;partialité&lt;/em&gt;. Car pourquoi la RDC plutôt qu'un autre pays africain? Et, d'ailleurs, pourquoi privilégier l'Afrique et ne pas se saisir de ce qui se passe en Tchétchénie? Etc,.. Où s'arrête la compétence de la Cour puisqu'elle s'auto-saisit? Quelle "neutralité" peut exister dans ses actions?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alex Siewe conclut: "&lt;em&gt;Entre les diplomates, adeptes d'une justice de compromis, des victimes qui espèrent réparation et des pays hostiles commes les Etats Unis, la CPI cherche sa place&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et c'est de ce dossier pour le moins ambigu dont la France veut se faire le champion... On pense à De Gaulle -et à ce qu'il disait des Nations Unies (le "Machin") quand des majorités "automatiques" se formaient dans cette enceinte pour accuser systématiquement la politique de la France. Aujourd'hui, les majorités "automatiques" se font encore plus facilement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bush (et Poutine) ne font, sur à cette question, que ce que De Gaulle aurait lui-même fait s'il avait été aux affaires. Quant à Chirac....&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111174121687843655?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111174121687843655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111174121687843655&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111174121687843655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111174121687843655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/26-la-france-les-etats-unis-et-le.html' title='26. La France, les Etats Unis et le Darfour'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111166640791981835</id><published>2005-03-24T12:18:00.000+01:00</published><updated>2005-03-24T21:37:34.416+01:00</updated><title type='text'>25. Les prouesses du Liban</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Souvenez-vous. Le Liban est le pays où vient d'être assassiné un homme politique de premier plan; où des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans la rue pour le retrait de troupes étrangères qui occupent leur pays depuis des décennies; pour lequel une immense coalition mondiale se construit et applique des pressions pour que la liberté arrive au plus tôt. Un pays qu'on a comparé à l'Ukraine, cherchant désespérement -et trouvant enfin-la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, souvenez-vous de tout cela et répondez à cette question simple: &lt;em&gt;qu'est-ce qui préocuppe vraiment les Libanais aujourd'hui&lt;/em&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit votre réponse, vous n'avez probablement pas répondu de façon correcte à la question. Ce qui semble préoccuper le Liban aujourd'hui est... de ne pas se trouver sur les images de l'Eurovision en même temps qu'Israël.... Plus précisément, ce qui semble préoccuper le Liban c'est, en cas de victoire israélienne à l'Eurovision, d'avoir à retransmettre quelques secondes d'images sur une chanteuse israélienne....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ne croyez pas que c'est une préoccupation que le Liban prend à la légère. Le Liban va aller jusqu'à payer des &lt;em&gt;pénalités&lt;/em&gt; à Eurovision pour se retirer de la compétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous n'êtes pas convaincu de la nature des &lt;em&gt;vrais&lt;/em&gt; sujets de préoccupation des Libanais, allez voir cet article pris au hasard sur le site d'un journal libanais: &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/getina/files/234323.html"&gt;http://www.iht.com/getina/files/234323.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous y trouverez des mots comme "violeurs", "criminels", "meurtriers" mêlés à des hurlements de douleur et des imprécations à faire trembler la terre. Et lisez bien l'article: il ne s'agit pas de la mise sous domination du Liban par la Syrie, des pillages et vols organisés par les services spéciaux syriens, etc,.. Non! Il s'agit de quelque chose de bien plus grave pour le Liban: de la construction de logements dans la banlieue de Jérusalem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que des Palestiniens -directement concernés par la chose- se plaignent et luttent activement contre cette action d'Israël, on peut tout à fait le comprendre. C'est leur conflit et leur dispute; ils ont donc légitimité à s'opposer. Mais des Libanais, bien au chaud dans leurs villas et leurs emmitouflages syriens?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Liban n'a-t-il donc rien de plus grave aujourd'hui en fait de préoccupation politique? Tout le monde sait que l'évacuation de la Syrie ne se fera qu'au prix d'une nouvelle guerre au Liban. La Syrie avait gagné avec le Liban un statut international de pays géopolitiquement incontournable. De surcroît, le Liban servait à la Syrie car la Syrie pouvait faire au Liban ce qu'elle ne pouvait faire chez elle. Evacuer le Liban ce sera donc pour la Syrie redevenir un minuscule Etat entouré de toutes parts par des puissances militaires ennemies qui réduiront son influence à zéro. Une impossibilité, donc, que la Syrie se chargera de faire comprendre au monde par l'organisation d'attentats meurtriers au Liban, comme celui d'hier et celui de la semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la connection Syrie-Iran, et sa matérialisation au travers du Hezbollah libanais, &lt;em&gt;le Liban est devenu le débouché sur la Méditerrannée du "Drang nach Westen" inexorable de l'Iran&lt;/em&gt;. Une situation que l'Amérique se chargera peut-être de casser. Pour laquelle, en tous cas, le meilleur allié au monde du Liban n'aurait pu être qu'Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien là la différence entre le Liban -et d'autres pays arabes- et l'Ukraine. Il y a en qui veulent avancer sur la route de l'Histoire -et d'autres qui se font plaisir, s'aveuglent eux-mêmes, ressassent et ruminent leur hostilité, même quand cette hostilité ne concerne en rien leur avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu triste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111166640791981835?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111166640791981835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111166640791981835&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111166640791981835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111166640791981835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/25-les-prouesses-du-liban.html' title='25. Les prouesses du Liban'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111151521242399112</id><published>2005-03-22T18:44:00.000+01:00</published><updated>2005-03-22T19:22:02.416+01:00</updated><title type='text'>24. La nouvelle Quadruple Alliance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour ceux qu'intéresse le développement de la politique étrangère française dans une direction fortement inclinée vers la Russie, le site suivant apporte un point de référence:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.paris-berlin-moscou.org"&gt;http://www.paris-berlin-moscou.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce site est cité dans le Figaro du 21 mars, dans un article de Henri de Grossouvre intitulé: "&lt;em&gt;Madrid-Paris-Berlin-Moscou, l'Europe de la paix&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un monde en recomposition complète aucune vision du monde n'est à négliger; et celle qui nous rapprocherait de la Russie a des avantages que l'auteur de l'article cité plus haut décrit dans le plus grand détail.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux remarques, cependant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi vouloir à tout prix donner un vêtement européen à ce que pourrait faire la France? Pourra-t-on avoir le beurre (l'Europe) et l'argent du beurre (une alliance étroite avec la Russie) ? En l'occurence, on sait bien qu'une alliance avec la Russie ne sera pas acceptée par de nombreux autres membres de l'Union Européenne, comme nous l'avons dit dans ce blog à plusieurs occasions. Pourquoi, dès lors, dire que : "&lt;em&gt;pour construire l'Europe de la sécurité, pour contrôler notre approvisionnement énergétique, pour notre autonomie aéronautique et spatiale... l'Union a besoin de la Russie comme la Russie a besoin de l'Europe&lt;/em&gt;"? Pourquoi dire que "&lt;em&gt;nous sommes à même de construire avec les Russes les meilleurs avions de cinquième génération..&lt;/em&gt;." quand on sait que la Pologne a déjà opté pour des avions de fabrication américaine?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une alliance avec la Russie de la France, l'Allemagne et l'Espagne pourrait se concevoir; mais sans Europe. Alors, que choisit-on: la Russie ou ce vote du 29 mai prochain?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La seconde remarque renvoie à un article posté sur ce blog il y a quelque temps au sujet de la répétition de l'Histoire et, plus particulièrement, au sujet de cette ressemblance de plus en plus frappante de l'Europe actuelle avec les Puissances conservatrices -comme l'Autriche-Hongrie- du XIXème siècle. &lt;em&gt;Madrid, Paris, Berlin et Moscou ont comme point commun d'être satisfaits du statu quo international&lt;/em&gt;. Ils sont d'accord pour laisser avancer les choses d'elles-mêmes (par exemple: Tchétchénie) sans chercher à les modifier ni à les influencer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au XIXème siècle, l'Etat qui dérangeait était la France. La France s'opposa au statu quo international sous la Révolution, sous Napoléon, sous Louis-Philippe et sous Napoléon III. L'Autriche-Hongrie, elle, soutint le statu quo pendant plus d'un siècle. Et s'écroula en trois ans.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui, ce sont les Etats Unis qui ne veulent pas d'un statu quo. En agissant comme ils agissent, ils le font savoir. Et ne trouvent en face d'eux que ces défenseurs du statu quo -dont la position est par définition réactive et molle- minés par leurs contradictions internes (l'Europe)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dommage pour l'"axe" Madrid-Paris-Berlin-Moscou....&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111151521242399112?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111151521242399112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111151521242399112&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111151521242399112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111151521242399112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/24-la-nouvelle-quadruple-alliance.html' title='24. La nouvelle Quadruple Alliance'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111130381120903470</id><published>2005-03-20T07:28:00.000+01:00</published><updated>2005-03-20T08:30:11.213+01:00</updated><title type='text'>23. L'Europe et l'"axe" Paris-Berlin-Moscou</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comment demander aux Français de voter sur une Constitution pour l'Europe et développer une politique étrangère aussi &lt;em&gt;anti-européenne&lt;/em&gt; que celle que la France développe actuellement?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un "sommet"&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;S'il fallait une preuve supplémentaire de l'incapacité de la France -et de son président- à penser en termes européens le futur de la France, on la trouverait sans peine dans ce sommet organisé par Paris pour recevoir, aux côtés de l'Allemagne et de l'Espagne, la Russie. Ce "sommet", dans les circonstances actuelles où la Russie est soumise à de fortes critiques internationales n'eut d'ailleurs de "sommet" que la forme. Dans la réalité des rapports de forces actuels, ce fut une réunion de soumission et de flatterie -on n'ose dire d'allégeance- organisée à l'attention de la Russie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qu'on en juge plutôt. Organiser une telle réunion &lt;em&gt;restreinte&lt;/em&gt; alors que près de la moitié des pays membres de l'Union Européenne a eu à souffrir, dans un passé tout récent, de la présence et des actions de l'URSS! Ces pays ne sont-ils pas sensibles à tout ce qui vient de la Russie? Ils croient -et peut-être n'ont-ils pas tort- que derrière l'aggiornamento russe se cache toujours un panslavisme dangereux. Ils voient dans l'exemple tout récent de l'Ukraine que Moscou n'a pas abandonné sa volonté de dominer ses anciennes provinces. Organiseriez-vous un "sommet" avec la Russie par dessus leurs têtes? Oublieriez-vous, comme par hasard, d'inviter le futur ministre des affaires étrangères de l'Europe, M. Solana, qui aurait pu, au moins faire contrepoids à la russophilie de circonstance de la France et de l'Allemagne?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce qui se mange froid&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que diriez-vous si, comme dans le cas de la Pologne, vos deux anciens ennemis (l'Allemagne et la Russie) se réunissaient à l'invitation de l'un d'entre eux supposé être devenu entre temps votre ami? Que feriez-vous si, le lendemain, vous deviez voter à Bruxelles sur une directive soutenue par l'Allemagne ou la France? Ce "sommet" -comme ceux qui l'on précédé- ajoutera au capital d'hostilité (légitime) que les nouveaux entrants dans l'Union accumulent envers la France et l'Allemagne. Il nous promet des revanches implacables et discrètes dans le feutré des salles de travail bruxelloises. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De fait,la question politique que pose un tel "sommet" est bien plus grave et va bien au delà de questions concernant des sensibilités nationales que l'on aurait froissées. &lt;em&gt;La  question qui se pose est celle de l'incapacité foncière des dirigeants de la Vieille Europe à penser une politique étrangère autrement qu'avec leur anti-américanisme obsessionnel&lt;/em&gt;. Face à la Russie, à la Chine au Moyen Orient ou aux pays arabes, ces dirigeants ne pensent pas, n'analysent pas; ils prennent les yeux fermés et endossent comme politique tout ce qui peut-être anti-américain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La victoire américaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le résultat de cette politique mue par l'obsession est simple: &lt;em&gt;l'Amérique va gagner dans le jeu international bien au delà de ce qu'elle avait pu espérer dans ses rêves les plus optimistes.&lt;/em&gt; Ainsi en sera-t-il après un "sommet" du type de celui qui s'est tenu hier. Car, quelle est désormais la protection de la Pologne contre un réveil de la Russie? Si l'Europe ne reprend pas à son compte les craintes géopolitiques de ses membres à quoi sert-elle? Or pour que l'Europe reprenne à son compte ces craintes, les ambitions et les phobies personnelles de ses dirigeants devraient être mises de côté -ce qui semble impossible à réaliser tant que ces dirigeants sont au pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La victoire russe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le désastre politique européen ne s'arrête pas là. Car il faut être naïf pour croire que la Russie s'est laissée convaincre par des démonstrations de servilité. La venue de Poutine fut &lt;em&gt;dans sa forme même&lt;/em&gt; une victoire diplomatique pour la Russie. Pour la Russie, dès lors, peu importe le contenu de la visite. La Russie pourra se permettre de ne tenir aucun engagement -si engagement il y avait- issu de ce "sommet" car elle a gagné ce qu'elle voulait: montrer à ses anciens Etats vassaux et aux USA qu'elle est encore forte. Le prix à payer -une déclaration sur la Syrie au Liban et une profession de foi multilatérale- est infinitésimal par rapport au gain politique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il devient chaque jour plus clair, malheureusement, qu'il sera nécessaire que les partisans les plus chauds de l'Europe votent en masse "non" à la prochaine consultation, pour qu'une nouvelle génération de dirigeants arrive, écarte ceux qui ont le pouvoir actuellement et construise une vraie Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111130381120903470?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111130381120903470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111130381120903470&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111130381120903470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111130381120903470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/23-leurope-et-laxe-paris-berlin-moscou.html' title='23. L&apos;Europe et l&apos;&quot;axe&quot; Paris-Berlin-Moscou'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111124061673491330</id><published>2005-03-19T21:53:00.000+01:00</published><updated>2005-03-19T20:12:30.236+01:00</updated><title type='text'>22. La Chine (3)</title><content type='html'>&lt;p&gt;Une liste d'articles intéressants sur la Chine&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://www.centerforsecuritypolicy.org/index.jsp?topic=china&amp;section=featured"&gt;http://www.centerforsecuritypolicy.org/index.jsp?topic=china&amp;amp;section=featured&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;Sur la relation entre la Chine et la Corée du Nord, voir&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/4276191.stm"&gt;http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/4276191.stm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111124061673491330?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111124061673491330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111124061673491330&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111124061673491330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111124061673491330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/22-la-chine-3.html' title='22. La Chine (3)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111090504576762144</id><published>2005-03-19T19:52:00.000+01:00</published><updated>2005-03-19T14:13:50.533+01:00</updated><title type='text'>21. La cas de la Chine (2): Go et diplomatie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La vision du monde que la Chine porte dans sa politique étrangère se comprend bien mieux quand on connait le mode de fonctionnement du jeu de go.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Contrairement aux joueurs d'échecs, les joueurs de go se trouvent, au commencement de la partie devant un "damier" -on dit un "go-ban"- complètement vide. Ils vont poser à tour de rôle des pions sur ce "go-ban". Aux échecs, comme on sait, les pièces du jeu sont sur l'échiquier dès le commencement de la partie. Aux échecs, il s'agit de manipuler des réalités pré-existantes aux joueurs -les pièces-; au go, en revanche, il s'agit de &lt;em&gt;créer&lt;/em&gt; de toutes pièces une réalité nouvelle par une mise bien pensée de pions sur le go-ban.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par ailleurs les pièces du jeu de go sont toutes identiques; elles ne sont pas diversifiées comme aux échecs (fou, reine, roi, etc,...). Autant dire que dans le jeu de go, le pouvoir d'une pièce vient de sa &lt;em&gt;place&lt;/em&gt; sur le go-ban et de son &lt;em&gt;lien éventuel&lt;/em&gt; avec d'autres pièces elles-mêmes placées sur le go-ban -et non de sa nature propre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Construire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La traduction géopolitique de ce premier aspect du jeu de go est claire. Confronté à une situation donnée, le joueur de go ne va pas s'embarrasser à chercher à manipuler les acteurs qui se meuvent dans cette situation; pour lui, en fait, tous ces acteurs n'existent pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toute son énergie sera orientée vers la recherche du &lt;em&gt;meilleur emplacement dans la situation&lt;/em&gt; pour placer son pion. Et ce meilleur emplacement ne dépendra pas de la force du pion, puisque tous les pions sont identiques. Le joueur de go cherchera avec &lt;em&gt;chaque&lt;/em&gt; pion à &lt;em&gt;modifier l'espace&lt;/em&gt; en y construisant quelque chose de neuf. Il ne cherchera pas à utiliser les acteurs qui existaient préalablement à sa venue pour les pousser dans son sens. Il construira des configurations de pions connectés les uns aux autres qui, par la solidité de leurs liens mutuels &lt;em&gt;isolent hermétiquement un espace donné&lt;/em&gt; -et dès lors considéré comme conquis. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Concept de victoire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De cette approche découle donc un &lt;em&gt;concept de victoire&lt;/em&gt; fort différent du nôtre. Le vainqueur n'est pas celui qui a réussi à tuer l'autre -ou à tuer le maximum de soldats appartenant à l'autre. Le vainqueur est &lt;em&gt;celui qui a acquis le plus grand espace possible&lt;/em&gt; sur le go-ban. L'Occident tue les hommes pour prendre les choses. Le Chinois prend les choses -et laisse les hommes, tués ou encore vivants, de côté.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Application: la Chine et la Corée du Nord&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Etats Unis pressent la Chine de s'opposer de façon forte avec eux à la Corée du Nord au motif que ce pays detient des armes nucléaires et des fusées permettant d'attquer ses voisins -dont la Chine elle-même, le Japon, etc,...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A cette politique américaine articulée sur une vision de ce qu'on pourrait appeler le problème posé par la "nature" nucléaire actuelle de la Corée du Nord, s'oppose une vision chinoise "spatiale" de la Corée sur le go-ban d'Asie du Sud-Est. Pour la Chine, la Corée du Nord est intéressante parce qu'elle constitue un "pion" qui &lt;em&gt;divise&lt;/em&gt; l'alliance Etats Unis Japon. Pour le Japon, la Corée du Nord nucléarisée représente un danger mortel réel, -ce qui n'est pas le cas pour les USA. Si la tension montait dans la région, le Japon en appellerait aux USA qui, sans aucun doûte, seraient déchirés entre le souci de porter secours à un allié et celui de ne pas s'impliquer dans ce qui pourrait devenir une guerre nucléaire. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certes, ce pion "diviseur" si utile pour la politique étrangère chinoise pourrait devenir dangereux pour la Chine elle-même. D'où cette pose par la Chine d'un &lt;em&gt;second&lt;/em&gt; pion sur le go-ban: la Corée du Sud. Des voix de plus puissantes s'élèvent maintenant en Corée du Sud pour s'opposer au Japon, pour exiger des excuses pour ce qui a été fait dans le passé, etc,.. Ces voix -et les pressions qu'elles créent- &lt;em&gt;connectent la Corée du Sud à celle du Nord&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;tirent la Corée du Nord au loin de la Chine&lt;/em&gt;. En communiant dans l'anti-nipponisme, les deux Corées se rapprochent l'une de l'autre et, de ce fait, se neutralisent l'une l'autre. Trop occupée à tirer de son voisin du Sud tous les avantages qui lui vaut sa position "en pointe" militairement contre le Japon, la Corée du Nord ne peut qu'"oublier" la Chine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi en laissant la Corée du Nord bien active sur le go-ban, la Chine -qui d'un grondement de voix pourrait faire rentrer ce pays dans le rang- met à mal l'alliance Japon-EtatsUnis et rompt cet encerclement qui lui fait d'autant plus peur que la Russie est non loin, prête peut-être à s'ajouter aux deux autres pays encercleurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111090504576762144?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111090504576762144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111090504576762144&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111090504576762144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111090504576762144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/21-la-cas-de-la-chine-2-go-et.html' title='21. La cas de la Chine (2): Go et diplomatie'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111123021904779082</id><published>2005-03-18T19:01:00.000+01:00</published><updated>2005-03-19T12:13:06.873+01:00</updated><title type='text'>20. Tocqueville</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Un site complet sur Tocqueville &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.tocqueville.org/"&gt;http://www.tocqueville.org/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111123021904779082?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111123021904779082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111123021904779082&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111123021904779082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111123021904779082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/20-tocqueville.html' title='20. Tocqueville'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111116825172016574</id><published>2005-03-18T18:48:00.000+01:00</published><updated>2005-03-18T18:50:51.723+01:00</updated><title type='text'>19. La future politique étrangère européenne</title><content type='html'>Lire quelques unes des difficultés institutionnelles de cette politique dans l'article dont la référence suit. Bien sûr, les difficultés concernant le fond -et non la forme- de cette politique sont à ajouter au menu....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-401203,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-401203,0.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111116825172016574?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111116825172016574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111116825172016574&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111116825172016574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111116825172016574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/19-la-future-politique-trangre.html' title='19. La future politique étrangère européenne'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111109526020180305</id><published>2005-03-17T21:37:00.000+01:00</published><updated>2005-03-17T22:55:51.976+01:00</updated><title type='text'>18. Le "Da Vinci Code" et les nouvelles guerres de religion</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Vatican s'est donc décidé à réagir contre le Da Vinci Code. Dans une conférence de presse organisée hier soir, le Cardinal Bertone a exprimé son étonnement devant le succès d'un livre rempli -selon lui- de multiples erreurs. Il a considéré que le contenu du roman -déjà vendu à 25 millions d'exemplaires et traduit en 44 langues- était un ensemble d'idées reçues mensongères anti-catholiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est, dit-on, extrêment rare aujourd'hui qu'un haut dignitaire de l'Eglise s'exprime sur un roman. Ce qui est intéressant pour nous ici est précisément de savoir si le bruit fait par le livre et par les réactions "officielles" de l'Eglise à son égard ne sont pas significatifs de &lt;em&gt;quelque chose&lt;/em&gt; qui se passe dans le monde aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Second degré&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne nous attardons pas sur le livre en lui-même. On a tout dit de ses erreurs historiques, de son style baclé ou des livres plus anciens et bien mieux écrits dont l'auteur se serait "inspiré". Ce qui est intéressant ici est une lecture au &lt;em&gt;second degré&lt;/em&gt; du phénomène Da Vinci dans son ensemble. Et là, clairement le porte-parole du Vatican a raison: le livre constitue une attaque en règle en apparence grossière mais en fait subtile contre l'Eglise.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La subtilité vient de ce que l'attaque la plus dommageable contre l'Eglise -la lecture qui y est faite du Concile de Nicée où fut finalement décidé le sort de nombre de traits et de croyances fondamentales de l'Eglise actuelle- est comme noyée au milieu de chapitres portant sur l'intrigue elle-même et sur des morceaux d'histoire de mouvements secrets de toutes sortes. La chose n'a rien de neuf et l'utilisation du Concile de Nicée pour remettre en question certains des aspects les plus fondamentaux de l'Eglise n'a rien d'original. Mais cette utilisation produit des effets extrêmement violents puisque la critique développée touche aux fondements les plus profonds du Catholicisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Osons cependant poser la question: qui a commencé le premier dans cette guerrilla de religions que nous voyons poindre sur la scène internationale?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le cas Bush&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Prenez les "divergences" entre la France et les Etats Unis au sujet de l'Irak. Lisez les journaux et écoutez Antenne 2. Remplacez le mot "anglo-saxon" par le mot "protestant" dans les attaques souvent violentes contre Bush. Tout colle. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Prenez tout ce qui s'est dit au moment de l'élection présidentielle américaine et regardez s'il n'y avait pas dans la presse française une (très large) pointe d'anti-protestantisme. Les "néo-conservateurs" ne sont-ils pas considérés comme des "fondamentalistes" ou même des "sectes" (sous-entendu: protestantes) ? On en vint même à se moquer des invocations religieuses de Bush pour l'avenir de son pays, oubliant que, quand De Gaulle en faisait autant sur la France (et à partir d'un système de valeurs catholique), on trouvait cela formidable...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Souvenez-vous aussi de la description lourde de sous-entendus que l'on fit de Condeleza Rice quand elle vint en Europe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le cas Gbagbo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Passez de l'Amérique à la Côte d'Ivoire. Même réaction. On est violemment opposé au Président actuel. On le menace des pires sanctions à cause des violations des droits de l'homme inadmissibles dans son pays. Et, apparemment, admissibles ailleurs, par exemple au Togo. Il est vrai, dit-on, que Gbagbo est entouré d'une bande de fondamentalistes (protestants), qu'il y a même un pasteur qui le conseille dans une ambiance qui serait, ici aussi, celle d'une "secte".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La critique en apparence politique prend une connotation religieuse encore plus prononcée quand ces attaques anti-protestantes sont lardées &lt;em&gt;d'attaques anti-juives&lt;/em&gt;. Souvent, les articles ou les émissions de TV font remarquer la présence cachée, en arrière-fond, d'un juif (ou d'un israélien, ou d'un "likudnik", ou..), véritable manipulateur de ces pauvres protestants qu'on vient de critiquer vertement. La palme, si l'on ose dire, revient ici au &lt;em&gt;Canard Enchaîné&lt;/em&gt; qui, sous la plume de Claude Angeli, pendant près de trois ans, régulièrement, chaque semaine, signait un article où une combinaison protestant-juif était mentionnée -avec les variantes demandées par le contexte- comme cause de tous les maux du monde. Derrière les néo-conservateurs américains, il y a donc des partisans de Sharon cachés -c'est bien connu. Et derrière les manifestations anti-françaises d'Abidjan, il y a l'Amérique -et des Israéliens déguisés en Ivoiriens. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout cela, bien sûr, ne légitime pas les attaques du Da Vinci Code contre l'Eglise. Mais cela doit nous interpeller. Quand on fait revenir le religieux, il revient en force -et plus rien n'est contrôlable.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111109526020180305?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111109526020180305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111109526020180305&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111109526020180305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111109526020180305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/18-le-da-vinci-code-et-les-nouvelles.html' title='18. Le &quot;Da Vinci Code&quot; et les nouvelles guerres de religion'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111100410562830691</id><published>2005-03-16T20:47:00.000+01:00</published><updated>2005-03-16T22:40:54.010+01:00</updated><title type='text'>17. Maskhadov, la Pologne et l'Europe</title><content type='html'>Le débat autour du vote pour la ratification de la constitution européenne en France ne fait toujours pas avancer d'un pas la question de ce que sera une politique étrangère commune de l'Europe. L'élimination par les Russes de Maskhadov, le leader indépendantiste tchétchène, nous donne une nouvelle bonne occasion de montrer l'Europe sous son plus beau jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le silence français&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Dépité peut-être de n'avoir pas pu tenir la main du leader indépendantiste au moment où celui-ci mourrait, le président de la République française est resté étonnement silencieux sur toute l'affaire. Les Belges, pourtant prompts à s'indigner de ce qui se passe au Moyen Orient, sont restés silencieux. Eux aussi. Etc.,.. Etc.,..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il faudrait donc une fois pour toutes éclaircir ce mystère: la politique étrangère de l'Europe se réduit-elle à une zone géographique unique, le Moyen Orient et à une cantilation unique en faveur d'un des acteurs de cette région?&lt;/em&gt; Un leader du Hamas est tué à Gaza par les Israéliens l'an dernier -et l'affaire fait tout un scandale en Europe avec force déclarations de colère et de blâmes à Paris ou à Bruxelles. Le chef des Tchéchtènes -élu au cours d'élections surveillées par l'OSCE- se fait tuer par les services russes, et Paris, comme Bruxelles, perdent leur langue? Les Tchétchènes sont-ils moins humains que les Palestiniens? La disparition d'un leader est-elle moins condamnable que celle d'un autre? Y-a-t-il une éthique de politique étrangère à deux vitesses?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une névrose européenne?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En fait, il faudra un jour revenir sur ce fait désormais clair: l'Europe -la vieille Europe- est &lt;em&gt;obsédée&lt;/em&gt; -rappelez vous l'origine du mot: &lt;em&gt;ob-sidium&lt;/em&gt;, entouré de tous côtés- par la question israélo-palestinienne &lt;em&gt;et ne voit que cela dans le monde&lt;/em&gt;. Lorsque Bush est venu à Bruxelles, le discours du Premier Ministre belge, en réponse à la vision globale planétaire exposée par Bush devant tous les chefs d'Etats, portait .....sur l'organisation d'une nouvelle conférence d'Helsinki (celle qui avait permis de donner naissance à l'OSCE) pour le Moyen-Orient !! De tous les problèmes de la terre, le Premier ministre belge n'avait choisi que ce problème-là -sur lequel par ailleurs sa marge de manoeuvre et celle de l'Europe est quasiment nulle- pour parler devant l'Américain!! Y-a-t-il un psychanalyste dans la salle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Pologne ose&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En l'occurrence pour le cas Maskhadov, &lt;em&gt;un&lt;/em&gt; Etat européen a osé parler: &lt;em&gt;la Pologne&lt;/em&gt;. Qualifiant l'élimination du Tchétchène d'"erreur politique" (Le Monde du 16/3) la Pologne -qui n'en n'était pas à sa première critique de la Russie- s'attira une riposte cinglante de Moscou, riposte prouvant à quel point sa critique avait touché juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la Pologne ose parler. On se souvient que la prise en main de la crise ukrainienne par l'Union Européenne avait été largement suscitée par la Pologne. On se souvient aussi que la Pologne avait été l'un des premiers Etats européens à apporter son aide à la guerre contre l'Irak. Bref cet Etat, sur lequel le président de la République française avait eu des mots méprisants, &lt;em&gt;ose avoir une politique étrangère à lui, alors qu'il est dans l'Europe&lt;/em&gt;! Traduisez: il ose avoir une politique étrangère à lui, &lt;em&gt;alors que seule la France et, à la rigueur l'Allemagne, ont le droit de dire ce qu'est la politique étrangère de l'Europe&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, toutes les actions de la Pologne sont tout à fait logiques et excellentes dans une perspective géopolitique polonaise; le seraient-elles dans une perspective géopolitique européenne? Et, d'abord, &lt;em&gt;quelle serait cette perspective?&lt;/em&gt; Si M. Solana était le "ministre des affaires étrangères" de l'Europe que dirait-il ce soir? Apporterait-il son soutien à la Pologne? Oserait-il dire, poussé par les Etats qui souhaitent continuer de regarder ailleurs, que la Pologne a eu tort d'agir ainsi? Se sentirait-il mis de côté sur un sujet où &lt;em&gt;ce devrait pourtant être à lui de parler&lt;/em&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction de la Pologne doit nous remplir de joie et d'effroi. De joie, parce que c'est réconfortant de voir ce pays prendre sa place et apporter ses idées à l'Europe. D'effroi parce que ses interventions mettent en lumière qu'il n'y a &lt;em&gt;rien&lt;/em&gt; en face -seulement le silence des somnolences complices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et celui de l'attente anxieuse de contrats commerciaux à signer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111100410562830691?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111100410562830691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111100410562830691&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111100410562830691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111100410562830691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/17-maskhadov-la-pologne-et-leurope.html' title='17. Maskhadov, la Pologne et l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111082622125031340</id><published>2005-03-14T21:37:00.000+01:00</published><updated>2005-03-15T00:57:17.236+01:00</updated><title type='text'>16. Communautarisme, Bush, Tocqueville et la France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme nous le savons tous le mot "communautarisme" est négativement connoté en France aujourd'hui. Mal défini (une association de quartier est-elle une "communauté"?), associé à l'immonde Amérique -où, comme chacun sait, il y a tous les jours des guerres de clans, de religions ou de sectes (!)- le "communautarisme" est l'un des éléments fondamentaux du politiquement incorrect français. Il ne faut pas de "communautés" dans ce pays, et comme l'a dit Minc, si des communautés existent, elles feraient bien de disparaître dès que possible et, en tous cas, dès qu'elles ont obtenu ce qu'elles recherchaient comme légitimation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un éditorial de l'International Herald Tribune d'aujourd'hui nous informe que, tout à sa nouvelle approche de la vieille Europe, le Président Bush se plait en ce moment à évoquer &lt;em&gt;Tocqueville &lt;/em&gt;dans ses discours publics.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://iht.com/articles/2005/03/13/news/letter.html"&gt;http://iht.com/articles/2005/03/13/news/letter.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi Tocqueville? Parce que Tocqueville fit, à propos de l'Amérique de son époque, un raisonnement que Bush reprend à son compte pour l'Amérique d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tocqueville vs. Hegel&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Tocqueville partit de l'observation qu'en Amérique les individus s'affirmaient fortement dans la société; que, de ce fait, le rôle de la Puissance Publique se trouvait réduit d'autant; que pour éviter, alors, que ne s'installe l'anarchie, la société américaine avait intelligemment suscité des &lt;em&gt;instances intermédiaires&lt;/em&gt; sous la forme d'"associations" multiples et variées qui canalisent les énergies des individus et les organisent localement. D'où, dit Tocqueville, cette importance donnée en Amérique, et souvent incomprise en Europe, aux associations de la "société civile"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire qu'à peu près à la même époque, en Allemagne, le philosophe &lt;em&gt;Hegel, &lt;/em&gt;partant de la même constatation -affirmation forte de l'individu après la Révolution française- et parcourant un chemin exactement &lt;em&gt;inverse&lt;/em&gt;, recommandait que l'on créât des &lt;em&gt;Etats surpuissants&lt;/em&gt; pour canaliser organiser ces volontés individuelles désordonnées. Cette philosophie, aux antipodes de la philosophie politique américaine telle que rapportée par Tocqueville, donna naissance, plus tard à Bismark en Allemagne et à l'Etat centralisé et tout puissant en France. L'opposition entre l'Allemagne et la France d'un côté et les Etats Unis de l'autre ne date donc pas d'hier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bush + Tocqueville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, dit Bush après Tocqueville, avec la recherche du plaisir personnel, la volonté de vouloir tout choisir, l'adaptation de chaque produit aux goûts de chacun, les Etats Unis voient se renforcer les forces d'éclatement centrifuges et anti-Etat. Election après élection, l'Etat est, inéluctablement, forcé de perdre une partie de son pouvoir; il est poussé de côté par ce nouveau pouvoir venant d'en bas. D'où, dit Bush, ce besoin de renforcer encore plus les "associations" et de leur donner un rôle encore plus important dans la société américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bush vs. BHL&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu il y a un loup dit l'article. L'engouement de Bush pour Tocqueville pourrait venir de son désir de légitimer l'allocation d'importantes subventions à des associations &lt;em&gt;religieuses&lt;/em&gt;, au motif que ces associations doivent jouer ce rôle de service public mentionné plus haut. Et, l'article de rappeler que ça, pour la France laïque et républicaine, c'est pas bon. L'article mentionne même que BHL a tenté de donner sur ce sujet une grande leçon de laïcité à Bush -qui, horreur et damnation!, n'a pas semblé entendre le philosophe français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etats Unis vs. Europe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ne rentrons pas ici sur cette question de religion/laïcité sur laquelle il sera revenu plus tard dans ce Blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Utilisons ce court rappel historique pour souligner ce qu'il ne faudrait jamais oublier: malgré les apparences et la langue commune, &lt;em&gt;les Etats Unis et l'Europe sont des entités politiques et humaines profondément et radicalement différentes&lt;/em&gt;. Les bateaux du Mayflower avaient depuis longtemps quitté l'Europe quand ce Continent fut bouleversé par la Révolution, Napoléon, Hegel et tout ce qui va le constituer progressivement pendant un siècle. Il n'est donc pas impossible de penser que, parce qu'ils ont "sauté" le XIXème siècle européen, les Américains ne comprendront &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; certaines réalités européennes. Et que, parce qu'ils ont été englués dans un XIXème siècle de batailles et de destruction, les Européens ne comprendront &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; certainement raisonnements américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le miracle est qu'il y ait pu avoir quelques décennies pendant lesquelles on a cru que tout cela se ressemblait et devait donc naturellement aller dans la même direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut regretter que cela ne soit plus tout à fait vrai. On peut choisir son camp. Mais on peut être sûr qu'il ne s'agit pas seulement d'une crise passagère due à l'Irak ou à une autre cause politique contingente. Il y a, &lt;em&gt;sur le fond lui-même&lt;/em&gt;, des divergences graves sur l'appréhension même du monde. Qui probablement, un jour, génèreront un affrontement grave, d'une nature ou d'une autre, entre les Etats Unis et l'Europe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111082622125031340?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111082622125031340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111082622125031340&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111082622125031340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111082622125031340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/16-communautarisme-bush-tocqueville-et.html' title='16. Communautarisme, Bush, Tocqueville et la France'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111080404633013824</id><published>2005-03-14T13:25:00.000+01:00</published><updated>2005-03-15T00:37:56.303+01:00</updated><title type='text'>15. Et si le NON gagnait?</title><content type='html'>Les partisans du NON au prochain vote sur la ratification de la "constitution" européenne avancent deux arguments techniques imparables en faveur de leurs thèses:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a. le vote du 29 mai est pour une "constitution" que l'on mettrait en oeuvre en 2009. Rejeter ce texte maintenant (2005) nous laisse largement le temps d'en bâtir un autre, sans pour antant faire déraper le calendrier. Le "non" n'amènera donc pas la fin du monde, même s'il écornera sérieusement les egos de tous les pachydermes qui ont travaillé ou soutenu sur ce texte (Giscard, Chirac, etc,..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b. le premier pays qui rejetera la "constitution" sera, en toute logique, le pays à qui il incombera de convoquer une nouvelle Conférence Intergouvernementale pour réfléchir sur un aménagement de l'Europe. Si la France disait "non" le 29 mai, elle se placerait en position parfaite pour reprendre l'initiative sur le sujet -et, donc, pour influer sur le sort de la nouvelle Europe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons qu'il nous est demandé de voter sur un texte fondamental pour l'Europe alors même que l'élargissement de l'Europe doit se continuer en 2007 avec la Bulgarie et la Roumanie. Cet élargissement changera à nouveau le poids de chaque pays au sein de l'Union. Les changements induits seront discutés à ce moment -donc bien après que la "constitution" ait été adoptée par les Etats membres, si elle l'est jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111080404633013824?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111080404633013824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111080404633013824&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111080404633013824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111080404633013824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/15-et-si-le-non-gagnait.html' title='15. Et si le NON gagnait?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111071256133019061</id><published>2005-03-13T10:34:00.000+01:00</published><updated>2005-03-13T12:21:41.016+01:00</updated><title type='text'>14. Le retrait de Gaza: analyse théorique</title><content type='html'>Il est intéressant d'analyser sur le plan de la théorie de la négociation -et en dehors de toute considération politique- la décision prise il y a quelques mois par Sharon d'évacuer de façon unilatérale Gaza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan de la négociation, le conflit israelo-palestinien peut s'analyser comme suit. Deux parties sont en conflit armé. L'"extérieur" les presse fortement de négocier, c'est-à-dire d'abandonner les armes pour venir à la table de négociation et régler "pacifiquement" le conflit. &lt;em&gt;Le problème est que les parties savent qu'elles sont dans un jeu à somme nulle&lt;/em&gt;: ce que l'un gagne l'autre le perd, et vice versa. Elle ne veulent donc pas négocier avant que le conflit se &lt;em&gt;déséquilibre&lt;/em&gt; vraiment en faveur de l'une ou l'autre partie. Autant dire que les donneurs de conseil de l'"extérieur", en insistant depouis plusieurs années pour les traiter à égalité en permanence, ont prolongé le conflit armé sur le terrain: on n'a jamais vu des égaux arrêter de se battre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qui se posait donc à Sharon et à Arafat était donc de &lt;em&gt;déséquilibrer la situation&lt;/em&gt; pour pouvoir arriver à la table de négociation avec autre chose qu'une neutralisation réciproque. Du fait de la disymmétrie du conflit militaire (Etat contre guerilla), il apparut rapidement, après le commencement de la seconde intifada, que la création de ce déséquilibre ne pourrait pas venir des armes elles-mêmes. Un conflit armé disymmétrique est nécessairement équilibré militairement et ne crée pas de vainqueur -il n'est donc pas soluble par la négociation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faute de victoire militaire possible, il fallait trouver &lt;em&gt;ailleurs&lt;/em&gt; la manière de déséquilibrer la situation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;"Irrelevant"&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La première tentative de déséquilibrer le conflit vint de Sharon, quand il prit la position officielle disant d'Arafat qu'il s'était rendu lui-même hors jeu ("&lt;em&gt;he made himself irrelevant&lt;/em&gt;"). On reviendra dans un autre article de ce Blog sur cet emploi diplomatique très fort -et nouveau- de l'adjectif "irrelevant". Le mot a la puissance de créer une &lt;em&gt;métaphore diplomatique&lt;/em&gt; où l'autre (Arafat) est vu comme s'excluant lui-même de l'ensemble de la situation -&lt;em&gt;et, donc, comme venant à toute négociation ultérieure avec une position infériorisée d'entrée de jeu&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentative de Sharon ne fut pas couronnée de succès, du fait, notamment de la France qui choisit d'ignorer la métaphore et de continuer de donner à Arafat toutes les marques de pouvoir. Cette politique, à la fin, aboutit à faire le plus terrible des "cadeaux" aux Palestiniens: les maintenir artificiellement à égalité avec leur adversaire, alors que la situation en fait de négotiation avait déjà évolué déjà contre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Unilatéral&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Si le conflit ne peut être déséquilibré par la diplomatie (semi-échec de la métaphore de l'"irrelevant") et qu'il ne peut de toutes façon pas l'être par une victoire militaire sur l'adversaire, que faire? &lt;em&gt;Sharon choisit de faire le pari de reculer militairement d'une portion du champ de bataille&lt;/em&gt;. Dans un conflit militaire à somme nulle, tout le monde est tendu de part et d'autre sur la ligne d'affrontement -et le recul &lt;em&gt;brusque&lt;/em&gt; de l'une des parties ne peut que déséquilibrer tout l'édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien entendu avoir bien calculé son pari. Le caractère unilatéral ne devait pas donner prise à déclaration de victoire pour l'autre partie (voir le retrait israélien du Liban sud). Sharon, là, pouvait être sûr de gagner le pari car son retrait avait le pouvoir &lt;em&gt;d'accentuer les divergences&lt;/em&gt; entre groupe palestiniens, ceux de Gaza et ceux de Cisjordanie n'étant pas d'accord sur de nombreux points dans leur combat contre Israël. Le retrait Sharon, en fait, faisait pointer le spectre de la sécession et de la rupture du camp palestinien en deux. Rester, c 'est faire l'union contre soi. Se retirer, c'est créer et exploiter les conflits internes chez l'autre. &lt;em&gt;C'est l'affaiblir définitivement dans toute négociation future&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Plans intérieur et international&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le pari devait être gagné aussi sur un &lt;em&gt;plan intérieur&lt;/em&gt;. Le négociateur qui abandonne, en apparence sans contrepartie, une partie de ce qu'il négocie s'attire l'hostilité de son propre camp. Dans le cas d'espèce, le retrait a créé un divorce entre le peuple dans son ensemble (qui soutient le retrait à une écrasante majorité) et ceux qui refusent la concession -&lt;em&gt;et qui se trouvent de ce fait projetés dans des logiques de rébellion et de violence verbales qui les enferment&lt;/em&gt;. Sur ce plan, si le pari de Sharon gagne, on assistera à un assainissement politique intérieur du pays, les factions extrémistes étant affaiblies par la nécessité, après le retrait, de "digérer" leur échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan de &lt;em&gt;l'opinion internationale,&lt;/em&gt; en revanche, Sharon était sûr de gagner son pari. Cette opinion s'était en effet, depuis longtemps, enfermée dans une logique d'opposition irrationnelle et "tripale" à Sharon, logique que le moindre geste de Sharon dans le sens du "recul" ne pouvait que faire voler en éclat, quelles que soient les connotations stratégiques de ce recul...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle situation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Après l'annonce du retrait de Gaza, les Palestiniens ne furent sauvés du désastre dans la négociation qui allait survenir que par la mort d'Arafat. De fait, le nouveau Président palestinien dut s'employer rapidement à &lt;em&gt;redresser le déséquilibre&lt;/em&gt; dans la future négociation. Il le fit par l'annonce d'un&lt;em&gt; recul&lt;/em&gt; lui aussi &lt;em&gt;sur un plan militaire&lt;/em&gt; -c'est-à-dire en s'efforçant d'arrêter les actions de guerilla. &lt;em&gt;Il est clair qu'il aurait perdu quotidiennement du terrain dans la négociation future si ces actes de guerilla avaient continué&lt;/em&gt;. Si l'autre ne veut pas se battre contre vous et que vous continuez néanmoins à vous battre contre lui, vous ne vous mettez pas dans une position dominante dans la négociation à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, le mouvement de retrait décidé par Sharon n'a pas été sans contreparties, tant s'en faut. Sa valeur et son pouvoir déséquilibrant vient de ce qu'il est unilatéral; donc à l'échelle du territoire dont il se retire, Sharon, bien entendu, ne gagne pas de contrepartie. Mais le conflit se situe dans un cadre immensément plus vaste. L'"échiquier" sur lequel il faut mesurer les contreparties est le monde entier: les freins qu'il crée du côté du successeur d'Arafat, les autres retraits en Cisjordanie, le statut de Jérusalem, la position d'Israël dans le monde, les relations avec les pays arabes, etc,.. Sur tous ces sujets, les contreparties obtenues par Sharon sont sans commune mesure avec ce qu'il a sacrifié par son recul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sens de l'Histoire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On apprend de ce mouvement une règle de négociation que les militaires, les Chinois et les adeptes du jeu de Go connaissaient depuis longtemps: céder sur un élément du front pour permettre de prendre en tenailles l'adversaire qui s'enfonce trop rapidement dans la trouée. Ce fut la tactique qu'Hannibal utilisa contre les Romains à la fameuse bataille de Cannes, celles des Prussiens contre les Autrichiens à Sadowa en 1856.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop occupés à ne jamais rien céder, les Palestiniens crurent que le statu quo de l'équilibre (qui est en leur faveur) durerait toujours. Ils continuaient à avancer. En reculant brusquement et en leur offrant Gaza sur un plateau, Sharon renforce leur mouvement d'avancée, les contraint de s'enfoncer dans la trouée déséquilibrante qu'il a créée -et les prend à revers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111071256133019061?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111071256133019061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111071256133019061&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111071256133019061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111071256133019061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/14-le-retrait-de-gaza-analyse-thorique.html' title='14. Le retrait de Gaza: analyse théorique'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111047744051046178</id><published>2005-03-12T21:15:00.000+01:00</published><updated>2005-03-12T22:30:44.636+01:00</updated><title type='text'>13. Le cas de la Chine (1): l'abandon des concepts occidentaux</title><content type='html'>Chacun sait que le défi qui attend le monde dans la prochaine décennie sera de nous situer face à la Chine. La croissance de la Chine est massive. Son poids politique important. D'ores et déjà, nombreux sont ceux qui tentent d'imaginer ce que pourrait être un affrontement Chine-Etats Unis sur la scène internationale. Reviendra-t-on à un affrontement du type de ceux que la guerre froide nous avait fait connaître, quand les Etats Unis et l'URSS s'opposaient sur tous les fronts et se disputaient la prééminence mondiale? D'autres, comme le président de la République française ont décidé de courtiser la Chine pour contrebalancer l'influence trop importante (à leurs yeux) des USA. Est-ce une stratégie payante? Qu'en est-il de la Chine aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces questions simples, on ne pourra apporter que des réponses complexes. Et d'abord, on devra remarquer que presque tout ce qui se dit aujourd'hui au sujet de l'émergence de la Chine souffre d'un défaut majeur: celui de penser le "cas" chinois en termes de concepts que l'on avait vu se déployer dans le "cas" soviétique. Et pourtant il est clair que nous sommes confronté à un pays qui, sur tous les sujets, a ses propres concepts -fort différents de nos concepts occidentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons une excuse. Après tout, notre génération n'a pas connu d'autres "hyperpuissances" que les Etats Unis et l'URSS: n'est-il pas normal de penser que la Chine se comportera le moment venu comme l'URSS s'était comportée ? N'est-il pas logique de dire qu'elle posera aux autres pays le même type de problèmes que l'URSS avait posés?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La spécificité chinoise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, on ne peut répondre positivement à ces questions. La Chine pose un ensemble particulièrement complexe de problèmes -et aucun de ces problèmes ne ressemblera à ceux que nous avons connus avec l'URSS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à aujourd'hui, nous ne sommes habitués -si l'on ose dire- qu'à des conflits avec des puissances qui fonctionnent dans des systèmes de pensée totalement identiques aux notres. Ainsi en fut-il de toutes les guerres entre la France et l'Allemagne. La guerre froide, quant à elle, fut marquée en profondeur par le fait que les USA et l'URSS se faisaient concurrence, c'est-à-dire courraient sur la &lt;em&gt;même&lt;/em&gt; route -en espérant chacun arriver le premier au but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le combat avec l'identique à soi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Toute la stratégie américaine de la dissuasion, en fait, fut fondée sur la réponse à donner à un ennemi potentiel (l'URSS) considérée comme agissant-et agissant- en tout &lt;em&gt;comme les USA&lt;/em&gt;. Les stratégies de la guerre froide furent directement issues de la &lt;em&gt;Théorie des Jeux&lt;/em&gt; qui, publiée en 1944, apporta une modélisation première des affrontements de deux acteurs. Et dans l'abstraction de la Théorie des Jeux, les joueurs sont considérés comme &lt;em&gt;identiques&lt;/em&gt; l'un à l'autre. Leurs &lt;em&gt;intérêts&lt;/em&gt; sont bien évidemment différents (sinon il n'y aurait pas affrontement); mais on ne fait aucune différence de &lt;em&gt;nature &lt;/em&gt;entre eux ou entre leurs méthodes de jouer: chaque joueur poursuit ses intérêts en étant, en quelque sorte, le &lt;em&gt;miroir&lt;/em&gt; de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a ainsi pu donc dire que la dissuasion comme la Théorie des Jeux mettaient en scène des acteurs qui, en fait, jouaient avec des acteurs miroirs. &lt;em&gt;Cette approche convenait parfaitement à l'URSS dont le rêve séculaire avait toujours été de ressembler à l'Occident&lt;/em&gt;: on se souvient de Pierre le Grand, de Catherine II, etc,.... On comprend que, de Staline à Brejnev, l'URSS était, en fait, heureuse de s'opposer à l'Occident&lt;em&gt;, parce que cette opposition la posait comme frère jumeau de son ennemi&lt;/em&gt;, lui permettant ainsi de s'approprier tout ce que l'Occident valorisait et l'autorisant à prendre ses concepts (en fait de victoire, de défaite, de conquête, etc,...) à l'Occident lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Chine à part&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La Chine, en revanche, se moque bien de s'opposer aux USA en les imitant. Elle s'opposera -si tant est que le mot convient dans le cas de la Chine- en tant qu'elle est elle-même, c'est-à-dire, en tant qu'elle est issue d'une civilisation millénaire, profondément différente des USA et du reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, là, il s'agira d'un combat avec un autre qui est &lt;em&gt;différent&lt;/em&gt; de soi. Un combat pour lequel ni les Etats Unis -ni d'ailleurs le reste de l'Occident- ne disposent de concepts stratégiques dont ils pourraient faire usage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On analysera dans un prochain article quelques spécificités de la politique étrangère de la Chine en prenant exemple du cas des relations de ce pays avec la Corée du Nord.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111047744051046178?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111047744051046178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111047744051046178&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111047744051046178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111047744051046178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/13-le-cas-de-la-chine-1-labandon-des.html' title='13. Le cas de la Chine (1): l&apos;abandon des concepts occidentaux'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111039582337761314</id><published>2005-03-09T20:14:00.000+01:00</published><updated>2005-03-09T21:59:21.040+01:00</updated><title type='text'>12. Un nouveau paradigme pour l'Europe?</title><content type='html'>L'élargissement de l'Europe doit-il être vu comme une simple augmentation du nombre des Etats assis autour de la table européenne ou comme un changement profond de &lt;em&gt;nature&lt;/em&gt; de ce qu'est l'Europe? Avec 25 Etats, l'Europe fonctionne-t-elle sur le même paradigme qu'avec 15 Etats -ou le changement quantitatif a-t-il amené aussi un changement &lt;em&gt;qualitatif,&lt;/em&gt; c'est-à-dire un changement du paradigme européen?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;L'article suivant apporte des éléments de réponse à cette question:&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://iht.com/articles/2005/03/08/news/union.html"&gt;http://iht.com/articles/2005/03/08/news/union.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;L'article mentionne en ouverture les difficultés de la présidence Barroso à gérer la situation à 25. Depuis le soutien de la Pologne à Buttiglione jusqu'à l'opposition de l'Espagne et de l'Italie à la disparition de leurs langues, l'augmentation du nombre des acteurs en jeu aboutit -et c'est logique- à multiplier les occasions de désaccord et à diminuer les possibilités de consensus.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce qu'on comprend au travers de l'article c'est que que l'Europe obéit désormais à une mécanique complexe de &lt;em&gt;négociations multilatérales&lt;/em&gt;. Pour un acteur plongé dans ce type de mécanique, ce qui compte d'abord c'est de pouvoir constituer une &lt;em&gt;coalition&lt;/em&gt; avec d'autres acteurs -ou de chercher à appartenir à une coalition déjà existante. Ce n'est qu'à cette condition que cet acteur pourra influencer sur le cours des choses dans le groupe. Autant dire que la dynamique d'un tel groupe est de se &lt;em&gt;fractionner&lt;/em&gt; de toutes les façons possibles, sur tous les sujets.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Grands nombres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Le problème, en ce qui concerne l'Europe est cependant que le groupe en question est trop petit pour que le fractionnement se fasse sans douleur. Alors que les fractionnements et les recompositions aux Nations Unies -où siègent près de 200 acteurs- sont fluides et naturels, ceux qui peuvent exister dans un groupe de 25 font une place trop grande aux jalousies ("vous étiez hier associés avec X, pourquoi venez vous aujourd'hui vous associer avec nous") ou aux egos froissés ("pourquoi ne suis-je pas admis dans la coalition Z"). L'Europe d'aujourd'hui est ainsi composée de &lt;em&gt;trop&lt;/em&gt; d'Etats pour qu'une diplomatie de l'entente puisse se développer et de &lt;em&gt;pas assez&lt;/em&gt; d'Etats pour qu'une diplomatie des grands nombres puisse régner. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La stratégie des 10&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Pour les nouveaux arrivants, cette situation ambigüe est parfaite car elle leur permet de garder leur influence dans le groupe en volant de petite coalition en petite coalition. Des acteurs nouveaux entrant dans un groupe, par nature de ce qu'est une négociation multilatérale, n'ont aucun intérêt à oeuvrer pour que le groupe devienne rigide car un groupe qui serait compact les absorberait inéluctablement. "&lt;em&gt;Je ne crois pas aux Etats Unis d'Europe&lt;/em&gt;" dit l'un des ambassadeurs de ces pays dans l'article.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;De surcroît, paradoxalement,&lt;em&gt; les nouveaux arrivants, du fait de leur passé récent et de leur situation géopolitique propre, ont bien plus de points communs entre eux que n'en ont entre eux les 15 qui les accueillent&lt;/em&gt;: une situation économique "en transition" légitimant tous les dumpings et les facilités fiscales imaginables, un passé politique de souffrance, légitimant un basculement atlantique auquel on ne pourra s'opposer, etc,... Sur un plan géopolitique, ces pays vont donc être plus "naturellement" unis entre eux et plus influents dans l'évolution de l'Europe que les autres "vieux" acteurs -qui sont, eux, des pays développés, c'est-à-dire des pays qui précisément se font concurrence entre eux. Ils pourront davantage jouer le jeu des coalitions si nécessaires dans un groupe à 25. D'où l'aigreur, à peine cachée, de la France et de l'Allemagne vis-à-vis des évolutions récentes de l'Europe&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Il faut le reconnaître: le mot "Europe" est resté le même -mais il ne recouvre absolument plus la même réalité.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111039582337761314?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111039582337761314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111039582337761314&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111039582337761314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111039582337761314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/12-un-nouveau-paradigme-pour-leurope.html' title='12. Un nouveau paradigme pour l&apos;Europe?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111037570826739772</id><published>2005-03-09T14:09:00.000+01:00</published><updated>2005-03-09T14:46:04.280+01:00</updated><title type='text'>11. Le ridicule ne tue toujours pas la France au Liban</title><content type='html'>Nous avons parlé dans un article précédent de la "nouvelle" politique étrangère de la France -entendons de son président- après l'assassinat de Rafic Hariri. La presse française, d'un mouvement unanime, avait salué la "convergence de vue" entre les USA et la France sur la nécessité "d'exiger" un départ de la Syrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions dit à quel point cette "politique étrangère" ne semblait qu'une réaction d'humeur ponctuelle à la perte d'un ami -et était bien loin d'être la base de départ d'une nouvelle et véritable politique étrangère de la France au Moyen Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, que dit la France quand le Hezbollah vient en support massif de la Syrie, qu'il défile dans les rues de Beyrouth et qu'il déclare s'opposer de toutes ses forces à toute pression sur la Syrie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avons nous besoin de rappeller que M. Chirac avait longuement rencontré le chef du Hezbollah au Liban, que la France refuse toujours de mettre le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, qu'il y a eu l'affaire de la chaîne TV etc,....?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment se fait l'équilibrisme de la politique étrangère française (!!!) demandant d'un côté que l'assasinat de Hariri fasse l'objet d'une enquête internationale et affirmant d'un autre côté son soutien au Hezbollah, alors même que le Hezbollah est contre cette enquête et soutien la Syrie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on penser que la France puisse garder un semblant de crédibilité dans cette situation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas vraiment grand, n'est-ce-pas?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111037570826739772?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111037570826739772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111037570826739772&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111037570826739772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111037570826739772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/11-le-ridicule-ne-tue-toujours-pas-la.html' title='11. Le ridicule ne tue toujours pas la France au Liban'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111029847941057464</id><published>2005-03-09T08:14:00.000+01:00</published><updated>2005-03-09T13:57:17.296+01:00</updated><title type='text'>10. L'aide internationale paralyse l'Afrique</title><content type='html'>Il faut lire de toute urgence cet article sur l'aide accordée à l'Afrique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2005/03/07/opinion/edmwenda.html"&gt;http://www.iht.com/articles/2005/03/07/opinion/edmwenda.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour une fois, un journaliste (africain) recommande le seul remède possible pour le développement de l'Afrique: la &lt;em&gt;suppression&lt;/em&gt; de tous les financements d'aide au développement. Oui: la suppression, pas l'augmentation, pas un plan Marshall, pas une initiative de la Banque mondiale. La suppression. Le titre de l'article: "&lt;strong&gt;Foreign Aid sabotages reform&lt;/strong&gt;". Tout un programme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car il faut aujourd'hui l'avouer: pour tous ceux qui pratiquent l'Afrique au quotidien, le moment de vérité arrive à grands pas. &lt;em&gt;Les excuses du passé ne suffisent plus&lt;/em&gt;, tant s'en faut. On ne peut plus dire que les gouvernants sont des illettrés, que les populations ne sont pas informées ou que la colonisation est responsable de tout. Les dirigeants sont désormais des anciens élèves des meilleures écoles au monde, l'internet est accessible partout et le colonisateur parti depuis longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Corruption et vol&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais pourtant rien, vraiment rien n'a changé en ce qui concerne l'argent en Afrique. La corruption et le vol règnent partout et à tous les niveaux. Certes la corruption existe dans tous les pays du monde. Mais elle se développe dans ces pays, en général, sur les marges des sociétés. En Afrique c'est au centre, au coeur même des sociétés. Pour ceux qui savent et qui ont les bonnes informations, on sait que pas un pays n'échappe à cette terrible règle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Prenez les pays pétroliers. Ils sont nombreux maintenant en Afrique. Ils produisent des richesses qui auraient pu servir au développement. On ne citera pas les cas des différents pays ici, mais la réalité est là: ces richesses sont &lt;em&gt;toutes&lt;/em&gt; volées à la source par les chefs d'Etat eux mêmes. Est-il normal qu'à Brazzaville ou à Luanda ou à Douala il y ait encore des coupures d'électricité, alors que ces pays sont parmi les plus gros producteurs de pétrole du Continent? Est-ce normal que les sociétés pétrolières locales constituent des circuits parallèles pour faire fuir l'argent du pays et le faire arriver sur des comptes étrangers appartenant à la Nomenklatura locale? Est-normal qu'on ne sache pas ce qui est fait des centaines de millions d'euros que rapportent les matières premières qu'ils produisent? L'Afrique n'est pas pauvre; elle est volée en permanence, en grande partie par les Africains eux-mêmes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mauvaise gestion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n'y a pas que le vol et la corruption. L'auteur de l'article cité plus haut prend l'exemple de l'Ouganda -mais il aurait pu prendre celui de dizaines d'autres pays. Ce pays, qualifié de pays modèle par le FMI, dépend encore aujourd'hui à plus de 50% de l'aide extérieure. Cela ne l'empêche pas de consacrer 200 millions de dollars (une somme énorme à l'échelle du pays) à son budget militaire...Et de nourrir, entre autres, 68 ministres et 73 conseillers présidentiels. Et de ...etc,..&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'auteur nous dit que l'aide internationale arrive abondamment dans le pays -qui n'arrive pas à la dépenser! Et de se demander si le pays ne serait pas contraint de se préoccuper davantage de réformer ses services fiscaux si &lt;em&gt;aucune aide&lt;/em&gt; n'arrivait dans le pays. Ces services devraient (et pourraient) alors collecter bien plus d'argent qu'ils ne le font maintenant -et rendre le pays plus responsable.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rapport Parent-Enfant&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans cette spirale terrible, les pays donateurs sont aussi responsables que les gouvernants africains eux-mêmes. Ces acteurs (Europe, USA, Japon, Institutions internationales, etc.,..) se sont installés dans un rapport parent-enfant malsain avec l'Afrique. A la fin de chaque année, un cadre de la Banque Mondiale est d'autant plus promu qu'il a dépensé des dollars en Afrique. C'est une course à la promotion pour finir les budgets -pour mettre l'argent n'importe où, pourvu qu'il ait quitté le Nord et qu'il soit arrivé au Sud.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tant qu'on parlera de l'Afrique comme d'un malade, qu'on traitera l'Afrique comme un enfant qu'il faut gronder parce qu'il ne fait pas ce qu'il faut faire, l'Afrique répondra sur le même régistre. Tant qu'on ajoutera initiative financière sur initiative financière, budgets sur budgets pour inonder d'argent le Continent, l'Afrique ne se prendra pas en main et se laissera corrompre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le cas du Tchad&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La situation en est arrivée aujourd'hui à un stade de névrose collective terrifiant, comme le montre le cas du Tchad. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce pays, l'un des plus pauvre au monde découvre du pétrole. On pense à un cadeau du Ciel pour renverser la malédiction de la pauvreté. Oui, mais on est dans un rapport parent-enfant. Alors le parent (la Banque Mondiale) a peur que les richesses soient volées par les gouvernants -les enfants- comme elles le sont partout ailleurs en Afrique. Alors elle confisque le produit de la vente du pétrole. Elle le met sur un compte en banque hors du pays et inaccessible aux gouvernants (!!) Elle n'autorise le pays à toucher à ce compte qu'avec le visa de dizaines de personnes. Elle va jusqu'à obliger le pays à constituer une épargne pour "l'éducation des enfants" de demain: cela est facile puisque c'est elle (la Banque Mondiale) qui gère le porte monnaie du pays dans le compte bancaire à l'étranger. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'enfant (le pays), lui, doit tout accepter, sinon on le prive de ses propres ressources. Mais, il apprend à tricher; à malin, malin et demi. Alors on triche pour passer entre les mailles du filet. Et, malgré le pétrole, il y a toujours des coupures d'électricité à N'jamena.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un rêve&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout arrêter un jour... Laisser les chefs d'Etat et les gouvernants corrompus face à leur peuple en colère. Laisser qu'en Afrique, faute de secours extérieur, naisse une dynamique de rébellion interne comme en Ukraine. Que les foules descendent dans la rue et obligent les pillards à rendre ce qu'ils ont pris. Ce rêve ne se réalisera probablement jamais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Peut-être parce que les pays et institutions donateurs internationaux ont plus besoin de l'Afrique que l'Afrique n'a besoin d'eux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111029847941057464?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111029847941057464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111029847941057464&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111029847941057464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111029847941057464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/10-laide-internationale-paralyse.html' title='10. L&apos;aide internationale paralyse l&apos;Afrique'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111022135676746711</id><published>2005-03-07T19:30:00.000+01:00</published><updated>2005-03-07T20:23:01.930+01:00</updated><title type='text'>9. Les deux Empires</title><content type='html'>En fin de compte, le monde est divisé aujourd'hui en deux grands Empires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, en premier, &lt;em&gt;l'Empire du Mouvement. &lt;/em&gt;C'est l'Empire de ceux qui bougent -d'aucuns diraient: de ce qui s'agitent. Ces gens là veulent à tout prix des changements politiques, de la démocratisation, des élections, une bousculade du statu quo. Ils ne tiennent pas en place. Pour leurs amis, c'est un signe de force, pour leurs ennemis, un signe d'instabilité ou d'illumination. Et c'est dans cette catégorie, qu'on aime ou qu'on aime pas, que Bush a placé l'Amérique. Les Etats Unis étaient déjà en eux mêmes une terre du présent perpétuellement remis en question (comme ont pu le constater, après Tocqueville, tous les étrangers qui ont eu à y vivre). Bush a porté cette obsession du mouvement sur la scène internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat: même la région peut-être la plus immobile au monde -le monde arabe- se met à bouger. L'Egypte annonce un pas vers le multipartisme, le Liban se soulève, les Palestiniens votent, les Séoudiens votent, le Maroc accorde la liberté à la femme, la Tunisie invite Sharon et, bien sûr, les Irakiens votent. Même si tout cela demandera du temps à se consolider, même si Moubarak a toutes les chances d'être réélu cette fois encore, la terre a bougé -et ne s'arrêtera pas de bouger de si tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Notre Zeitgeist&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr le crédit n'en incombe pas seulement à Bush, Moubarak, Abbas, Sharon, Mohammed VI ou Allaoui. Comme toujours quand l'Histoire avance, ce sont les concours de circonstances du moment, l'esprit du temps -le Zeitgeist- qui font le mouvement. Et ici, l'internet, les nouvelles télévisions arabes, la facilité de communication ont porté et amplifié formidablement le mouvement que les Américains ont initié avec leur guerre en Irak, quelle que soit la valeur que l'on accorde à cette guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le "Non" comme philosophie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Face à cet Empire du Mouvement, il y a &lt;em&gt;l'Empire du Statu Quo&lt;/em&gt;, avec, en tête la France, l'Allemagne et la Belgique et des tas d'autres pays au nombre desquels on peut compter la plupart des pays d'Afrique francophone encore dirigés par des petits chefs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'Empire du "Non" définitif et sans appel au mouvement, du "&lt;em&gt;chacun est libre de faire chez soi ce qu'il veut&lt;/em&gt;", du "&lt;em&gt;nous n'avons pas à nous mêler de ce qui se passe dans les autres pays&lt;/em&gt;", du "&lt;em&gt;il faut laisser les pays arabes (ou: africains, ou: ...) comme ils sont et ne pas leur imposer des systèmes qui ne sont pas les leurs&lt;/em&gt;". Etc.,...C'est un Empire en lutte sur tous les fronts. Un Empire qui n'a, pour créer son unité, que la répétition de son refus obstiné de suivre l'autre -même s'il n'arrive pas à se débarrasser de son désir permanent de l'imiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Retour au passé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Reculez d'un siècle et demi. Souvenez-vous: Metternich niant de toutes ses forces la Révolution française. Se tuant à faire de l'Autriche "la" vraie puissance conservatrice par excellence. Courant d'un bout à l'autre de l'Europe pour éteindre les incendies que les idées républicaines françaises allumaient. Allant de Roi en Prince ou en Tsar pour faire en sorte que des élections n'aient pas lieu, que les systèmes traditionnels de pouvoirs dynastiques soient maintenus tels quels. Souvenez-vous: l'Autriche-Hongrie était elle aussi composée de plusieurs Etats qu'il fallait intégrer -mais surtout pas avec des idées françaises&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Europe franco-allemande d'aujourd'hui ne serait-elle pas l'Autriche-Hongrie de l'époque, résistante jusqu'à la fin à tout ce "fatras d'idées nouvelles"? L'Amérique d'aujourd'hui ne serait-elle pas la France d'alors, destabilisant les sociétés un peu partout, certes, mais dans une direction montrée par l'Histoire? Dans ce cas craignons pour le futur de l'Europe car, comme nous le savons, l'Autriche-Hongrie a complètement disparu de la carte à la première grande secousse guerrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1848&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Bien sûr, toute comparaison a ses limites. Mais il n'est pas interdit de prendre plaisir à imaginer certains des dirigeants de l'Empire actuel du Statu Quo s'enfuyant dans des paniers de linge sale.&lt;br /&gt;Comme Metternich en 1848.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111022135676746711?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111022135676746711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111022135676746711&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111022135676746711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111022135676746711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/9-les-deux-empires.html' title='9. Les deux Empires'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111017896568720401</id><published>2005-03-07T07:46:00.000+01:00</published><updated>2005-03-07T20:45:56.930+01:00</updated><title type='text'>8. Une politique étrangère européenne est-elle possible (suite)?</title><content type='html'>Cet article fait suite à un précédent article sur le même sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la politique étrangère de l'Europe -de sa possibilité et de son sens- est, bien sûr, au centre de toute la problématique européenne aujourd'hui. Les questions économiques et sociales ont déjà été mises sur les rails depuis longtemps. Reste la question politique, et, surtout, la question de la politique extérieure: pour que l'Europe "existe", il faut d'abord qu'elle existe aux yeux des tiers en tant que telle, c'est-à-dire en tant que puissance politique dans le monde. Cela n'est pas si simple que cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article précédent avait rappelé que le point de départ de l'Europe -une agrégation d'Etats qui ont des traditions et des &lt;em&gt;vues géopoliques&lt;/em&gt; tout à fait différentes les unes des autres- n'allait pas aider à la construction d'une politique étrangère commune, du moins à court/moyen terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas là le seul obstacle à l'existence même d'une politique étrangère commune. Il y a aussi l'absence de &lt;em&gt;politique de défense&lt;/em&gt; -au niveau de chaque Etat et au niveau de l'Europe- qui mine de façon cachée toute vélléité d'avoir une politique étrangère. On le sait: qu'est-ce une politique étrangère si cette politique n'est pas soutenue par une politique de défense? A quoi cela sert d'aller négocier avec l'Iran l'arrêt du nucléaire -si l'Iran sait qu'on n'a pas les moyens de menacer ce pays et, encore moins, de mettre en oeuvre ces menaces? A quoi sert de faire le grand négociateur au Moyen Orient ou en Afrique si on n'a ni les armées ni les services de renseignements qui soutiennent les positions politiques que l'on prend ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout entière à sa recherche des "formes" qui font un Etat (titres honneurs, etc...), l'Europe n'a pas -tant s'en faut- résolu ce grave problème des &lt;em&gt;moyens militaires&lt;/em&gt; qu'elle doit avoir pour mener une véritable politique étrangère. Avec une dépense militaire égale à la moitié de celle des USA (200 milliards contre 400 milliards), des services de renseignement peu efficaces -à part, peut-être le cas des Britanniques- pour les menaces d'aujourd'hui, que peut faire l'Europe? Etre neutre? Mais quand on a la taille de l'Europe on ne peut pas être neutre; on est sur trop de zones de conflits pour avoir comme politique de ne pas avoir de politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit à quelle point les chimères du gouvernement actuel de la France et de son président sont dénuées de sens. Faire une Europe qui "contrebalancerait" ou "équilibrerait" les USA, vouloir imposer un monde "multipolaire" est une plaisanterie quand on sait les moyens dont disposent les Etats européens -on ne parle même pas de l'Europe- pour attaquer ou se défendre.&lt;br /&gt;L'éditorial de Thomas Friedman de ce matin dans le Herald Tribune en dit long sur la matière. Friedman rappelle malicieusement qu'avant de vouloir lever l'embargo des armes vis-à-vis de la Chine, l'Europe ferait bien de lever l'embargo de fait qu'elle a placé vis-à-vis d'elle-même: en maintenant des budgets défense si bas, l'Europe reste très faible sur un plan militaire -alors même qu'elle cherche à renforcer d'autres pays -la Chine, par exemple- en armements. C'est une stratégie d'irresponsabilité politique qui, bien entendu, présuppose que les Etats Unis sont là pour faire le "sale" boulot de défense des pays européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiffres concernant les avions militaires à longue portée à disposition de l'Europe -ceux qui sont seuls capables d'effectuer une projection de troupes sur des conflits lointains- sont étonnants. L'Europe n'aurait en propre, selon Friedman, que 4 avions C17 -et encore ces avions seraient en leasing- alors que les USA en contruisent près de 180. Ne parlons pas de l'électronique, des matériaux de pointe, des stratégies de combat en univers urbain, etc,...où l'Europe est maintenant bien loin derrière des pays comme l'Inde ou Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment fera donc le futur Ministre des Affaires etrangères européen quand un conflit éclatera quelque part dans le monde? Demandera-t-il aux Etats Unis de l'aider à trouver une possibilité de réponse militaire? Eliminera-t-il toute option militaire et sera-t-il en permanence condamné à négocier? Se contentera-t-il des forces d'intervention rapide constituées aujourd'hui à partir des forces militaires de certains pays européens?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111017896568720401?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111017896568720401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111017896568720401&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111017896568720401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111017896568720401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/8-une-politique-trangre-europenne-est.html' title='8. Une politique étrangère européenne est-elle possible (suite)?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111006530114934782</id><published>2005-03-06T00:14:00.000+01:00</published><updated>2005-03-06T10:31:04.346+01:00</updated><title type='text'>7. Les sept étapes de l'antiaméricanisme français</title><content type='html'>Un article du Monde daté du 5 mars donne un bel exemple de la démarche mentale propre à l'anti-américanisme français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article porte sur la réaction du président de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) au fait que Google va créer une bibliothèque virtuelle de plus de 15 millions d'ouvrages sur le net. Il est amusant de voir que les mécanismes mentaux à l'oeuvre chez la personne interviewée par Le Monde sont les mêmes de ceux que l'on voit quand on parle des USA et de la guerre d'Irak ou des USA et des progrès en informatiques, ou de la démocratie au Moyen Orient -ou de n'importe quelle action d'envergure que l'Amérique peut entreprendre et que la France n'est pas capable d'entreprendre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Etape 1&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;: &lt;em&gt;Ce que font les Américains ne présente pas d'intérêt&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien se protéger. Ce que vont faire les Américains est trop moderne et, au fond, sans intérêt ("&lt;em&gt;l'objet-livre et la lecture sur papier présentent toujours beaucoup d'avantages par rapport au virtuel et à la consultation sur écran&lt;/em&gt;" dit avec aplomb le président de la BNF). On se souvient de tous ces discours de statèges français avant la guerre d'Irak: les plans militaires US sont stupides parce qu'ils ne connaissent pas la réalité, le terrain, les irakiens, etc,...&lt;br /&gt;Dans cette étape, on se positionne en "vrai connaisseur" face à ces Américains un peu idiots qui vivent dans un monde à part stupide (un monde où, par exemple, on ne se serait pas aperçu qu'il vaut mieux tenir un livre en main qu'une souris d'ordinateur...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 2&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;C'est vrai, c'est quand même un exploit&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien donner un coup de chapeau très rapide au réel qui est en face de soi et qui se rappelle à nous. On admet (très vite) que ce que font les Américains est quand même bien pensé et qu'ils n'ont pas tout raté...(Google, l'armée US en Iraq, la politique US au Moyen Orient etc,...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 3&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Mais précisément, parce que c'est bien pensé, nous savons que les Américains ne seront pas objectifs et n'obéiront qu'à leurs intérêts égoistes &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On s'aide d'un truisme (c'est vrai que chacun travaille d'abord pour son intérêt) pour &lt;em&gt;s'autoexclure de l'action&lt;/em&gt; et teinter cette autoexclusion de &lt;em&gt;persécution&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;On ne dit pas: ils sont forts, donc je vais les imiter ou: je vais les suivre ou encore: je vais en profiter pour moi.&lt;br /&gt;On dit: Puisqu'ils bougent, ils ne vont penser qu'à eux, donc JE serai oublié, ce qui est inadmissible. Le raisonnement reste toujours centré sur le JE, sans tenir compte de ce que le JE, en l'occurence, devrait se faire tout petit devant l'exploit (que le JE lui-même a reconnu, voir plus haut) de l'autre (les Américains).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 4&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Et dans ce cas, je ne peux pas travailler avec eux&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je dois protéger mon JE contre leur domination attendue, &lt;em&gt;supposée&lt;/em&gt; et future. Cela me donne une superbe excuse pour justifier le statu quo absolu (guerre en Irak, etc,...). J'oppose au mouvement des Américains mon immobilité justifiée par la persécution dont je pourrais être l'objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 5:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;D'ailleurs entre Européens on pourrait faire aussi bien et même mieux&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Là, on s'envole dans le phantasme européen.&lt;br /&gt;Cela est facile puisqu'on peut tout faire dire à l'Europe: qu'elle ira sur la Lune, qu'elle fera règner la paix dans le monde, qu'elle numérisera toutes les bibliothèques du Monde, etc,... Donc grâce à l'Europe imaginaire, JE sera le plus fort...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 6&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;"l'intelligence, l'innovation ne sont pas seulement outre-Atlantique"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La phrase du président de BNF est rituelle: on fait exister (virtuellement) l'Europe avec un petit coup de patte aux Américains; cela conforte l'Etape 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Etape 7&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Mais, attention! Malgré tout cela, on est très amis avec les Américains!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il faut vite refermer la boucle, revenir au point de départ et ne pas rester dans une position hostile aux Américains -dont on craint quand même la force. On ne sait jamais....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment dit-on "décadence" en français d'aujourd'hui?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111006530114934782?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111006530114934782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111006530114934782&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111006530114934782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111006530114934782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/7-les-sept-tapes-de-lantiamricanisme.html' title='7. Les sept étapes de l&apos;antiaméricanisme français'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111006035560600517</id><published>2005-03-05T23:04:00.000+01:00</published><updated>2005-03-05T23:05:55.606+01:00</updated><title type='text'>6. La fin programmée de Bretton Woods?</title><content type='html'>Le succès de l'Argentine ébranle le FMI! Une époque qui s'achève....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20050304.FIG0031.html"&gt;http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20050304.FIG0031.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111006035560600517?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111006035560600517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111006035560600517&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111006035560600517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111006035560600517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/6-la-fin-programme-de-bretton-woods.html' title='6. La fin programmée de Bretton Woods?'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-111005383826608664</id><published>2005-03-05T20:51:00.000+01:00</published><updated>2005-03-05T22:57:19.860+01:00</updated><title type='text'>5. M. Raffarin et la politique étrangère de l'Europe</title><content type='html'>On réfléchira avec intérêt à cet extrait d'un article de M. Raffarin extrait du journal "Le Monde" daté du 5 Mars (Titre: "Cinq Raisons de voter "oui" à la Constitution Européenne":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]"&lt;em&gt;Le monde a besoin de l'Europe parce qu'elle est le rempart contre le choc des civilisations. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Les idées et valeurs de l'Europe sont nécessaires au renforcement de l'ONU pour plus de droit, à la réforme de l'OMC pour plus de justice, à la création d'une organisation mondiale de l'environnement pour une plus grande conscience de la fragilité de la planète. Avec un ministre des affaires étrangères de l'Europe, la voix de notre continent sera plus forte. L'urgence est là.[&lt;/em&gt; ...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre raisons de dire "NON" à cette raison de dire "oui":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-Avec ses différentes minorités et ses problèmes avec l'Islam, l'Europe n'est donc pas, selon M. Raffarin, le &lt;em&gt;lieu&lt;/em&gt; du choc des civilisations; elle en est le rempart!!. On est heureux de l'apprendre et on pense à Chateaubriand si heureux de pouvoir observer la bataille de Waterloo de très loin (car de près, bien sûr, on ne pouvait pas voir grand chose)....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-Le programme de l'Europe est donc de renforcer l'ONU , d'améliorer l'OMC, etc,... Il n'est pas de se préocupper de l'arme atomique des Iraniens ou des Coréens, de l'instabilité en Afrique, de ce qui se passe en Tchétchénie, du problème du futur de l'Arabie Séoudite ou de l'Irak, etc.,...-petits détails laissés aux Américains à traiter....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-A part être une marotte de M. Chirac, personne au monde ne veut d'une organisation internationale de l'environnement; il y a déjà suffisamment de bureaucratie internationale pour ne pas en rajouter une. Mais l'Europe trouvera là peut-être matière à exercer, pour l'art, sa réflexion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-Il est certain que le futur ministre des affaires étrangères de l'Europe aura une voix (du moins on l'espère). Il pourra donc crier fort, longtemps et partout. Cela ne changera pas beaucoup le fait qu'il n'aura pas grand chose à dire dans ses cris, tiré de tous côtés qu'il sera par les Etats membres (et en premier la France).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-111005383826608664?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/111005383826608664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=111005383826608664&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111005383826608664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/111005383826608664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/5-m-raffarin-et-la-politique-trangre.html' title='5. M. Raffarin et la politique étrangère de l&apos;Europe'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110995252326806364</id><published>2005-03-05T20:36:00.000+01:00</published><updated>2005-03-05T20:27:05.700+01:00</updated><title type='text'>4. Un nouveau concept: les "pays fragiles"</title><content type='html'>La science politique -et la diplomatie- vont-elles être changées par un nouveau concept? En tous cas, cette semaine, on a beaucoup entendu parler de "pays fragiles" quand les Agences d'aide au développement des pays de l'OCDE se sont réunies à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'approche est nouvelle mais se comprend sans difficulté. Prenez un pays en développement. Mettez dans un ordinateur un ensemble de chiffres concernant, par exemple, la population de ce pays (taille, répartition, mortalité, etc,.), son degré d'éducation, la façon dont les richesses sont réparties au sein des différents couches sociales, le degré de décentralisation du pouvoir, etc,.. Ajoutez-y la fréquence d'occurence d'éventuels conflits ethniques, des mesures de la stabilité ou de l'instabilité politique des gouvernants locaux -et de nombreuses autres variables de type politique. Mélangez le tout en utilisant un modèle mathématique qui lie les variables entre elles et qui compare tout cela aux corrélations observées dans le passé dans d'&lt;em&gt;autres&lt;/em&gt; pays entre situations économiques, structures sociales et occurences de crises politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui sortira de votre marmite c'est l'"indice de fragilité" du pays par rapport aux autres pays. Un indice qui, en fait, montre -en utilisant ces analyses statistiques et ces corrélations- la propension faible, moyenne ou grande de ce pays à "craquer" -c'est-à-dire à être l'objet d'une crise politique plus ou moins importante. Bien entendu, tout analyste politique de la vie internationale fait déjà, de façon intuitive, ce type d'évaluation. La différence est ici que l'utilisation de l'ordinateur et de modèles mathématiques permet d'être un peu plus systématique et, surtout, de se servir des exemples du passé de façon plus complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on avait un classement des pays selon un indice de &lt;em&gt;développement durable&lt;/em&gt; ou encore selon un indice de &lt;em&gt;corruption&lt;/em&gt;. On a maintenant l'indice de &lt;em&gt;fragilité&lt;/em&gt;. La différence est notable sur un point: l'indice de fragilité est orienté vers l'&lt;em&gt;action&lt;/em&gt; alors que les autres indices n'étaient simplement que des bases de réflexion pour économistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, un indice de fragilité est déjà utilisé (entre autres par l'US Aid et par les Britaniques, dit-on) pour identifier les pays considérés comme particulièrement "fragiles", pour ensuite comprendre où se trouvent les causes de cette fragilité et, surtout, pour &lt;em&gt;préparer des programmes d'intervention rapide visant à répondre aux crises qui pourraient survenir dans ces pays&lt;/em&gt;. (International Herald Tribune, 3 Mars, page 2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ce concept de "fragilité", le rire des tenants traditionnels des politiques étrangères établies à coup de cocktails, carnets d'adresses et stéréotypes bien solides s'entend jusques ici. Mathématiser les relations internationales! Remplacer l'irremplaçable intuition du diplomate par un modèle informatisé! Mais bien sûr le vrai problème n'est pas là, la vraie divergence d'opinion est ailleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est entre ceux qui pensent que la politique étrangère d'un pays peut être conduite simplement avec de l'inspiration, de l'improvisation et un paquet d'idées reçues -et ceux qui, sans nier le rôle de l'intuition, savent qu'une évaluation se travaille en profondeur, que des corrélations mises en évidence entre phénomènes politiques et économico/sociaux apportent toujours une série d'informations supplémentaires -&lt;em&gt;et que, en fin de compte, la possession d'un outil de ce type ne peut pas ne pas apporter une puissante aide à l'intuition des Diplomates en ce qui concerne la prévention des crises internationales&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout s'il s'agit d'être prêt à réagir rapidement à ces crises.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110995252326806364?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/110995252326806364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=110995252326806364&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110995252326806364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110995252326806364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/4-un-nouveau-concept-les-pays-fragiles.html' title='4. Un nouveau concept: les &quot;pays fragiles&quot;'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110983831315107173</id><published>2005-03-03T09:01:00.000+01:00</published><updated>2005-03-03T11:15:54.370+01:00</updated><title type='text'>3. Libération, la France et le Liban</title><content type='html'>Le hasard de l'actualité fait paraître ce matin dans Libération un article sur un sujet traité hier dans ce Blog:&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=279675"&gt;http://www.liberation.fr/page.php?Article=279675&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La lecture de cet article est instructive. Elle montre comment, en alliant une méconnaissance des affaires internationales, une volonté de plaire aux politiques et un irrestible attrait pour le "Cocorico", on peut produire une information vraiment sans rapport avec la réalité du terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article commence par indiquer que la résolution du Conseil de Sécurité du 2 septembre "&lt;em&gt;est ressentie par Damas comme une véritable déclaration de guerre de la part de Paris&lt;/em&gt;". Le lecteur, mis dans l'ambiance, est invité à à bomber le torse: la France bouge et fait peur! Puis l'article continue en disant que "&lt;em&gt;Paris, auparavant, avait pris soin de mettre en garde le régime syrien mais n'avait pas été entendu&lt;/em&gt;". Voici Paris promu au rang des grandes puissances qui ont un plan d'ensemble pour le Moyen Orient, une influence sur ce sujet aux Nations Unies -et qui exigent qu'on les écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article continue sur le même ton, confiant au lecteur que "&lt;em&gt;en fait, ce texte &lt;/em&gt;[la résolution]&lt;em&gt; est le fruit d'un compromis entre Washington et Paris,...&lt;/em&gt;". Même les Américains, prétendus tout puissants dans la région, sont contraints de négocier un compromis sur la Syrie avec Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis arrive, enfin, le quatrième paragraphe qui nous dit "&lt;em&gt;le revirement de la France a coïncidé avec celui de Rafic Hariri&lt;/em&gt;". Et l'auteur de l'article ne se demande pas si cette remarque -qui est tout à fait juste- n'annulle pas tout ce qu'il a dit précédemment! Car ce que la remarque nous dit clairement c'est que la politique étrangère de la France dépendait des méandres personnels d'une personnalité politique libanaise; et que cette politique suivait en fait -via des liens d'"amitié"- les contorsions de cette personnalité: un peu avec le Hezbollah, mais pas trop, un peu avec la Syrie mais pas trop, etc,... L'article d'ailleurs continue avec une grande naïveté "&lt;em&gt;Proche de Hafez el Assad, dont il défendait volontiers les intérêts à Paris, Hariri ne s'est en revanche jamais entendu avec son successeur, Bachar. ... L'amitié entre l'ex-premier ministre libanais et Jacques Chirac explique pour partie le changement de cap français&lt;/em&gt;". Ce qu'on appelle donc, en l'occurence, avoir une politique étrangère vis-à-vis du Moyen Orient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, donc, ne pas avoir commencé l'article par cette phrase qui explique tout? Pourquoi avoir présenté une image déformée de la réalité politique internationale française? Bien sûr, il y a le "pour partie": l'article sous-entend que la raison du revirement français venait aussi d'autres causes que l'humeur du président de la république. Hariri aurait "&lt;em&gt;réussi à réconcilier Chirac et George Bush&lt;/em&gt;" (!!); 'il était le "&lt;em&gt;père secret&lt;/em&gt;" de la résolution 1559. On rêve...Où va-t-on dans l'absence de sérieux? Bush acceptant la médiation d'un homme d'affaires libanais plus ou moins clair? Tout cela n'est-il pas clairement de l'habillage qui vise à montrer que le revirement de la France n'a pas seulement été causé par l'"amitié" entre le Président de la République français et l'homme d'affaires libanais mais qu'il avait également une cause noble et internationale? Mission accomplie, en tous cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article continue en élargissant le sujet: la France "&lt;em&gt;a réajusté ses positions&lt;/em&gt;" au Moyen Orient. Belle litote pour masquer ce que tout le monde appelle l'échec de la politique étrangère française dans cette région du monde. Suivent d'ailleurs quelques lignes sur la question de l'erreur de la France sur la question d'Arafat. Puis vient le bouquet: "&lt;em&gt;Devant cette nouvelle donne, les Etats Unis se sont réengagés dans la région. La France s'en félicite &lt;/em&gt;(!!) &lt;em&gt;et, fidèle à sa position traditionnelle, se fait fort de veiller à ce que les pressions ne s'exercent pas uniquement sur les Palestiniens&lt;/em&gt;" En étant beaucoup contre la Syrie, mais un peu avec le Hezbollah, tout en étant un peu avec Israël mais beaucoup avec les Palestiniens d'Arafat, mais un peu aussi avec ceux de Abbas....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Remarque&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le but de ce texte n'est pas de prendre parti pour ou contre tel ou tel acteur politique national ou international. Il est de montrer comment un article de presse peut aboutir à déformer la réalité internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est en effet que, depuis plusieurs années, le public français semble anesthésié par des discours écrits et oraux de ce type qui &lt;em&gt;masquent&lt;/em&gt; la réalité, c'est-à-dire, bien trop souvent, l'absence de &lt;em&gt;sens&lt;/em&gt; de la politique étrangère française dans le monde et la réalité de la dégradation de la France sur le plan international. Chaque acte international de la France est présenté par la presse et les politiques comme une victoire sur des "méchants" -au lieu d'être analysé et critiqué en fonction de ce qui se passe réellement. Des discours hostiles à des "ennemis" marqués du doigt dans tous les media (les néoconservateurs, Bush, Sharon, le président de Côte d'Ivoire, les Syriens, etc,...) autojustifient des positions qui, comme on le voit dans le cas ci-dessus, sont simplement le fruit de l'humeur, l'amitié ou la haine d'un seul homme. Désolé: les faits sont là, les rapports de forces sont là -et, tôt ou tard, il faudra bien s'y faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réveil sera dur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110983831315107173?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/110983831315107173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=110983831315107173&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110983831315107173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110983831315107173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/3-libration-la-france-et-le-liban.html' title='3. Libération, la France et le Liban'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110978983524335421</id><published>2005-03-02T18:58:00.000+01:00</published><updated>2005-03-02T20:10:09.713+01:00</updated><title type='text'>2. La France, le Liban, la Syrie et les Etats Unis</title><content type='html'>La presse d'aujourd'hui abonde en articles sur ce qui se passe au Liban et sur les pressions "conjointes" que la France et les Etats-unis mettraient sur la Syrie pour que celle-ci évacue le Liban rapidement. A lire ces articles, on croit voir la France embarquée dans un grand projet de politique étrangère, décidée à imprimer sa marque au Moyen Orient comme les Etats Unis eux mêmes. On la voit attachée tout comme les Etats Unis à tenter de faire régner un nouvel esprit -&lt;em&gt;son&lt;/em&gt; esprit- dans cette région du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité semble pourtant bien différente. On peut aller jusqu'à dire que le cas est significatif de l'état désespérant -le mot n'est pas trop fort- de la diplomatie française aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut, en effet, voir derrière les mots les forces qui se profilent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la France a réagi avec la vigueur que l'on a vue, c'est d'abord et avant tout -personne ne s'en est caché- du fait du "lien d'amitié" qui unissait le président de la République française et Rafic Hariri. (Un lien d'amitié qui fut également un lien financier puisque, la presse ne s'en est pas souvent fait l'écho, Rafic Hariri a été un contributeur important de certaines campagnes électorales françaises, dont celle de 1995). Loin d'être guidée par une stratégie &lt;em&gt;objective&lt;/em&gt; privilégiant la situation dans la région et les &lt;em&gt;rapports de force&lt;/em&gt; entre acteurs, la politique étrangère française a donc été guidée en l'occurence par des facteurs subjectifs, personnels et affectifs. Que ces facteurs donnent une image fausse de la réalité ou qu'ils conduisent à engager des actions qui ne sont pas de l'intérêt de la France -tout cela importait peu. Ce qui a compté, c'est que du côté du "coeur" on ait agi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On verra d'ailleurs dans ce Blog, que les "coups de coeur" du président de la République française sont aujourd'hui, dans bien des domaines, les seuls éléments qui expliquent la politique étrangère de la France. Le président de la République "n'aime pas", semble-t-il, MM. Bagbo, Sharon, Bush ou Allawi -et, une fois décliné en politique, ce sentiment semble fonder la politique étrangère de la France vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, d'Israël, des USA ou de l'Irak. Ici, en l'occurence, on est dans le cas inverse puisque le président "aimait" la personne assassinée. D'où l'engagement immédiat de la France dans cet grand effort pour mener les Syriens à sortir du Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout cela est bien léger. On ne gère pas la politique étrangère d'un pays avec des sentiments. Cet engagement français a-t-il été pensé dans un cadre plus global d'action dans cette partie du Moyen Orient? Se place-t-il dans une logique particulière de la France -logique dont les étapes prochaines se verraient après l'évacuation syrienne? Bien malin qui le dira. En tous cas, la présence syrienne au Liban ne semblait pas trop géner la France avant l'attentat (voir la participation du président de la République aux obsèques du président syrien, la question du Hetsbollah, celle de la chaîne TV, etc,...). Gageons qu'une fois passée la rage affective -et cette rage en quelque sorte "compensée" par l'évacuation syrienne- on en reviendra aux bonnes raisons de ne pas bouger ni agir qui avaient prévalu dans le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette approche si peu professionnelle de la politique étrangère, la politique des Etats Unis &lt;em&gt;sur le même sujet&lt;/em&gt; apparaît remarquable. Les Etats Unis, comme le disait un chroniqueur du Herald Tribune hier, avancent avec une cohérence et une vue d'ensemble parfaites. On peut être d'accord ou désapprouver. On peut considérer que c'est la meilleure ou la pire des choses qui arrive au Moyen Orient. Mais on ne peut contester que c'est pensé comme un jeu d'échecs, ou plutôt un jeu de dominos où il s'agit de faire tomber un à un les obstacles de la région. L'attentat sert ainsi aux Etats Unis pour prendre "à revers" les Syriens. Mais la réaction française leur a permis une finesse supplémentaire: ne pas faire eux-mêmes le travail et laisser les Français refermer le piège sur les Syriens. Comme la réaction française est sans lendemains ni vue d'ensemble, les Etats Unis n'ont pas à craindre qu'elle complique leur jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Israël au sud, la Turquie au Nord et l'Iraq à l'Est -pays alliés des Etats Unis qui, dans l'ensemble, n'ont pas pour la France une attirance immodérée- ce que fait la France au Liban et en Syrie ne peut rien lui apporter à elle-même: cela ne peut que la faire servir la stratégie des USA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bravo les gars!.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110978983524335421?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/110978983524335421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=110978983524335421&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110978983524335421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110978983524335421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/2-la-france-le-liban-la-syrie-et-les.html' title='2. La France, le Liban, la Syrie et les Etats Unis'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110972377765891062</id><published>2005-03-02T10:36:00.000+01:00</published><updated>2005-03-02T20:14:20.603+01:00</updated><title type='text'>0. Ambitions</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce Blog a pour ambition de tenter d'apporter un regard nouveau sur la vie internationale et sur le jeu des forces qui aujourd'hui parcourent le monde. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il a pour origine une double frustration. D'abord, celle de voir un pays, la France, poursuivre depuis plusieurs années une politique étrangère sans véritable sens -politique qui aboutit progressivement à marginaliser ce pays sur la scène internationale. Ensuite, celle de ne trouver dans la presse conventionnelle française que des analyses incomplètes et, le plus souvent, biaisées par des a priori évidents. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le monde est entré dans une ère nouvelle qui voit les anciennes alliances se défaire, les paradigmes traditionnels de la vie internationale glisser et de nouvelles forces apparaître. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour les plus petits pays comme pour les plus grands, cette ère nouvelle exigera des politiques étrangères fines, conçues avec le plus grand soin et mises en oeuvre avec minutie. Dans un monde où l'adhésion d'un micro-Etat à une négociation multilatérale peut contraindre un pays cent frois plus grand à adopter une règlementation internationale qu'il ne souhaitait pas appliquer, il apparait clairement que toute intervention sur la scène internationale doit être faite à bon escient, en pesant tous les facteurs et sans a priori d'aucune sorte. Il n'y aura bientôt plus de place pour les hostilités émotionnelles ou les grands discours que l'on voit sans peine doublés de l' aigreur à n'être plus le premier sur la liste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France se rend-elle compte que les temps ont changé ? Comprend-elle que les rapports de force ont changé ? L'Europe, derrière laquelle on cache son mal d'être pourra-t-elle développer réellement cette politique étrangère "européenne" qu'on attend ? Le pourra-t-elle avec des situations géopolitiques aussi différentes que sont celles, par exemple, du Portugal, de la Suède ou de la Grèce? On peut en doûter fortement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est sur tous ces sujets -et d'autres semblables- que porteront les commentaires de ce Blog. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110972377765891062?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110972377765891062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110972377765891062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/0-ambitions.html' title='0. Ambitions'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110975649338235236</id><published>2005-03-02T10:05:00.000+01:00</published><updated>2005-03-02T20:15:15.730+01:00</updated><title type='text'>1. Une politique étrangère européenne peut-elle exister ?(1)</title><content type='html'>La question n'est pas, ici, de savoir si l'on est pro ou anti européen. La question est de savoir s'il est possible qu'un groupe d'Etats -même fortement liés les uns aux autres comme le sont les Etats Européens- puisse avoir une &lt;em&gt;vraie&lt;/em&gt; politique étrangère en commun. Certes, la constitution européenne prévoit la nomination d'un "ministre" des affaires étrangères. Mais quelle politique pourra mener cette personne, au delà des grandes déclarations ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse à une telle question dépend bien sûr de l'horizon temporel que l'on se donne: parle-t-on du court/moyen terme? Se place-t-on d'emblée dans le long terme? Répondons en premier sur le court et moyen terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cet horizon, on ne peut être que pessimiste quant à la possibilité qu'aurait l'Europe de se doter d'une politique étrangère commune. Ce pessimisme provient de la &lt;em&gt;nature&lt;/em&gt; même d'une politique étrangère, non de l'absence de volonté des Etats. La politique étrangère d'un pays se fonde nécessairement sur un certains nombre d'éléments en commun que les citoyens de ce pays ont dans leur vision du monde. La France et l'Allemagne, en 1913, ont pu mener les politiques (bonnes ou mauvaises) qu'elles ont menées parce que, dans chaque pays, on avait une certaine vision du pays d'en face. Ceux qui habitaient la Bretagne ou la Souabe n'avaient probablement jamais vu, les uns des Allemands, les autres des Français. Mais le mot "Allemagne" signifiait quelque chose pour les uns et le mot "France" avait un sens pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique étrangère ne nait donc pas de la &lt;em&gt;raison&lt;/em&gt;, comme on tente de le faire pour l'Europe; elle nait sur un vieux fond de vécus d'une collectivité, fond qui est alimenté au fil des siècles par tout ce que la situation géopolitique du pays a fait naître en fait de réflexes de défense, de coexistence ou d'attaque. La politique étrangère d'un pays est nécessairement congruente avec la &lt;em&gt;culture&lt;/em&gt; de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partant de ces évidences, on ne voit pas comment une politique "européenne" pourrait un jour proche exister et prendre compte, comme elle le devrait impérativement, les visions géopolitiques si multiples des pays qui composent l'Europe. Ces pays ont une histoire multiséculaire qui ne s'effacera pas en un jour -si elle s'efface jamais. La Pologne aura toujours un réflexe de défense face à ce qui se passe sur son flanc Est comme sur son flanc Ouest. La France aura un réflexe de peur sur ce qui se passe sur son flanc Nord-Est et, si ce flanc est définitivement neutralisé, sera confortablement installée dans sa géopolitique, prête à défier tout le monde, sûre qu'elle est de n'offrir plus de vulnérabilités au reste du Monde. Etc.,.. etc.,..Le raisonnement pourrait se poursuivre sur l'Angleterre, l'Italie, la Slovénie ou la Belgique. Les politiques étrangères de ces pays ont des constantes profondes qui dépendent de leur situation et de leur histoire -et qui ne sont pas compatibles a priori les unes avec les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre tout dans un pot commun au nom de l'Europe, c'est donc se cacher les profondes différences -pour l'instant irréconciliables- qu'il y a entre les &lt;em&gt;intérêts politiques&lt;/em&gt; de chaque pays. Pour apercevoir ce caractère irréconciliable, il suffit de se livrer à la simulation de ce que serait une &lt;em&gt;négociation&lt;/em&gt; politique entre l'Union Européenne et, par exemple, la Russie. Quelles que soient les déclarations officielles des uns et des autres, chacun des 25 pays de l'Union ne sera guidé dans cette négociation que par les éléments (cachés) qui sont propres à sa géopolitique -et qui sont incompréhensibles par les autres pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique étrangère "commune" entre pays européens -et imposée en top-down par des hommes politiques- est donc inconcevable dans le court/moyen terme, sauf si on entend par "politique étrangère" de simples déclarations communes ou encore la déclaration plus forte d'un pays qui dit parler au nom des autres -comme ce fut le cas de M. Chirac au moment du déclanchement de la guerre d'Irak. Le cas de la politique étrangère n'est pas le même que, par exemple, celui d'une politique de désarmement douanier ou celui d'une politique d'unification de normes qui, elles, peuvent se décider d'"en haut" et être appliquées "en bas"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'avec le temps -et beaucoup de travail- les choses puissent changer, cela est indéniable. Mais cela supposerait une mise à plat, pays par pays, élément par élément, de ce qui a fait l'histoire et la géographie de chacun des 25 pays. Cela est loin d'être fait aujourd'hui. La méthode actuelle d'autoaffirmation de volontés "communes", de nomination de personnes affectées au sujet et, même de mise en commun de certaines actions dans les négociations mutlilatérales (ce sera un thème de ce Blog) ne fera pas avancer plus vite l'Europe sur ce chemin, au contraire. Il n'est que de voir ce qu'il faut bien appeler l'impuissance de l'Europe -en fait de politique étrangère- en Afrique et au Moyen-Orient -et, tout récemment, face aux USA à la Chine et à la Russie- pour s'en convaincre aisément.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110975649338235236?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/110975649338235236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=110975649338235236&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110975649338235236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110975649338235236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/1-une-politique-trangre-europenne-peut.html' title='1. Une politique étrangère européenne peut-elle exister ?(1)'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11170782.post-110974859815697589</id><published>2005-03-02T08:26:00.000+01:00</published><updated>2005-03-02T08:34:31.976+01:00</updated><title type='text'>Thème prochains sur ce Blog</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Une politique étrangère européenne peut-elle exister?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les Etats-Unis dans le monde et l'obsession anti-américaine&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La Chine, le Go et la politique internationale&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les nouvelles guerres de religion&lt;/li&gt;&lt;li&gt;etc,...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11170782-110974859815697589?l=foreignaff.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://foreignaff.blogspot.com/feeds/110974859815697589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11170782&amp;postID=110974859815697589&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110974859815697589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11170782/posts/default/110974859815697589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://foreignaff.blogspot.com/2005/03/thme-prochains-sur-ce-blog.html' title='Thème prochains sur ce Blog'/><author><name>jg</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
